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E.D.H. - Egalité des Droits Homos/hétéros
Le blog de Numa - pour faire appliquer un jour la devise "Liberté, égalité, fraternité".
Education | Extrême(s) Droite(s) | Famille | France | Homophobie | Politique | Religion | 20.09.2014 - 23 h 19 | 38 COMMENTAIRES
L’Education nationale engage enfin une procédure disciplinaire contre l’enseignante extrémiste Farida Belghoul !

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Malgré l’engagement anti-LGBT de Farida Belghoul, et malgré les violentes déclarations que cette enseignante avait proférées à l’égard des professeurs et des homosexuels, l’administration de l’Education nationale n’avait jamais pris de mesures envers cette militante radicale, proche de l’extrême-droite, de Dieudonné et de l’essayiste « national-socialiste » Alain Soral. Le rectorat de Versailles vient de mettre fin à ce silence de plusieurs mois, en engageant une procédure disciplinaire à l’égard de cette enseignante haineuse, qui se dit régulièrement « prête à mourir » pour lutter contre les LGBT.

1) Farida Belghoul, la combattante anti-LGBT

Farida Belghoul est l’initiatrice des Journées de Retrait de l’Ecole (J.R.E.). Organisées une fois par mois depuis près d’un an, ces journées doivent, selon leurs partisans, permettre aux parents d’élèves de retirer leurs enfants des écoles françaises, afin de protester contre la supposée introduction de la théorie du genre dans les écoles. En effet, d’après Farida Belghoul, « la pudeur et l’intégrité de nos enfants sont profondément attaquées par la théorie du genre » dans les établissements scolaires.

abcd egaliteCes journées ont connu un certain succès à leur lancement en janvier 2014, en paralysant des dizaines voire des centaines de classes en France, et les grands médias ont alors tous consacré plusieurs longs articles ou reportages à Farida Belghoul et aux JRE. Comble du succès : Farida Belghoul revendique même d’être à l’origine de l’abandon des ABCD de l’Egalité par le Ministère de l’Education nationale en juin 2014.

Répétant à l’envi le slogan « Vaincre ou mourir », Farida Belghoul mène en effet un combat sans relâche contre le mariage pour tous, contre les LGBT et contre « le mal » ou « le diable » qu’elle dit voir s’étendre peu à peu dans le monde moderne. Après s’être rapprochée du mouvement Civitas, elle a notamment créé une association de parents d’élèves indépendante, « dans le but d’interdire l’idéologie du genre à l’école ». Nous verrons à ce sujet (dans un prochain article à venir) que la Manif pour Tous n’est pas du tout insensible aux attraits de cette fédération très clairement extrémiste.

2) L’Education nationale prend enfin les mesures nécessaires contre Farida Belghoul

Najat Vallaud-Belkacem

Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l’Education

Il se trouve que Farida Belghoul est aussi enseignante de lycée professionnel, en français et histoire-géographie. Elle a notamment enseigné au lycée professionnel de Bezons (Val-d’Oise), et elle est aujourd’hui en disponibilité, pour élever ses enfants à domicile, et pour mener ses combats contre l’école et contre les LGBT. Paradoxe : cette opposante acharnée à l’école publique est donc, dans le même temps… fonctionnaire titulaire du ministère de l’Education nationale, dans le système d’enseignement public !

Durant près d’un an, l’Education nationale n’a, semble-t-il, pas voulu ou pas osé agir contre l’un de ses personnels qui outrepassait pourtant clairement les limites de la déontologie liée à son métier. Mais la nouvelle ministre, Najat Vallaud-Belkacem, a décidé qu’il était temps de mettre fin à cette retenue, qui s’apparentait davantage à de la faiblesse qu’à de la générosité. En effet, ce samedi 20 septembre 2014, Pierre-Yves Duwoye, recteur de Versailles, a annoncé à Farida Belghoul qu’une mesure disciplinaire est engagée à son encontre.

Il faut noter, toutefois, que cette procédure n’est pas liée à l’ensemble des propos et activités de Farida Belghoul, mais à un texte très précis de la militante, intitulé « Belghoul versus Belkacem ». Le rectorat de Versailles reproche à Farida Belghoul d’avoir, dans ce texte, manqué à son devoir de loyauté et de réserve. Il affirme en particulier que la militante a tenu « des propos déplacés à l’encontre de la ministre », et qu’elle a incité les parents « à retirer leur enfant de l’école, une journée par mois, en méconnaissance de l’obligation d’assiduité des élèves ».

En effet, dans le texte incriminé, on pouvait lire notamment :

La nomination de Monsieur Najat Belkacem au poste de ministre de l’Education Nationale est une déclaration de guerre aux familles de France. La chouchoute du lobby trans, bi et cie vient de remporter le morceau de charbon incandescent à 36 ans. Si jeune et déjà si âpre à faire le malheur des hommes. […] Il n’y a pas d’argument à introduire le sexe à l’école « dès le plus jeune âge ». Point de « dialogue » donc, mais une provocation calculée.

Ils savent que le Temps joue contre eux, qu’Il oeuvre en faveur des innocents. Ils pressent le pas car leur défaite est à l’horizon. Ils tentent donc le tout pour le tout et plantent une femme « arabe » dans le dos d’une autre femme « arabe ». Ils oublient que l’une des deux, et c’est ce qui la caractérise bien plus que sa race, est prête à mourir pour sauver les enfants.

Pères et mères de France, engagés, et courageux, rassemblez-vous dans les rangs de la FAPEC, familles au complet, levez-vous en première ligne pour vous battre. Lancez-vous dans ce combat béni, protégez la chair de votre chair, ne la vendez pas à vil prix. Sauvez vos enfants, et ainsi sauvez ce monde en marche vers l’abîme. Méprisez le régime de la terreur, et de la calomnie, mis en place contre la JRE. Le pervers se nourrit de ténèbres et de confusions : la nécessité de se détacher de lui devient plus claire. Battez-vous ! Votre regard intensément posé sur votre enfant emporte déjà la victoire finale.

