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E.D.H. - Egalité des Droits Homos/hétéros
Le blog de Numa - pour faire appliquer un jour la devise "Liberté, égalité, fraternité".
Associations | Discriminations | France | Prostitution | Travail | 28.04.2012 - 22 h 57 | 9 COMMENTAIRES
Le torchon brûle entre Morgane Merteuil et Christine Le Doaré.

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Morgane Merteuil : vous avez beaucoup entendu son nom dans les médias, lorsque de nombreux débats portaient sur la prostitution. Cette escort girl y a régulièrement pris la parole au nom du Strass (Syndicat du Travail Sexuel), qui défend la reconnaissance du « travail sexuel » et lutte contre l’abolitionnisme – mouvement qui tend à vouloir faire disparaître la prostitution.

Christine Le Doaré est quant à elle bien connue dans le milieu LGBT. Elle est actuellement présidente du Centre LGBT Paris Ile de France, et régulièrement controversée pour ses prises de positions personnelles très tranchées contre la prostitution et la GPA.

Comme l’on pouvait s’en douter, les relations ne sont pas au beau fixe entre les deux femmes, qui défendent respectivement des points de vue diamétralement opposés. Mais le ton monte entre elles depuis ce vendredi 28 avril 2012, au point d’en arriver aux invectives personnelles. Pour preuve, ce message de Christine Le Doaré, diffusé publiquement par son auteure, puis par Morgane Merteuil. Chistine Le Doaré y reprend deux termes très durs adressés à son encontre par Morgane Merteuil, et choisit d’y répondre elle-même de manière extrêmement virulente :
Sur le mur de LA porte-parole (ben oui, ils ont tout de même Une alibi)  du STRASS : « CLGBT cherche présidente non puto-phobe, non séro-phobe… » Rien que ça ! Il faudrait tout de même se cotiser pour leur payer quelques cours de droit, en particulier à cette excitée qui ne sait même pas que de tels propos suffisent à gagner un procés en diffamation, sans compter que de tels propos la ridiculise e…t décridibilisent totalement son association ! Sérophobe ? alors que je bosse gratuitement et sur mon temps libre  pour financer un lieu qui embauche un chargé de prévention, qui organise des partenariats de dépistage (Trod…) qui offre des matériels et documentations de prévention, qui organise des réunions inter-associatives… Putophobe ? alors que j’ai hurlé des centaines de fois que c’est justement parce que je respecte les femmes prostituées que je pense qu’il est temps de vivre dans une société qui éduque les clients prostitueurs ? Elle ne sait pas lire la Morgane ? Des cours de lecture en plus des cours de droit, ça va faire cher !  Boufonne va ! t’as de la chance que j’ai bien d’autre choses à faire que de te poursuivre en diffamation, parce que là c’est cadeau !
Peut-être pourrait-on cesser le feu, et discuter un peu plus calmement des deux côtés, afin de défendre comme il se doit les droits des femmes, qui méritent mieux que des querelles qui s’enveniment ?
Education | Homophobie | International | Religion | Travail | 14.10.2011 - 22 h 00 | 28 COMMENTAIRES
Belgique : une sous-directrice d’école victime d’une émeute homophobe dans son établissement

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C’est à peine croyable : à l’Institut des Filles de Marie, situé dans la ville de Saint-Gilles en Belgique, une enseignante lesbiene a été la cible d’une véritable émeute homophobe de la part des élèves de l’établissement, soutenus par certains de ses collègues.

Tout a commencé mardi 12 octbore 2011, durant un cours d’EPS en classe de 5e professionnelle (l’équivalent de la classe de première en France). 200 euros ont été volés pendant le cours, dans le sac qu’une élève avait déposé dans les vestiaires. Les jeunes filles de la classe ont insisté pour être fouillées afin que la coupable du vol soit démasquée. Interrogés par le journal Le Soir, Daniel Pinte, le président du Pouvoir Organisateur de l’école, et Eliane, la sous-directrice de l’école, racontent comment la fouille s’est déroulée : « Les élèves, explique Daniel Pinte, ont elles-mêmes demandé la fouille, étant indignées par ce qu’il était arrivé à la victime du vol. On a finalement retrouvé l’argent dans la chaussette de l’une d’entre elles. » Eliane confirme : « Les élèves voulaient absolument qu’on les fouille. On leur a expliqué qu’on n’avait pas l’autorité nécessaire mais elles ont insisté, on leur a donc fait signer une décharge et, une fois, le butin retrouvé, je suis remontée dans mon bureau et je pensais que l’incident était clos ».

