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E.D.H. - Egalité des Droits Homos/hétéros
Le blog de Numa - pour faire appliquer un jour la devise "Liberté, égalité, fraternité".
Education | Famille | France | Mariage | Medias | Politique | UMP | 01.06.2012 - 15 h 20 | 24 COMMENTAIRES
Pour Henri Guaino, autoriser le mariage pour les couples de même sexe, c’est créer une « déchirure dans la nation ».

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On a connu Henri Guaino mieux inspiré. En campagne dans les Yvelines, cette plume de Sarkozy use de tout son talent pour justifier les erreurs passées de son mentor, et pour tenter de plaire à l’électorat de sa circonscription. Mais l’exercice a ses limites, et le verbe le plus inspiré ne peut pas cacher les incohérences de fond…

Interrogé par Famille Chrétienne sur le mariage des couples de même sexe, Henri Guaino tente de faire croire que Nicolas Sarkozy a pris position sur ce thème en raison de ses valeurs personnelles, et non pour capter les voix des catholiques les plus conservateurs :

Ne pouvez-vous pas imaginer que les hommes politiques puissent avoir d’autres motivations qu’électorales ? Nicolas Sarkozy a beaucoup réfléchi, beaucoup dialogué. Il s’est forgé des convictions à l’épreuve du pouvoir et de la complexité des choses humaines.

C’est oublier un peu vite les errements de Nicolas Sarkozy sur la question de l’union civile, le statut du beau-parent, etc.

Plus grave, Henri Guaino foule aux pieds à la fois les principes de la logique et les règles élémentaires de la démocratie. Il déclare en effet :

Nicolas Sarkozy a voulu tenir compte de l’état de la société française. Admettons que 60% des Français soient assez « pour » le mariage homosexuel et que 30% le refusent catégoriquement. D’un côté, on a une majorité qui embrasse l’air du temps et de l’autre, une forte minorité résolument opposée parce que cela lui pose un problème de conscience. Le devoir du chef de l’État est de chercher à éviter les déchirures dans la Nation.

La situation doit être bien grave et désespérée, pour que Henri Guaino en arrive à ce point d’incohérence dans son raisonnement. Entre les lignes, il dit tout simplement qu’une mesure, même si elle reçoit l’assentiment de la majorité, ne doit pas être appliquée dans une démocratie, au prétexte qu’une minorité risque de recourir à des moyens extrêmes pour s’y opposer. C’est bafouer le principe-même de la démocratie que d’affirmer cela.

D’autre part, soutenir le mariage pour tous les couples ne signifie absolument pas « embrasser l’air du temps ». M. Guaino ferait bien de garder ses expressions méprisantes pour ceux qui ont fait perdre Nicolas Sarkozy, par leurs positions radicales et haineuses envers un nombre considérable de catégories de la population française (magistrats, homosexuels, immigrés, syndicats,…). S’il veut absolument reprendre les discours du Marine Le Pen et de Christine Boutin, je pense que les gens préfèreront voter directement pour ces deux partis de droite extrême.

Last but not least, Henri Guaino revient sur l’introduction du genre dans les programmes de Première. Là, on n’est même plus dans le manque de logique, mais dans le ridicule le plus complet :

Le président a découvert cela par la presse, et moi aussi ! C’est absolument aberrant. À la rigueur, on peut parler des « genres » en cours de philosophie, mais dans un cours de biologie c’est proprement ahurissant. C’est de la confusion intellectuelle. Seulement, à chaque échelon, c’est le règne du politiquement correct, et personne n’ose prendre de risques par rapport au consensus ambiant. C’est la logique de la machine bureaucratique dont le politique est exclu. Il doit y reconquérir sa place.

Selon Henri Guaino, c’est donc le Président et son conseiller spécial, ou à la rigueur les cadres du parti au pouvoir, qui devraient écrire les programmes de l’éducation. Cela ne se passe ainsi dans aucun pays démocratique… Par ailleurs, s’il y a consensus à tous les échelons de l’Education nationale selon M. Guaino lui-même, pourquoi faudrait-il céder aux quelques récriminations du lobby catholique, qui souhaite de toute façon instaurer des écoles hors contrat libérées de tout programme imposé par l’Etat ?

Pour parvenir à créer la France Forte, Henri Guaino a donc choisi une nouvelle ligne de conduite : appeler de ses voeux à la dictature d’une minorité de conservateurs catholiques, en s’opposant coûte que coûte aux droits civils et à la reconnaissance des LGBT. Il faut éprouver à l’encontre de ses électeurs un mépris absolu pour croire qu’il faut tenir un tel discours afin de récolter leur voix. En tous les cas, si de telles paroles lui permettront peut-être d’être élu dans les Yvelines (ce que je ne souhaite pas), elles l’empêcheront d’être, à mes yeux, un serviteur digne et noble de la République à l’Assemblée nationale.

Discriminations | France | Homophobie | Livres | 05.03.2012 - 01 h 57 | 1 COMMENTAIRES
L’écrivain Denis Tillinac s’en prend violemment aux LGBT.

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Dans un article publié sur atlantico.fr, l’écrivain Denis Tillinac s’attaque avec virulence aux LGBT et aux féministes. Cet article reprend de larges extraits d’un discours tenu par Denis Tillinac devant les adhérents de l’UNI, ce syndicat étudiant de droite qui était l’un des plus fervents opposants au Pacs.

Dans une rhétorique désormais classique de la part des extrémistes opposés à toute évolution des droits LGBT, et en des termes que ne récuserait pas Christian Vanneste, Denis Tillinac accuse les LGBT d’imposer à la société « le miroir terni d’un narcissisme barbare » et de vouloir la transformer en une « utopie sinistre » où « les égos seraient à la fois souverains, déracinés, insatiables et interchangeables ».

La violence des termes employés à l’encontre de ceux qui sont différents de M. Tillinac fait rire jaune, lorsqu’on voit que cet homme acrimonieux se fait le chantre de l’altérité… Voici, pour les coeurs bien accrochés, un extrait de son texte détestable, où il dénie même aux couples de même sexe la qualité de « couples », en les appelant dédaigneusement des « paires » :

Le féminisme made in USA et le militantisme « gay » de la gauche conpirent (sic) à l’instauration d’un androgynat, selon cette logique de l’indifférencié qui récuse l’altérité des genres. Pour nous, un homme n’est pas une femme, une paire n’est pas un couple et dans une cité civilisée, l’individu n’a pas tous les droits, il doit prendre en compte son héritage et sa postérité. Nous refusons l’utopie sinistre d’une société dont les égos seraient à la fois souverains, déracinés, insatiables et interchangeables. Un monde sans altérité où le même serait réduit à ne dialoguer qu’avec soi dans le miroir terni d’un narcissisme barbare.

Mais où ces gens puisent-ils une telle haine à l’égard des LGBT ?

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