Vaincre ou mourir.

3) Des arguments juridiquement fragiles ?

Pierre-Yves Duwoye, recteur de Versailles

Pierre-Yves Duwoye, recteur de Versailles

Si cette décision était attendue depuis un temps certain, le rectorat de Versailles prend cependant un vrai risque en se lançant dans cette action. En effet, les textes de Farida Belghoul ont toujours été rédigés de manière à sauver les apparences pour échapper à d’éventuelles poursuites judiciaires ou à des sanctions administratives. Le texte en question n’échappe pas à cette règle : Farida Belghoul aura sans doute beau jeu de plaider la bonne foi et de revendiquer sa liberté d’expression. Le rectorat devra donc user de toute son expertise en matière de justice et de droit administratif, afin de faire valoir la légitimité de la procédure engagée.

En outre, ces décisions récentes sont clairement la conséquence du changement de ministre, et il faut s’en féliciter. La politique appliquée par Najat Vallaud-Belkacem et ses conseillers tranche sur ce point avec celle de ses prédécesseurs, qui, malgré une plainte déposée au printemps 2014 par le rectorat d’Orléans-Tours suite à un événement ponctuel, n’avaient pas osé attaquer aussi directement la fondatrice des Journées de Retrait de l’Ecole. On peut sans doute affirmer, sans grand risque de se tromper, que la commission disciplinaire de l’académie de Versailles, en toute objectivité, et au vu de la gravité des actions menées par Farida Belghoul, votera des sanctions contre l’enseignante. Mais, en cas de recours de la part de Farida Belghoul, les motifs invoqués, au regard du texte choisi pour les justifier, pourraient bien ne pas convaincre un tribunal administratif. Celui-ci pourrait en effet privilégier le droit à la liberté d’expression, ou trouver que le texte ne corrobore pas précisément les accusations lancées par le recteur.

4) Prise au dépourvu, Farida Belghoul panique et fulmine.

A l’heure actuelle, apparemment décontenancée par cette décision courageuse et impatiemment attendue par bon nombre de partisans de l’égalité et/ou de l’école républicaine, Farida Belghoul en est réduite à faire appel aux « avocats de France, engagés et courageux, spécialisés en droit administratif ». Elle espère qu’ils la contacteront d’eux-mêmes et l’aideront à sortir de cette situation – où elle s’est elle-même fourrée. Incapable de réagir rapidement à cette situation pour elle inattendue, elle ne peut, semble-t-il, réagir avant au moins deux jours, et elle promet un communiqué pour la soirée du lundi 22 septembre au plus tôt.

Adepte de la théorie du complot jusqu’au bout des ongles, Farida Belghoul continue malgré tout son délire et perd pied de plus en plus. Elle écrit en rouge et en majuscules, sur la copie de la lettre du rectorat, que, lorsqu’elle scanne cette lettre, « la numérisation du document fait apparaître les couleurs de l’arc-en-ciel dans les logos de cette lettre ». Comprenez : le lobby LGBT est partout, et l’Education nationale travaille pour lui ; la preuve en est que le logo de l’Education, quand on le scanne, ferait « apparaître les couleurs de l’arc-en-ciel » !

Soral et Belghoul surpasseront-ils J.R. et Sue Ellen ?

Soral et Belghoul surpasseront-ils J.R. et Sue Ellen ?

Il semble, en réalité, que le navire Belghoul prenne l’eau de toute part. En effet, elle affirme elle-même avoir été « trahie » et « abandonnée » par les deux membres les plus importants des Journées de Retrait de l’Ecole ! Depuis plusieurs semaines, sa « principale collaboratrice » et son « principal collaborateur » ont décidé de rompre tout lien avec elle, et elle a même déposé plainte contre celui qu’elle considérait comme son propre fils. En parallèle, elle se dit harcelée par l’autre figure principale des JRE, sa collaboratrice qui nourrissait en réalité, selon Belghoul, « une passion pour le traître » et aurait donc quitté sa patronne pour cette raison !

Ironie de l’histoire : Farida Belghoul voulait restaurer la cité de Jérusalem sur terre, pour y célébrer le retour des prophètes. Mais elle n’aura réussi qu’à ressusciter une pâle et grotesque copie d’une autre ville : Dallas, ou Santa-Barbara.

Famille | France | Homophobie | International | Musique | People | Politique | Religion | UMP | Zemmour | 11.05.2014 - 17 h 18 | 9 COMMENTAIRES
Ulcérée par la victoire de Conchita Wurst à l’Eurovision, La Manif pour Tous lance son propre concours de chansons : la Droitovision.

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La victoire de Conchita Wurst à l’Eurovision 2014 n’a pas fait que des heureux. Dès ce dimanche matin, Christine Boutin a protesté contre cette victoire, qui est, selon elle, « l’image d’une société en perte de repère niant la réalité de la nature humaine ». Samuel Lafont, militant de la Manif pour Tous, s’est insurgé contre la prestation de l’Autriche et les encouragements des fans de Conchita.

La Manif pour Tous a donc décidé de réagir en organisant à son tour un concours de la chanson, concurrent de l’Eurovision : la Droitovision. Voici en direct la retransmission de ce concours :

(Durant le générique, Eric Zemmour et Ludovine de la Rochère apparaissent à l’écran, lui dans un élégant costume bleu et noir, elle en tailleur rose. Ils parlent une fois le générique terminé.)

Eric Zemmour – Bienvenue, chers téléspectateurs, au grand concours de la Droitovision ! La Droitovision est le concours international de la chanson, mais la participation et le vote y sont réservés aux purs citoyens Français, afin de préserver le concours des hordes de Tchétchènes, de Roms et de Kosovars qui sont à l’origine de la délinquance en France.