Mais cet incident banal a signé le début d’un harcèlement épouvantable contre Eliane. Peu après la fouille, des textos commencent à fuser : « Demain tous ls eleves de ifm nallez pas en cour fau faire ruina, greve contre gwine (la grosse sou directrice) qui a obligé ls filles de 5eme travaux a ce metre toute nu !!! Faite passé ce message a tous ls eleve de ifm. CEST PA UNE BLAGUE DEMAIN RESTEZ TOUS DAN LA COUR ET FAITE RUINA CNTRE CETTE NYMPHE QUI EST LESBIENNE FAITE TOURNÉ SVP !!!! »

La rumeur se propage et perdure. Des élèves affirment encore que « la sous-directrice a déshabillé les filles, même celles portant le foulard. La professeur de gym a fermé le vestiaire à clef, elle a ensuite appelé la sous-directrice. C’est elle qui leur a demandé de presque tout enlever et de rester en petite culotte pour qu’elle les fouille. Elle est ensuite passée d’élève en élève. Même quand l’argent a été retrouvé, elle a continué son inspection. Les grands frères comptent d’ailleurs venir régler leurs comptes avec la sous-directrice« .

Le lendemain, mercredi et jeudi, des émeutes se déclenchent au sein de l’école : une centaine d’élèves refusent d’entrer en classe. Beaucoup d’élèves du primaire et du secondaire portent des T-Shirts avec l’inscription « Touche pas à mon intimité ». Les cent élèves squattent la cour de récréation et réclament la démission de la sous-directrice. « Dehors la perverse, la lesbienne ! », lancent les élèves en apercevant Eliane. Les cours ont dû être annulés mercredi en raison de l’ampleur des troubles. Les élèves brisent des carreaux, jettent des chaises et des bancs, défoncent des portes… La violence de la réaction contre l’enseignante est sans bornes. Les assauts verbaux se multiplient, et menacent, au vu des dégradations matérielles, de dégénérer en agression physique. « Le directeur m’a demandé de me réfugier à l’étage et de partir par la petite porte après 33 ans de carrière », confie Eliane en pleurs. 

La réaction des collègues n’a pas été unanime : « Etant donné son orientation sexuelle, comment peut-on admettre cela dans une direction, ça va péter… « , a déclaré un professeur. Mais il a ensuite présenté ses excuses. Plus avisé, Daniel Pinte est désolé pour la sous-directrice. Il rappelle qu’elle a 30 années d’ancienneté dans l’établissement : « elle a toujours consciencieusement effectué son travail et n’a jamais fait l’objet de la moindre critique. ». L’administration soutient ainsi l’enseignante : le directeur de l’institut des Filles de Marie, Paul Straetmans, a porté plainte pour harcèlement, homophobie et atteinte à la vie privée.

Le contexte de ces aggressions mérite d’être rappelé : Une enseignante homosexuelle avait déjà fait l’objet l’année dernière d’insultes homophobes de la part d’une autre enseignante. Elle avait dû porter plainte et venir avec son avocat pour que la direction prenne une sanction. Après un an de suspension, la professeur à l’origine des insultes homphobes doit réintégrer l’Institut fin octobre 2011 !

D’autre part, l’évêque belge et homophobe Leonard s’est prononcé en début de semaine sur la prise en compte des éléments de la vie privée pour sélectionner les équipes de directions scolaires, dans le plus pur mépris des règles du droit du travail… Cet évêque s’étant distingué par des condamnations répétées de l’homosexualité, on se doute bien que ces éléments de privé ne se limitent pas seulement au mariage ou au divorce, mais aussi à l’orientation sexuelle. Les vrais auteurs des violences commises à l’institut des Filles de Marie ne sont donc pas forcément les élèves, mais plutôt ceux qui, directement ou indirectement, ont attisé la haine des jeunes contre une enseignante dont le seul tort a leurs yeux est de ne pas être hétérosexuelle.

Les médias ont d’abord annoncé qu’Eliane avait donné sa démission, et qu’elle ne retournerait plus jamais à l’Institut des Filles de Marie. En réalité, il semblerait qu’elle souhaite plutôt faire valoir son bon droit et être plus forte que ceux qui ont voulu la chasser. Nous lui souhaitons beaucoup de courage, et espérons qu’elle trouvera beaucoup de soutiens à ses côtés.

