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E.D.H. - Egalité des Droits Homos/hétéros
Le blog de Numa - pour faire appliquer un jour la devise "Liberté, égalité, fraternité".
Famille | Gestation pour Autrui | Homoparentalité | Homophobie | Justice | Politique | UMP | 11.09.2014 - 01 h 30 | 13 COMMENTAIRES
Florilège : Pour le bien des enfants, les opposants à la GPA sont prêts à leur faire tout le mal possible.

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La Gestation pour Autrui est en train de redevenir le cheval de bataille préféré de la droite et des conservateurs. Pour faire le point sur la manière dont cette question est traitée par ses détracteurs, voici un petit florilège des propositions et arguments anti-GPA lus et entendus durant ces dernières semaines. Déclarations malveillantes, condamnations extrêmes et suggestions farfelues se disputent la médaille d’or dans la catégorie « Pire du Pire ». Que les parents condamnés par avance lisent ce petit texte, et choisissent le supplice auquel ils auront peut-être la chance d’être soumis par l’un ou l’une de ces quatre humanistes auto-proclamés, qui rêveraient certes de faire du mal aux gens – mais toujours au nom du Bien, pour garder malgré tout une apparence de vertu.

1) Jean Léonetti : « Une peine de prison d’un an, ce n’est pas si lourd ».

Jean Leonetti

Pour le bien des enfants, mettons leurs parents en prison. C’est la proposition du député Jean Léonetti, à qui l’on doit cette phrase tout à la fois grotesque et méprisante, mais dont il est apparemment fier : « Une peine de prison d’un an, ce n’est pas si lourd ». Pour un enfant qui attend ses parents, M. Léonetti, un an, c’est lourd, et c’est long. Et pour ses parents aussi, qui ont eu pour seul tort de lui donner la vie.

Pour Jean Leonetti, « il faut punir les parents qui ont considéré une femme comme un ventre à louer et un enfant comme un objet à naître ». Comme la peine qu’il a trouvée (un an de prison) ne lui semble pas si lourde, il faudrait sans doute que les parents en question le remercient ! Mais Jean-Leonetti est un peu triste, sinon parce que les futurs emprisonnés sont ingrats envers lui, tout au moins parce qu’il se heurte à l’incompréhension de certains de ses amis. En effet, s’étonne le député : « Ils prétextent que ma proposition va trop loin » ! Jean Léonetti ferait bien de se remettre un peu en question, avant de vouloir mettre les gens en prison : il est encore temps pour lui de retrouver le chemin de la raison !

2) Sylviane Agacinski : Les parents d’un enfant né de mère porteuse « pourraient, par exemple, être déclarés tuteurs de l’enfant ».

sylviane agacinski

Sylviane Agacinski

Pour le bien des enfants, Sylviane Agacinski appelle dans Ouest-France, derrière une proposition dont la façade peut sembler généreuse, à refuser de reconnaître comme tels les parents biologiques d’un enfant, bien qu’ils se revendiquent comme tels (dans le cas d’un couple hétéro), ou bien à rejeter purement et simplement la parentalité du père biologique et de son compagnon désirant tous deux élever l’enfant (dans le cas d’un couple homo). Ainsi, la philosophe propose tout simplement de remettre au goût du jour une politique similaire à celle qu’on appliquait autrefois aux « bâtards » en Occident : les parents biologiques du bâtard, qui auraient souhaité le reconnaître, ne doivent surtout pas être officiellement instaurés par la société comme parents en tant que tels. Et la raison de tout cela, s’il-vous-plaît ? Elle est simple : c’est que Sylviane Agacinski, elle, a décidé qu’il était de bon ton qu’un parent biologique et/ou social ne soit pas reconnu comme parent de son enfant alors même qu’il le désire. Elle trouve plus juste et plus humain de déclarer qu’il en est « le tuteur ». CQFD.