Ludovine de la Rochère – Bienvenue à toutes et tous, femmes et hommes, en direct de ce beau lieu qu’est le Sacré-Coeur. Ici, vous ne verrez pas de travelo étranger gagner le concours : tous les chanteurs et les chanteuses sont des femmes ou des hommes, des vrais, et ils ont tous été auscultés par le bon Docteur Dor, un ami personnel.

Eric Zemmour – En direct sur l’ORTF, RTL, Radio Courtoisie et BFN, la chaîne de l’extrême, nous allons maintenant écouter les grands artistes de droite qui nous font l’honneur de concourir ce soir.

Ludovine de la Rochère – Le premier concurrent est d’une droite un peu molle : il a d’ailleurs passé de justesse les sélections de demi-finale. Il s’agit du député Jean Lasalle, qui a heureusement rappelé que le « mariage pour tous » est « à mille lieues des préoccupations des Français« , et que la gauche n’aurait pas dû utiliser le mot « mariage » pour ce projet funeste.

Eric Zemmour – Jean Lasalle représente la belle contrée du Béarn, rattachée à la couronne de France par Louis XIII en 1620, à une époque où l’on avait encore le sens de la nation. Ecoutons l’interprétation de Jean Lasalle, qui est un chant traditionnel harmonieux et doux, comme le sont nos belles contrées françaises.

Ludovine de la Rochère – C’était magnifique ! On aurait dit les cantiques que je chantais plus jeune à l’Ecole du Saint Enfant Jésus pour la semaine Sainte !

Eric Zemmour – Si je n’étais pas incapable de la moindre émotion, je verserais une larme.

Ludovine de la Rochère – Mais voici déjà notre seconde candidate. Elle représente le Nord-Ouest de la France, où elle est très présente depuis quelques années.

Eric Zemmour – C’est une candidate originale, puisqu’on dit que la chanson qu’elle a choisie donne un aperçu assez complet de son programme politique.

Ludovine de la Rochère – C’est exact, Eric ! Sachez que cette chanson part favorite pour les prochains concours européens : on lui attribue déjà la majorité des suffrages français !

Eric Zemmour – Je m’en réjouis, Ludovine. Je note toutefois que cette seconde candidate rend malheureusement hommage à une chanteuse qui n’est pas des plus honorables, et dont la nationalité pseudo-italiano-égyptienne n’est pas sans évoquer ces élites cosmopolites germano-pratines dont parle Philippe Muray, et que l’absence de patrie claire rend ostensiblement agressives envers nous, les Français de souche.

Ludovine de la Rochère – Oui, Eric. Voici donc la seconde candidate, pour la circonscription Nord-Ouest :

Eric Zemmour – C’est un peu court, mais c’est beau ! On en redemande ! Mais nous passons tout de suite au candidat qui, grâce au tilde dans son nom et à sa maîtrise parfaite des langues étrangères, représente nos amis espagnols.

Ludovine de la Rochère – Il a 34 ans, il est sur les listes du parti Force Vie aux élections européennes, il a participé aux Veillées des Veilleurs, il se dit homosexuel abstinent et…

Eric Zemmour, l’interrompant – Comment, c’est un pédéraste ? Soyons clairs : le lobby gay a donc pénétré la Droitovision ?

Ludovine de la Rochère – Oui, Eric, enfin, non, je…, euh,… Attention, il va commencer à chanter, taisez-vous !

(Pendant le début de la chanson, Eric Zemmour quitte la salle, furieux)

Ludovine de la Rochère (seule) – Mais enfin, Eric, revenez, c’est ridicule ! Je vous dis qu’il est abstinent !

Eric Zemmour (dans les coulisses) – Je m’en fous ! C’est un pédéraste ! Je suis scandalisé par la puissance de ce lobby du jendère qui pollue tout, jusqu’à l’organisation de cette manifestation culturelle honnête et exemplaire qu’est la Droitovision !

Ludovine de la Rochère – Chers amis, je vous prie de nous excuser pour ces légers désagréments, liés aux aléas du direct. Ecoutons maintenant le 4eme concurrent, qui vient tout juste d’être canonisé – j’espère que cela n’influencera pas vos votes ! Il est le candidat du Vatican : on l’écoute donc religieusement !

Eric Zemmour, maugréant – Bah, après un pédéraste, un Polonais émigré en Italie : la Droitovision sombre décidément dans la décadence. Comme le disait Bossuet dans ses Oraisons funèbres, « Depuis ce malheureux moment, tout alla visiblement en décadence, et les affaires furent sans retour ». Pensez-y, Ludovine, pensez-y !

Ludovine de la Rochère, affichant un sourire de façade et essayant de le calmer – Cher Eric, la concurrente suivante va forcément s’attirer tous vos suffrages. Elle représente le 16e arrondissement de Paris, du moins jusqu’à son prochain déménagement, dont on me dit qu’il devrait arriver bientôt. Il s’agit d’une chanteuse subtile, qui chante l’Hymne à l’Amour ressenti par toute femme pour les hommes, dans le cadre du mariage devant Dieu bien sûr.

Eric Zemmour – Je n’ai pas encore entendu la chanson, mais je vous fais confiance : j’espère que la concurrente suivante saura faire résonner ce si beau lieu du Sacré Coeur de toutes les subtilités de la langue de Molière.

Ludovine de la Rochère – Nous n’avons pas toujours été d’accord, elle et moi, mais là je pense que vous tomberez sous le charme de sa beauté simple et de son intelligence raffinée. Ecoutons-là tout de suite :

Eric Zemmour – C’est très frais, c’est intelligent… C’est tout à fait la définition du « génie français », tel qu’il a été chanté par Charles Maurras ou Maurice Barrès. On dirait des poèmes de Charles Péguy… Vous avez déjà lu Péguy, Ludovine ?

Ludovine de la Rochère, réfléchissant – Euh… Peggie Sue et les fantômes ?

Eric Zemmour, dépité – Bah, laissez tomber… Ecoutons plutôt la candidate suivante, qui nous vient du grand Est de la France. On la dit en deuxième position, actuellement, dans les suffrages des Français pour les prochains concours de la chanson.