Medias | Travail | 22.09.2011 - 16 h 18 | 1 COMMENTAIRES
Une chronique de France Info conseille de cacher son homosexualité en entreprise

Que peut-on dire de soi au bureau ? C’est cette question que la chronique « C’est mon boulot » traitait sur France Info ce 20 septembre 2011.

Parmi les sujets à ne surtout pas dire au travail selon le journaliste et l’expert interrogé : la maladie, les addictions (drogue et alcoolisme) et l’homosexualité. Ce sont en effet des éléments qui risquent d’être perçus comme des « points faibles » par les autres, et qui seront répandus dans toute l’entreprise par « radio moquette ».

C’est très court, et à écouter ici : http://www.france-info.com/chroniques-c-est-mon-boulot-2011-09-20-vie-privee-vie-publique-en-entreprise-563255-81-489.html

Ceux qui ont suivi le tchat organisé par Yagg avec le directeur général du groupe Randstad savent que ce problème ne se posera pas s’ils travaillent dans des entreprises partenaires de Randstad : http://yaggpro.com/chattez-avec-abdel-aissou-directeur-general-du-groupe-randstad-france/

Catherine Tripon précise : « Le coach qui a répondu sur Fr info Qu il ne fallait pas le dire a ses collègues est mauvais. Je ne recommande jamais de le dire sauf si on assume parfaitement, si on a un profil recherché par un employeur et parce que l’environnement le permet. La porosité vie prive/vie pro rend de + en + difficile la non visibilité. Le seul moyen d’en sortir c’est de faire émerger le sujet ds les politiques RH. Le quickscan que ns allons présenter avec Randstad va donner des pistes pr ne plus ignorer le sujet. »

http://yaggpro.com/

Associations | Economie | International | Travail | 30.05.2011 - 02 h 08 | 1 COMMENTAIRES
Le maire de Berlin et les grandes entreprises participent au 1er Forum des carrières LGBT

Une première européenne

Vendredi 27 et samedi 28 mai ont eu lieu à Berlin les deux jours du congrès et du forum des carrières MILK, destinés à favoriser l’intégration des LGBT dans les grandes entreprises. Ce salon, premier du genre en Europe, était organisé en partenariat avec de grandes firmes internationales comme Google, IBM, Ford ou Allianz. Il a été baptisé « Milk » en hommage au célèbre militant et homme politique américain Harvey Milk, défenseur des droits LGBT. Les grands médias généralistes comme le Tagesspiegel ont rendu compte de l’importance de cet événement.

Les deux jours de ce salon se déroulaient également sous le haut patronage du maire de Berlin en personne, Klaus Wowereit – l’un des premiers responsables politiques allemands à avoir affirmé son homosexualité. Il avait déclaré en 2001 devant les militants de son parti : « je suis homo, et c’est très bien ainsi ».

« Change Management » : différence et diversité

Le congrès et le forum Milk ont pour objectif de valoriser la diversité en entreprise et d’ouvrir davantage le marché de l’emploi aux personnels LGBT, qui doivent bien souvent cacher leur identité. Créativité, ouverture, empathie… ce sont des qualités que les entreprises recherchent, et certaines d’entre elles se refusent désormais à passer à côté de candidats talentueux, au simple motif de leur orientation sexuelle.

MILK a accueilli de nombreux responsables de grandes entreprises dans des secteurs divers (télécommunication, postes, informatique…), mais aussi des conférences comme celle de Dagmar Kohnen, transsexuelle employée dans le domaine industriel. Le responsable des ressources humaines de la Poste allemande a rendu un hommage émouvant à Harvey Milk et affirmé que « seule la diversité réellement vécue peut mener à la réussite économique ».

Et en France ?

Le Sigl (Salon international gay et lesbien) qui avait été organisé à Paris en 2007 n’a jamais été reconduit, alors qu’il avait vocation à devenir un événement annuel, mais il n’avait pas véritablement de vocation professionnelle. Peut-on espérer une telle initiative en France ? Il faudra sans doute, pour cela, s’inspirer de l’exemple du grand frère allemand…

Vous pouvez écouter ci-dessous le discours d’accueil du maire de Berlin :

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