Mais rappelons tout de même ce qu’est un tuteur : « La tutelle s’applique au mineur qui n’a plus (ou n’a jamais eu) aucun parent apte à exercer l’autorité parentale ». Et le tuteur ne gère que « les actes les plus courants ou les moins graves » dans la vie de l’enfant, et en plus « sous la surveillance du subrogé tuteur » ! Il n’est pas compétent pour « les décisions les plus graves (par exemple, une intervention chirurgicale) » qui, elles, « sont prises par le conseil de famille, présidé par le juge des tutelles et composé par des membres de la famille ou des personnes qui s’intéressent à l’enfant ou par le juge des tutelles ». Pour Sylviane Agacinski, le bonheur de l’enfant passe par l’humiliation des parents, et par la propre satisfaction individuelle qu’elle semble tirer personnellement de cette humiliation quotidienne.

3) Pr Henri Joyeux : « Ces enfants pourraient être adoptés par les 30 000 couples homme-femme agréés pour adopter ».

Henri Joyeux

Pour le bien des enfants, Henri Joyeux, le Professeur Henri Joyeux, n’est jamais à court d’âneries pour égayer le landernau réactionnaire à l’extrême. Sur son site, et dans un texte repris par un site catholique traditionaliste, Henri Joyeux se lance dans un brulôt anti-GPA : « Que faire des enfants nés par GPA à l’étranger ?  […] Ces enfants pourraient être adoptés par les 30 000 couples homme-femme agréés pour adopter, qui attendent sans tricher et seront prêts à donner à l’enfant tout ce dont il a besoin. On ne fonde pas une relation d’amour, a fortiori avec un enfant, sur de la tricherie. » Il est sûr qu’Henri Joyeux cherche le bien de l’enfant, puisqu’il prétend même l’arracher des bras de ses parents qui l’ont désiré et qui l’aiment, et dont au moins l’un des deux est le parent biologique de l’enfant. Renions toute humanité, nions tout lien biologique ou social revendiqué par le(s) parent(s) d’intention, et faisons semblant de défendre le lien biologique qui unit l’enfant à la donneuse anonyme d’ovocytes – le tout bien sûr dans l’intérêt de l’enfant, qui se retrouvera orphelin et adopté pour faire plaisir au professeur Joyeux !

C’est que le professeur Henri Joyeux a une vision toute particulière de la GPA, dont voici la retranscription mot pour mot : « deux hommes font de l’enfant un objet-esclave d’un désir d’adultes qui cherchent leur intérêt et exploitent un enfant.« . On comprend bien les aimables sous-entendus. Mais pour celles et ceux qui préfèrent les images, Henri Joyeux a une métaphore toute trouvée, qui fleure bon la campagne : « On crée des enfants comme on fait des veaux. La vache qui vient de mettre bas et donne son lait (à qui et pour quels résultats ?) est re-inséminée pour élargir le cheptel. Le veau ne sera pas mis sous sa mère. La GPA fait la même chose ». Et si on n’a pas compris la première fois, la seconde sera peut-être la bonne : « Au nom de l’amour et du désir d’enfant on rend une femme esclave, on achète un enfant comme on achète le petit veau. » Voilà un passage qui permet de relier deux combats en un : on rappelle que le professeur Henri Joyeux est aussi un fervent opposant à la consommation de lait de vache par les humains (si, si, c’est vrai).

Et on a bien compris que les seuls dignes d’adopter cet enfant seraient « des couples homme-femme ». Eh oui, la rengaine est à présent bien connue : complémentarité des « opposés », altérité sexuelle, harmonie de la dualité nécessaire à l’épanouissement, etc. A l’inverse : les couples de même sexe, selon Henri Joyeux, sont indignes d’élever des enfants, ça va de soi.

4) Catherine Dolto : « Autoriser la GPA, c’est probablement faire un grand pas vers la barbarie ».