Eric Zemmour – « Comme un garçon ! » Non mais, vous vous moquez de moi ! C’est ça, votre concours de droite vigi-gender, avec des femmes qui sont des femmes et des hommes qui sont des hommes ? Morano chantant « Comme un garçon » ? Non mais je ne sais pas ce qui me retient de me casser d’ici !

Ludovine de la Rochère – Allons, Eric, pensez à la somme qu’on vous donne, ça vous fera rester encore un peu…

(Eric Zemmour ne répond pas, et sort une calculatrice. Il pianote quelques chiffres.)

Ludovine de la Rochère – Traversons la France, qui est si belle, et rendons-nous à présent dans le Sud-Est, d’où nous vient Jean-Marie, qui y est actuellement en campagne électorale.

Eric Zemmour, rangeant sa calculatrice, et avec enthousiasme – Je ne vous cache pas que cette chanson est ma favorite !

Eric Zemmour – Avec une chanson pareille, il est bien entendu que si Jean-Marie ne gagne pas, ce sera encore une preuve du vaste complot judéo-maçonnique à la solde du grand capital, qui, en lien avec les bolchéviques apatrides elgébétés, veut répandre la théorie du jendère pour tuer nos enfants.

Ludovine de la Rochère – Tout à fait, Eric. Mais voici maintenant ma candidate préférée : femme de coeur, vaillante, intelligente, pleine d’humanité, elle représente le beau territoire de Rambouillet dont elle est conseillère générale. Nous écoutons à présent Christine Boutin et sa chorale jeune et joyeuse !

Eric Zemmour – Ah, je comprends qu’il s’agisse de votre candidate préférée, Ludovine. Vous êtes une femme de goût !

Ludovine de la Rochère – Merci Eric ! Les candidats sont tous passés : c’est maintenant au jury de faire son choix, ainsi qu’à vous, cher public. Le jury est constitué d’artistes et de professionnels artistiques incontestables : Hervé Mariton, qui jugera des costumes des candidats ; Doc Gynéco, qui évaluera la qualité des textes ; Xavier Bongibault, expert international en coiffures péroxydées ; et Patrick Buisson, maître en enregistrements sonores. Mireille Mathieu, présidente du jury, donnera son avis sur la qualité du chant et la modernité de l’interprétation.

Eric Zemmour – En attendant les votes, faisons une petite pause musicale tirée d’un grand film dans l’histoire du cinéma :

Ludovine de la Rochère – C’est toujours une chanson aussi enthousiasmante. J’en suis toute émue.

Eric Zemmour – Je vous rappelle que vous êtes une femme, Ludovine. Il n’est donc pas étonnant que vous donniez constamment dans le sentimentalisme mielleux et la moraline au goût guimauve. Cela devrait d’ailleurs vous rappeler qu’au lieu de pérorer ici, vous feriez bien d’être chez vous à élever vos marmots et à passer la serpillère. Mais enfin puisque vous êtes là, rendez-vous utile :  annoncez-nous les résultats des votes du public.

Ludovine de la Rochère, sans se démonter – Eh bien, Eric, voici donc les résultats. (Elle ouvre une première enveloppe). Les 12 points du public français vont à… (Elle déplie la feuille et la lit) Eh bien euh…

Eric Zemmour – Alors, bécasse ?

Ludovine de la Rochère (d’une voie cassée, peu à peu au bord des larmes) – Eh bien, en fait… c’est écrit que… euh… hum… la soirée a été un tel bide… que personne n’a voté.

Eric Zemmour – Ah, le lobby elgébété, je le savais !

Ludovine de la Rochère – Oui, c’est la dictature socialiste qui a dû couper le téléphone et empêcher les gens de voter

Eric Zemmour – Mais il nous reste le vote du jury, Ludovine !

Ludovine de la Rochère – Oui, Eric, vous avez raison. Je vais donc le lire. (Elle ouvre une seconde enveloppe). Les 12 points du jury français vont à… (Elle déplie la feuille et la lit) Eh bien euh…

Eric Zemmour – Eh bien quoi encore, gourgandine ?

Ludovine de la Rochère – Il est écrit que le jury, en proie à de vifs désaccords internes, n’a pas pu se prononcer. Mireille Mathieu et Xavier Bongibault se sont disputés pour savoir qui avait la plus belle coiffure, Doc Gynéco s’est endormi, et Patrick Buisson est parti avec les enregistrements de toutes les chansons. Quant à Hervé Mariton, il n’est même pas venu : il fait semblant de lire le livre d’Edouard Louis depuis trois mois.

Eric Zemmour – C’est une catastrophe ! C’est la Bérézina ! C’est Waterloo ! C’est Verdun ! C’est la décadence !

Ludovine de la Rochère – Chers amis de droite, nous allons être contraints de rendre l’antenne. Nous déplorons ces circonstances, et nous demandons à être reçus immédiatement par Manuel Valls, Laurence Rossignol, et toute leur bande d’anti-démocrates primaires. Avant de nous quitter, nous avons bien sûr une pensée particulière pour les candidats qui n’ont pas pu être présents ce soir avec nous : David Douillet,  d’abord, qui n’a pas trouvé le chemin de la scène ce soir et qui vient de nous appeler depuis la cathédrale de Chartres où il s’est perdu. D’autre part, Sylviane Agacinski est retenue sur l’île de Ré par une tempête inattendue, et c’est désormais son mari qui chante pour elle. Nous remercions enfin nos partenaires vestimentaires, sans qui cette soirée n’aurait pas été possible : Lonsdale, Hugo Boss et les carrés Hermès. Nous nous quittons sur cette belle chanson, inspirée de Renaud, que j’ai choisie en hommage à ma candidate-fétiche dans la compétition. A l’année prochaine pour une nouvelle édition de la Droitovision !

Famille | France | Homoparentalité | Homophobie | Mariage | Politique | Religion | 18.11.2012 - 00 h 01 | 18 COMMENTAIRES
Paris, 16 novembre 2012 : Vivez la conférence de Civitas… comme si vous y étiez.

