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Famille | France | Homophobie | Livres | Mariage | Medias | People | Politique | UMP | 12.03.2013 - 10 h 23 | 29 COMMENTAIRES
Malgré le retrait officiel de son livre, Frigide Barjot continue à le vendre selon le Parisien

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Photo prise à Compiègne (60) par le Parisien.

Selon Le Parisien, Frigide Barjot continue à vendre son livre « Touche pas à mon sexe » (éd. Mordicus). Suite à une faute juridique d’importance, sa maison d’édition avait pourtant pris l’engagement solennel de retirer cet ouvrage des ventes. Si cette affirmation est vraie, cela signifie donc que l’engagement pris depuis la fin du mois de janvier par Frigide Barjot et sa maison d’édition n’a pas été respecté.

Lundi 11 mars, les principaux responsables de la manif contre le mariage pour tous, parmi lesquels Frigide Barjot, Xavier Bongibault, Laurence Tcheng et Philippe Brillault étaient réunis à Compiègne. Ils y animaient une réunion publique destinée à mobiliser la population contre le mariage pour tous. Entre 600 et 1000 personnes étaient présentes, accueillies par le sénateur-maire de la ville Philippe Marini.

A cette occasion, l’édition de l’Oise du Parisien, dont des journalistes étaient présents sur les lieux, a envoyé un tweet assez étonnant, en direct de la réunion, photo à l’appui :

#Manifpourtous à Compiègne. Les livres de Frigide Barjot se vendent comme des petits painspic.twitter.com/VBV1c2QN9Q

En effet, des dizaines d’exemplaires du livre étaient disponibles ce soir-là pour les militants qui désiraient s’en procurer. Or, cela est totalement contraire aux engagements des éditions Mordicus, qui avaient déclaré, 15 jours après la parution du livre, qu’elles retiraient cet ouvrage des ventes. Cette décision était obligatoire, puisque le titre choisi pour l’ouvrage de F. Barjot avait déjà été déposé bien auparavant par d’autres éditions : en l’occurrence, il avait été choisi pour le livre rédigé par le chirurgien Gérard Zwang, consacré au sexe féminin et paru en 2012.

Pour éviter des poursuites, l’éditeur et Frigide Barjot avaient donc accepté de cesser toute vente directe de la part de l’éditeur, de le retirer des circuits de diffusion classiques (librairies, vente en ligne), mais aussi d’en arrêter toute commercialisation par quelque biais que ce soit. On ne peut donc que s’étonner de la phrase « Les livres de Frigide Barjot se vendent comme des petits pains », alors que le livre en question est officiellement retiré des ventes, et ne devrait plus être mis à disposition !

I semblerait donc, à en croire le Parisien, que Frigide Barjot et son éditeur pensent pouvoir contourner l’engagement au retrait du livre, en profitant de ces réunions publiques pour vendre le livre malgré tout. Si les informations du Parisien sont vraies, aucun des quatre responsables présents ce soir-là ne pouvait ignorer ce procédé, et il est très étonnant qu’un homme politique comme le sénateur-maire Philippe Marini cautionne de telles ventes sauvages, non seulement en sa présence, mais qui plus est dans un lieu public dont il a, en tant que maire, la responsabilité pleine et entière.

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