Catherine Dolto

Catherine Dolto

Avec Catherine Dolto, les barbares sont de retour. Enfin, selon elle, le barbare, c’est l’autre (comme toujours), et en l’occurrence : celui qui recourt à la GPA. Après les veaux du Docteur Joyeux (ça ne s’invente pas), le bestiaire de Catherine Dolto vient compléter la métaphore animale : « On a réifié les animaux et on va donner aux enfants un statut d’animal, de produit dont le destin est de rendre heureux une famille, comme un petit chien comme un petit chat » (sic). Pour le bien des enfants, elle se fait prophète en son pays : « Ce qui est à craindre, c’est qu’un enfant qui découvre qu’il est né de GPA perde le respect pour lui-même et pour les adultes à l’origine de cette transaction et que cela déclenche en lui une très grande violence » ! En tout cas, on ne peut pas dire qu’elle montre l’exemple en termes de respect envers les gens. S’il serait cruel de rappeler sa condamnation pour injures envers la pauvre Daniela Lumbroso qui n’en pouvait mais, on peut toutefois songer avec un peu d’amertume aux propos bien peu respectueux qui lui ont valu une place de choix dans la dernière livraison de la revue Le Débat.

Prison, déchéance des droits parentaux, accusations de barbarie… Sous l’Inquisition, on torturait les accusés pour les rapprocher de Dieu. Ici, on cherche les châtiments les plus exemplaires pour punir les mécréants qui oseraient outrepasser les limites établies par Agacinski, Joyeux,  Dolto, Léonetti and co. Quoi qu’il en soit, les parents d’enfants nés par GPA ont bien du souci à se faire, et leurs enfants aussi : les personnes bien intentionnées sont tout à fait décidées à s’en prendre à eux de la manière la plus dure possible… mais pour le bien des enfants, naturellement.

Mise à jour au 07 octobre 2014 : les déclarations les plus abjectes se ramassent à la pelle. On notera ainsi les articles suivants, recensés au fil des jours :

– Le député Jean-Frédéric Poisson appelle à l’exil des Français ayant eu recours à la GPA

– Une certaine Anne Vigerie, porte-parole d’elle-même et d’une association fantôme, appelle à tout ce qu’elle peut, et en particulier « à la déchéance des droits parentaux des deux parents ».

Le Corp, qui ne se lasse jamais, fait du lobbying pour que les parents soient désignés comme « dépositaires de l’autorité » ou « tuteurs », ce qui, de fait, les déchoit de leur statut de parents.

Famille | France | Gestation pour Autrui | Homoparentalité | International | Justice | Politique | 29.08.2013 - 16 h 51 | 2 COMMENTAIRES
Delphine Lance (doctorante EHESS) présente ses recherches sur la gestation pour autrui.

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Delphine Lance réalise actuellement une thèse d’anthropologie à l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (EHESS). Elle a travaillé sur la gestation pour autrui dans un cadre d’homopaternité, et ses recherches portent aujourd’hui, en particulier, sur le thème de la gestation pour autrui au niveau international. Après avoir passé plusieurs mois en Ukraine pour effectuer la première partie de ses recherches, elle lance à présent un appel à financement sur le site indiegogo pour pouvoir poursuivre l’étude de ce thème aux Etats-Unis. A cette occasion, elle a accepté de nous présenter un premier bilan de ses observations sur le thème de la surrogacy, et elle détaille l’objet de son projet de recherche sur ce sujet aux USA.

Numa – Delphine Lance, vous êtes doctorante à l’EHESS en anthropologie. Vous vous intéressez en particulier aux thèmes de la parenté et des nouvelles technologies de reproduction. Pouvez-vous nous parler des recherches que vous avez effectuées jusqu’ici ?

Delphine Lance

Delphine Lance

Delphine Lance – J’ai travaillé en master 2 sur la gestation pour autrui dans un cadre d’homopaternité. Durant un an, j’ai interrogé des couples et des célibataires gays qui vivent en France, et qui ont eu recours à des femmes porteuses. Dans la grande majorité des cas, il s’agissait de femmes qui vivaient aux Etats-Unis. J’ai mené cette recherche anthropologique en parallèle des travaux sociologiques de Martine Gross et Dominique Mehl, et nos études respectives ont permis d’enrichir les connaissances sur les situations de GPA dans des cas d’homopaternité.