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Know your enemy !

Vendredi 16 novembre 2012, le président du mouvement Civitas, Alain Escada, tenait une conférence pour le Cercle de Réinformation Parisien dans le 7e arrondissement. Cette conférence avait été annoncée par une affiche qui avait fait grand bruit sur les réseaux sociaux (voir ci-contre). Pour celles et ceux qui aimeraient savoir ce qui s’y est fait et dit, nous avons la réponse. Voici donc, sans exhaustivité, les éléments notables de cette rencontre, en dix points brefs.

1) Idéologie correcte exigée

On ne rentre pas dans une conférence de Civitas comme dans un moulin. Un filtrage établi à l’entrée, jalousement gardée par quelques jeunes, était semble-t-il destiné à écarter tout partisan de « l’homofolie » (le mot est du gardien/videur sur place). A Civitas, on aime débattre, surtout quand c’est entre gens qui sont déjà d’accord les uns avec les autres.

Il est clair, en outre, que la Ville et Civitas craignaient des troubles éventuels, puisque quelques policiers encadraient la rue où la rencontre était prévue. L’un des spectateurs n’était cependant pas très inquiet : « Y aura pas d’homos ce soir. Ils ont mieux à faire un vendredi soir : ils baisent. De toute façon, y a 30 personnes en France qui soutiennent cette connerie de loi, ils vont pas venir tous ce soir. »

2) L’idole des jeunes

Alain Escada

Première mauvaise surprise : la salle, d’une cinquantaine de places, a été remplie. Deuxième surprise encore plus désagréable : parmi les présents figuraient, outre de très vieilles gens, un nombre non négligeable de jeunes : une bonne quinzaine de jeunes qui devaient avoir entre 16 et 20 ans. Ces jeunes BCBG avaient une admiration non dissimulée pour Alain Escada, et souriaient avec intérêt à chacune de ses outrances.

3) Grands discours et mauvaise soupe

Alain Escada est un piètre orateur. Flanqué d’un lourd dossier qui comprenait toutes ses notes, il lisait laborieusement son texte durant son exposé, et se montrait hésitant lors des réponses aux questions. Pire encore, il n’a su que reprendre, parfois mot pour mot, des anecdotes, exagérations et mensonges qu’il avait déjà utilisées à La Madeleine (Nord-Pas-de-Calais) un mois auparavant ! Ces discours de l’âge de glace ont, bien étrangement, un désagréable goût de réchauffé…

4) Les grands phares de la pensée

Christian Flavigny

Quand Alain Escada parle, il pense rarement par lui-même. Il préfère citer, durant des dizaines de minutes, des personnalités diverses et variées dont il est très fier d’affirmer qu’elles pensent comme lui. Sont ainsi convoqués, par exemple : Lionel Jospin, François Fillon, Philippe Arino, Benoît XVI, Edwige Antier... Alain Escada s’attarde en particulier sur le pédopsychiatre Christian Flavigny, à tel point qu’il semble sous-entendre que ce dernier n’est pas du tout en désaccord avec Civitas, bien au contraire. Libre à chacune des personnalités citées de confirmer ou d’infirmer leurs affinités avec Civitas. Enfin, s’inspirant, comme on le voit, des plus grands penseurs, Alain Escada se vante également d’avoir influencé lui-même des polémistes médiatiques comme Yvan Rioufol, Eric Zemmour et Robert Ménard.

5) Des chiffres et des lettres

A Civitas, on aime les chiffres, et on le montre. Âmes sensibles s’abstenir ! En voici quelques-uns, accompagnés éventuellement des conclusions qui les éclairent…

En France, il y aurait 20 000 familles polygames et 20 000 couples de même sexe élevant un enfant : si on légitime les familles homoparentales, on devrait donc légitimer les familles polygames. En Espagne, la comparaison de 800 études internationales aurait montré que les couples homos seraient instables, perturberaient leurs enfants et menaceraient la construction de la « sexualité normale de l’enfant ».

Aux USA, un homo aurait 8 partenaires par an tandis qu’un hétéro en aurait 1,2 par an. 85% des hétéros seraient monogames tandis que moins de 2% des homos seraient monogames. Aux Pays-Bas, un mariage homosexuel ne durerait qu’un an et demi, et durant cette période de mariage, chaque homosexuel(le) aurait 9 partenaires différents en un an et demi !

Du point de vue des lettres, Alain Escada ne se gêne pas pour reprocher aux LGBT de « réinventer » le vocabulaire avec des expressions comme « mariage pour tous » et « égalité des droits », tout en se livrant lui-même à un curieux exercice : désigner les couples de même sexe et les familles homoparentales en n’employant jamais les mots « couples » et « familles ». Ainsi, deux personnes de même sexe ne peuvent former au mieux qu’un « duo », et ne constituent jamais un couple selon lui…

6) La stratégie de l’épouvantail

Qu’on le sache : Civitas a pour but assumé et revendiqué de faire peur, et peu importe comment. Apprenez par exemple que les enfants élevés par deux hommes ou deux femmes seraient plus que tous les autres sujets au stress, à la boulimie, à l’auto-mutilation, au suicide, à l’anorexie, aux drogues, et aux risques d’abus sexuels. C’est évident et incontestable, puisque c’est Mark Regnerus qui le dit !

« Mais c’est pas tout, mais c’est pas tout ! », comme le dit Bourvil dans une chanson célèbre. Apprenez encore que les enfants élevés par deux hommes ou deux femmes « ont un risque de déconstruction de leur sexualité » et « sont déterminés vers l’homosexualité ». Escada est formel : « 36% des enfants élevés par des couples de femmes ont des tendances homosexuelles ».