Je ne peux pas résumer ici l’intégralité de mon mémoire, mais j’ai été très marquée par la grande diversité des situations rencontrées au cours de mes entretiens. Chaque couple ou célibataire a une manière bien particulière d’appréhender le parcours de GPA. Par ailleurs, et contrairement aux idées reçues, la GPA s’inscrit toujours dans une démarche hautement relationnelle : tous les tiers ont une place dans ce parcours. J’ai été frappée par exemple par la relation qu’entretiennent les hommes avec les « donneuses d’engendrement » (donneuses et surrogate) pour reprendre l’expression d’Irène Théry : celles-ci ont toujours une place, plus ou moins importante, dans la vie de ces familles. Suite aux débats sur le mariage pour tous, je peux d’ailleurs affirmer qu’en aucun cas, les pères ne nient l’existence des femmes qui ont pris part au processus (donneuse d’ovocytes et mère porteuse). La différence des sexes dans la reproduction n’est jamais niée. Il est également important de souligné ici que dans la majorité des cas la donneuse et la gestatrice ne sont pas les mêmes femmes, on observe alors une fragmentation dans la reproduction qui est très intéressante à analyser en tant qu’ anthropologue.

 

Numa – Suite à votre master 2, vous avez voulu approfondir vos recherches sur la Gestation pour Autrui, en adoptant cette fois un angle d’approche international. Pouvez-vous nous en dire plus ?

logo ehessDelphine Lance – Actuellement, je suis inscrite en thèse à l’EHESS d’anthropologie sous la direction d’Enric Porqueres i Gené et Jennifer Merchant. J’étudie la place de la femme et de son corps dans le processus de gestation pour autrui à un niveau international. Pour ce faire, je suis partie 9 mois en Ukraine. J’ai observé le fonctionnement de cinq agences de surrogacy, notamment à Lviv (Ouest de l’Ukraine) et à Kiev. J’ai interviewé le personnel de ces agences et de cliniques (gynécologues, psychologues…), mais aussi des femmes porteuses (près de 25) et des donneuses d’ovocytes. Ce terrain m’a permis de comprendre en détail le fonctionnement du processus, ainsi que la représentation de la femme en Ukraine.

J’ai aussi interrogé des parents (trois couples gays et un couple hétéro) qui ont fait appel à une femme porteuse en Ukraine. J’ai pu voir à cette occasion les difficultés rencontrées par ces différents couples, en particulier pour le retour de l’enfant en Europe. Ces expériences sont très marquantes : quand on voit à quel point ces couples se battent et souffrent, on est amené à réfléchir en profondeur à la question de la GPA.

 

Numa – Après avoir passé plusieurs mois en Ukraine, vous vous apprêtez maintenant à partir pour les USA. Quel est votre projet ?

Delphine Lance – Dans un objectif de comparaison avec l’Ukraine, j’aimerais partir aux USA pour me rendre dans des agences, et parler avec des  surrogates et des donneuses nord-américaines. Dans un premier temps, je souhaite aller sur la Côte Ouest, à San Francisco et San Diego. Si cela m’est possible financièrement, je partirai ensuite dans d’autres régions des USA. Mon but est de visiter différentes agences dans plusieurs Etats (Californie, Massachusetts, Ohio, Pennsylvanie), pour analyser les différences qu’elles présentent en termes d’organisation et de fonctionnement. Certaines sont par exemple plus tournées vers les couples gays que d’autres, ont établi des partenariats avec des cliniques, etc.

Au niveau scientifique, je travaille en particulier sur la définition de la parenté, sur l’intentionnalité et sur la place de l’Etat dans les politiques liées à la procréation, à l’exemple de la GPA. Plus je pourrais avoir de témoignages et réaliser d’observations, plus mon approche de ces différents thèmes pourra être précise.