« Mais c’est pas tout, mais c’est pas tout  » ! Citons encore Escada : « 29% des enfants élevés par des couples de même sexe ont avoué avoir entretenu des relations avec un de leurs parents adoptifs« . Une dame à côté de moi a poussé un cri en entendant cela. J’aurais voulu pousser un cri également, mais pas pour les mêmes raisons…

L’anecdote préférée d’Alain Escada, que nous intitulerons « Jean a quatre papas« , fait mouche à tous les coups : cette fiction cousue de fil blanc, grâce à laquelle l’orateur maladroit tente de montrer que l’homoparentalité pourrait donner quatre pères à un enfant appelé Jean, ne manque pas de faire pousser des cris d’horreur aux militants épouvantés.

Il ne faudrait pas oublier non plus l’histoire édifiante que nous appellerons « Les lesbiennes sourdes« , et que nous citons ici de mémoire : deux lesbiennes militantes aux USA auraient exigé une insémination dont le donneur serait issu d’une famille de sourds depuis trois générations, pour être sûres que l’enfant soit sourd comme elles ! A ce point-là, l’auditoire ne contient plus son indignation contre les homos, qui font tous preuve, selon l’orateur lui-même, d’un « égoïsme dégénéré« .

7) L’APA et les papas : les homos sont partout.

La grande majorité des études scientifiques est favorable à l’homoparentalité. Alain Escada a une explication simple : c’est que l’APA, l’Association Américaine de Psychiatrie, serait « maîtrisée » par le « lobby homosexualiste », qui en contrôlerait les publications. L’ancien président de cette association lui-même aurait condamné cette association pour cette raison !

D’ailleurs, selon Escada, les « homosexualistes » se seraient infiltrés dans les lieux de pouvoir : il parle à plusieurs reprises de ces « homosexuels notoires » qu’il cite nommément, au premier rang desquels se trouve Christophe Chantepy, directeur de cabinet de Jean-Marc Ayrault.

8) Un invité de marque ?

Installé confortablement au fond de la salle, j’ai bien cru apercevoir dans les premiers rangs la présence d’Etienne Pinte, ancien maire de Versailles et ancien député des Yvelines. Mais, sur ce point, je dois avouer ma grande incertitude, car du fond de la salle, je n’ai pas forcément bien distingué le visage d’Etienne Pinte ou de la personne que j’ai prise pour lui.

9) N’oubliez pas le guide !

Alain Escada a répété à satiété qu’il a publié, il y a quelques semaines, un livre qu’il trouve fort bon, et dont il recommande vivement l’achat à toutes les ouailles qui l’écoutent. Surtout, ne l’achetez pas, même par curiosité : non seulement vous auriez tort de lui donner vos sous, mais de toute façon, il base, de son propre aveu, le contenu de ses conférences sur son livre. Ce compte rendu ou ses conférences vous donnent donc un aperçu suffisant de l’ouvrage qu’il a commis : gardez vos sous pour aider SOS Homophobie, l’APGL ou la commission LGBT de votre parti de gauche préféré !

10) Le spectacle continue.

Même si Escada nous annonce la fin du monde, pour lui tout cela n’est qu’un début. En effet, il l’annonce fièrement : Civitas est en tournée dans toute la France jusqu’au mois de février, et la conférence de Paris n’est qu’une étape dans cette série de conférences.

Mais le ton est d’ores et déjà donné : Escada a l’intention de taper toujours plus fort. Il milite pour le retrait du projet de loi sur le mariage, mais il exige aussi et surtout… le retrait du Pacs !  Il exige l’application des propos de Benoît XVI, qui appelait à refuser le comportement homosexuel, et à s’opposer à toute forme d’approbation et de reconnaissance de ce comportement « de manière claire et incisive ».

Bonus : Ecrivons l’histoire ensemble.

A l’heure où j’écris ces lignes, la manifestation de Civitas prévue le 18 novembre 2012 commencera dans une douzaine d’heures. Une contre-manifestation est semble-t-il prévue à 14h30 au 14 avenue Duquesne, puis un sit-in, déclaré en préfecture, est organisé place Saint-Michel à 15h30. J’espère que la mobilisation de Civitas sera un échec, et que les protestations en faveur de nos droits sauront se faire entendre de manière légale et efficace.

Associations | Famille | France | Homophobie | Mariage | Religion | 30.09.2012 - 16 h 18 | 1 COMMENTAIRES
Pour lutter contre le mariage pour tous… ils ne mangeront pas le 31 octobre 2012 !

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Dernière idée en date pour lutter contre le mariage pour tous : ne pas manger durant une ou plusieurs journée(s) !

C’est le site chrétien intégriste le Salon beige, repris par Chretiente.info, qui nous en avertit. L’auteur, qui écrit sous le pseudonyme de Michel Janva, nous annonce que, pour combattre ce qu’il appelle « la dénaturation du mariage », certains ont lancé un très sérieux « appel à une journée de jeûne le 31 octobre« .

Voici quelques extraits de la Déclaration de la Famille missionnaire l’Evangile de la Vie, « sur la gravité des enjeux sociétaux actuels et les réponses que pourraient y apporter les chrétiens et tous les hommes qui cherchent la vérité » :

Le mal qui ronge nos démocraties postmodernes est un « relativisme culturel qui se révèle dans sa nature comme un système favorable à la décadence et à la dissolution de la raison et des principes de la loi morale naturelle  ». […]

Système dominant et monopolistique, le relativisme éthique postule que toutes les conceptions du bien, tous les choix moraux concernant la vie de l’homme, se valent et sont soumis à des orientations variables et transitoires. L’éthique est absolument autonome, émancipée de toute catégorie morale fondamentale et de tout invariant anthropologique. Nous sommes dans une crise du fondement […].

Un des symptômes les plus alarmants de cette mentalité relativiste et positiviste est la désintégration que sont en train de subir des concepts aussi fondamentaux pour la civilisation que ceux de personne, de famille et de dignité avec des effets redoutables sur le respect de la vie humaine, la protection de l’institution du mariage ou la liberté d’éducation des parents. […]

Pour entrer dans l’Espérance, nous implorons le Ciel, pour le sort de notre Humanité et de notre Civilisation, pour l’avenir de nos enfants,  pour le salut des âmes. La Famille Missionnaire l’Evangile de la Vie invite à une journée de jeûne, le 31 octobre prochain […] »

Cette date n’a pas été choisie au hasard : c’est en effet le 31 octobre 2012 que le projet de loi sur le mariage et l’adoption pour les couples de même sexe devrait être présenté en conseil des ministres.

Dans le même temps, un communiqué de Renaissance catholique rappelle également, par une citation de Jean-Paul II, qu’il faut prier et jeûner pour s’opposer à l’égalité des droits, en présentant la prochaine Marche pour la Vie qui aura lieu à Paris en octobre 2012 :

Le gouvernement issu des dernières élections a clairement manifesté son intention de continuer à s’attaquer à la famille dite traditionnelle et au caractère sacré de la vie humaine innocente. Sont ainsi annoncés pêle-mêle : le mariage homosexuel avec droit d’adoption pour les « couples » de ce type, la légalisation de l’euthanasie, l’autorisation de recherche sur l’embryon humain, l’augmentation des moyens consacrés à la promotion de l’avortement, l’accroissement des droits de succession… […]

La légitimité de cette marche de prière et de réparation nous semble justifiée par les propos du pape Jean-Paul II dans Evangelium vitæ (§ 100) : « Par son exemple, Jésus nous a montré que la prière et le jeûne sont les armes principales et les plus efficaces contre les forces du mal… Retrouvons donc l’humilité et le courage de prier et de jeûner pour obtenir que la force qui vient du Très-Haut, fasse tomber les murs de tromperie et de mensonges qui cachent aux yeux de nos frères et sœurs, la nature perverse de lois et de comportements hostiles à la vie« .

On prête à Pierre Desproges ces phrases volontairement provocatrices : « J’ai pas peur de l’avouer, j’avais quarante ans passés, eh bien, le jour de la mort de Brassens, j’ai pleuré comme un môme. J’ai vraiment pas honte de le dire. Alors que – c’est curieux – mais, le jour de la mort de Tino Rossi, j’ai repris deux fois des moules. »

Le matin du 31 octobre 2012, reprenez deux fois des céréales et des tartines, et pensez aux gens qui passeront leur journée sans boire ni manger, dans le seul espoir de lutter contre l’égalité des droits…

Education | Homophobie | International | Politique | Religion | 04.07.2012 - 02 h 43 | 1 COMMENTAIRES
Brésil : Deux meurtres homophobes endeuillent le pays, et relancent le débat sur la protection des LGBT

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Deux meurtres homophobes extrêmement violents ont eu lieu durant ces derniers jours au Brésil. Le pays protègera-t-il enfin les LGBT en luttant vraiment contre l’homophobie ?

José Leonardo da Silva

Un meurtre effroyable a eu lieu dimanche 24 juin 2012, dans l’Etat de Bahia. José Leandro et José Leonardo, deux jeunes garçons de 22 ans, revenaient ensemble d’une fête qui avait lieu à Camaçari, une ville située à 41 km de Salvador, la capitale de l’Etat de Bahía. Ils marchaient l’un contre l’autre, quand huit jeunes gens ont croisé leur chemin et les ont pris pour un couple gay. Le groupe s’est mis à insulter les deux garçons, à les frapper, à leur jeter des pierres,… dans un déferlement de violence qui s’est littéralement abattu sur les deux jeunes pris au piège.

José Leandro, grièvement blessé, a été emmené d’urgence à l’Hopital général de Camaçari. Il a été touché en particulier à la mâchoire et à l’oeil gauche, quasiment crevé. José Leonardo, quant à lui, a été frappé jusqu’à tomber à terre. Battu par le groupe, et frappé plusieurs fois à la tête, il est décédé en se vidant de son sang. Alertée par un témoin, la police est intervenue et a arrêté plusieurs membres du groupe, tous âgés d’une vingtaine d’années.

Les deux garçons n’étaient pas gays : il s’agissait de deux frères jumeaux. La fiancée de José Léonardo, qui est mort sous les coups des homophobes, était enceinte de trois mois. Si elle ne se répète pas, l’histoire semble pourtant parfois bégayer : en juin 2011, un père brésilien et son fils avaient été brutalement agressés par un groupe de jeunes, car ils avaient été pris pour un couple gay. L’un des jeunes avait alors arraché, de ses dents, un bout d’oreille au père de l’adolescent.

Lucas Ribeiro Pimentel

Le second meurtre est tout aussi horrible et abject. Le 25 juin, le corps du jeune gay Lucas Ribeiro Pimentel, âgé de 15 ans, a été retrouvé gisant dans le fleuve Paraíba do Sul, qui traverse la ville de Volta Redonda dans l’état de Río de Janeiro. Le jeune garçon, qui était ouvertement homosexuel, a été molesté selon la police pour des motifs clairement homophobes. Il a été frappé, torturé, mutilé : d’abord battu avec violence, il a ensuite été sodomisé avec un bâton, et ses agresseurs sont allés jusqu’à lui crever les deux yeux, avant de jeter son corps inerte dans le fleuve.

Ces deux histoires affreuses ne sont pas des cas isolés au Brésil : selon le secrétariat brésilien aux Droits de l’Homme, un rapport de 2011 a dénombré près de 300 meurtres homophobes dans le pays. Un groupe de militant(e)s LGBT affirme qu’il y aurait au moins un(e) LGBT assassiné tous les trois jours dans l’Etat de Bahia.