Mon autre objectif, en parallèle, serait de réaliser un court documentaire (environ 30 mn) sur les motivations des gestatrices. Dans le débat actuel, les politiques parlent des femmes porteuses, mais on laisse en général trop peu de place à la parole à ce qu’elles disent et vivent. Il s’agirait donc de faire un reportage où la parole serait notamment laissée à ces femmes, afin de comprendre leurs motivations.

Pour que le débat repose sur des bases solides, il me semble important de laisser la parole aux différents intervenants du processus : surrogates, donneuses d’ovocytes, aux autres tiers et bien évidemment aux parents d’intention.

 

Numa – Pour pouvoir mener à bien ces objectifs, vous lancez un appel à financement sur le site indiegogo. Pouvez-vous nous en dire plus ?

logo indiegogo Delphine Lance – Je lance en effet un appel sur indiegogo, pour partir dans un premier temps durant six mois aux USA. Je vais avoir besoin de payer mon billet d’avion et mes déplacements internes pour pouvoir rencontrer les mères porteuses et les agences. La réalisation du documentaire me coûtera également environ 3000€.

Je lance donc un appel à contribution pour financer cette recherche. Dans ma conception de la recherche, il faut diffuser et partager les résultats obtenus. C’est pourquoi en contre-don, je propose aux gens qui me soutiendront de recevoir notamment une newsletter sur les résultats que j’obtiendrai. Je compte animer un blog privé pour parler de mes résultats. L’argent obtenu me permettra de consacrer du temps à ma recherche, mais aussi à sa diffusion et à la discussion avec les personnes qui auront accepté de m’aider à réaliser cette étude.

***

Pour participer au financement de ce projet de recherche : il suffit de se rendre sur la page « Recherche et documentaire sur la gestation pour autrui aux USA. Research and documentary on Assisted Reproductive Technology in the US. » du site indiegogo.

Droit | Famille | Gestation pour Autrui | Homoparentalité | International | 04.03.2013 - 00 h 18 | 0 COMMENTAIRES
Suède : le Conseil National d’Ethique Médicale recommande de légaliser la GPA

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Kjell Asplund

Kjell Asplund

Dans un rapport remis en mars 2013, le SMER (Conseil National Suédois d’Ethique médicale) recommande au gouvernement et au parlement suédois de légaliser la GPA.

Kjell Asplund, professeur émérite en médecine à l’Université d’Umeå et président du SMER, a été interrogé à ce sujet par la radio publique nationale Sveriges Radio. Il a précisé que cette légalisation devait être établie « dans les cas où l’argent n’est pas la motivation de la mère porteuse, et où l’on souhaite simplement aider un être humain« .

Selon le rapport du SMER, la mère porteuse doit faire partie de la famille du couple qui souhaite élever un enfant. Le président du Smer a en effet ajouté : « Nous recommandons que la mère porteuse soit un parent proche : par exemple, ce pourrait être une soeur, une belle-soeur ou un membre de la famille proche ».

Kjell Asplund, dans un article cosigné par Lotta Eriksson et Göran Hermerén, et publié par le journal Svenska Dagbladet, a souligné que la mère porteuse doit effectuer son choix en pleine conscience et en toute indépendance : « Les femmes qui veulent être mères porteuses pour des membres de leur famille  devraient être des femmes qui ont la possibilité de décider totalement de ce qu’elles font de leur corps« . Autrement dit, ce ne pourraient en aucun cas être des femmes qui seraient dans la misère, ou qui seraient contraintes d’effectuer un acte qu’elles réprouvent.

Le débat est désormais lancé en Suède, et pourrait bien s’étendre à d’autres pays européens. Rappelons qu’en France, les intellectuels, les politiques et le grand public continuent à s’interroger eux aussi sur la légalisation de la GPA. C’est l’occasion de voir (ou revoir) le documentaire de Delphine Lanson « Naître père », qui filme de manière très émouvante le recours à la GPA par un couple d’hommes.

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