La sénatrice Marta Suplicy

Dans ce contexte, le débat sur la protection des LGBT est relancé au Brésil. Jusqu’ici, les droits LGBT semblaient plutôt menacés par les lobbies anti-LGBT, majoritairement religieux. D’une part, en 2011, Dilma Rousseff avait renoncé au programme de prévention de l’homophobie à l’école qui devait aider à lutter contre ces formes de violence. D’autre part, le 28 juin, c’est-à-dire trois à quatre jours après la mort des deux jeunes gens, la Chambre des Députés du Brésil a dû débattre du projet d’un député et pasteur évangélique, João Campos, qui voulait faire annuler une résolution du Conseil Fédéral de Psychologie interdisant aux psychologues  de chercher à « guérir » l’homosexualité – comme s’il s’agissait d’une maladie…

Mais une femme politique brise à présent la loi du silence : la courageuse sénatrice Marta Suplicy a évoqué ces deux crimes pour que soit mise en place une loi qui permette de réprimer l’homophobie et de combattre la violence envers les homosexuels. Il reste à espérer que Marta Suplicy sera entendue par les parlementaires brésiliens, et que les conservatismes religieux ne se rendront pas coupables de mépris et d’indifférence face à ces crimes de haine.

Adoption | France | Mariage | Religion | 02.07.2012 - 18 h 34 | 26 COMMENTAIRES
Le médiatique archevêque de Paris, André Vingt-Trois, lance la guerre contre le mariage pour tous : « la société n’est pas laïque ».

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Dans un entretien accordé au journal catholique La Vie, le très médiatique et influent cardinal André Vingt-Trois, qui est également président de la Conférence des évêques et archevêque de Paris, s’exprime au sujet du mariage pour tous. Même si les termes employés sont méticuleusement choisis, la déclaration de guerre qu’il lance contre cette mesure est ferme et résolue.

Le bon cardinal appelle à ne pas créer de « divisions »  au sein de la société. La conception de la démocratie et de la laïcité qu’il défend à cette occasion est assez étonnante. Pour lui, une mesure ne doit pas être appliquée même si elle est défendue par la majorité politique au pouvoir, et la laïcité n’a pas sa place dans la société !

Une majorité politique qui prendrait des décisions sans considérer les divisions qu’elles pourraient provoquer ferait une erreur. Je veux rappeler ici que si la République est laïque, la société, elle, n’est pas laïque.

Que veulent les couples de même sexe ? Pour les gens doués de sens commun, ils veulent avoir le droit de se marier et d’élever des enfants. Pour André Vingt-Trois, la réponse est plus simple : ils veulent « consommer des enfants » ! On aura compris le grossier double sens de cette affirmation, qui n’est pas une simple allusion au libéralisme, mais sous-entend également que l’enfant sera considéré comme un objet, qui pourra être maltraité, et auquel on pourra faire n’importe quoi…

Dans la représentation culturelle commune, on est passé progressivement de la transmission intergénérationnelle, et donc de la responsabilité à l’égard des enfants, à une attitude de « consommation » des enfants comme un bien auquel chacun aurait droit. Ce bouleversement est un retournement complet.

Qu’on en soit assuré : André Vingt-Trois ne recule devant rien. Il n’hésite pas à mettre sur le même plan l’homosexualité et « toute orientation sexuelle ». Comprenez par là, dans l’esprit de l’homme d’Eglise : la zoophilie, la pédophilie, l’inceste,… Légaliser les droits LGBT amènerait donc à l’universalisation de ces pratiques !

Par ailleurs, certains exigent que la société donne un statut légal aux orientations sexuelles. Or beaucoup de philosophes expliquent qu’il y a une différence entre le sexe, qui est constitutif de la relation sociale, et l’orientation sexuelle. Si on confond les deux, on réclame que toute orientation sexuelle puisse être institutionnalisée et universalisée. Mais si on fait la loi pour satisfaire chaque catégorie particulière, quelle peut être sa valeur universelle ?

André Vingt-Trois laissera-t-il les gens tranquilles, et finira-t-il par accepter que les couples de même sexe puissent se marier ? Non ! Il affirme : « La cause n’est pas si perdue qu’il y paraît. Tout ne serait pas si simple. »

André Vingt-Trois récite ensuite avec application la rhétorique extrémiste développée depuis quelques années par les autorités ecclésiastiques. Il essaie de relier les revendications LGBT… à la crise financière de 2008 ! En jouant sur les différentes significations du mot « libéral », André Vingt-Trois essaie d’instrumentaliser un événement économique pour en tirer un argument anti-LGBT !

Il faut éclairer et combattre l’orientation globale qui sous-tend ce projet : la généralisation du libéralisme individualiste dans tous les domaines de l’existence humaine. Ce qui nous menace dans le domaine économique et financier nous menace aussi dans la vie familiale et sociale. L’homme est un tout.

Se rappelant soudain que le catholicisme a longtemps eu une tradition sociale, il s’adresse aux catholiques de gauche et au gouvernement en essayant de faire croire qu’il est incompatible de défendre une doctrine sociale et d’être favorable aux droits LGBT :

On ne peut pas s’appuyer sur deux dynamismes antagonistes pour gérer une même réalité : on ne peut pas, d’un côté, vouloir une économie solidaire qui surmonte les intérêts particuliers et, de l’autre, promouvoir une morale sociale qui soit simplement l’addition des désirs particuliers. Il me semble que l’ambition du gouvernement est de construire une société solidaire garante d’un bien commun qui dépasse les intérêts individuels. Il se tromperait en imaginant « jouer » le collectif en économie et l’individualisme dans les mœurs.

Evidemment, rien ne nous sera épargné, et André Vingt-Trois reprend l’antienne bien connue de la décadence, qu’avait déjà entonnée en son temps Christine Boutin. Si les couples de même sexe se marient, il est évident que l’apocalypse s’abattra sur la société française, et que le pays sombrera dans le chaos le plus infernal :

Vider le mariage de sa fonction sociale est une mesure qui mine le sens de l’appartenance sociale dans tous les domaines. […] Quand des mutations font courir un risque majeur à la société et à l’homme, nous devons d’abord jouer un rôle d’éveilleur ou de sentinelle, puis prendre nos responsabilités.

Enfin, il appelle les catholiques à agir contre le mariage pour tous de deux manières : en s’exprimant et en s’engageant contre cette mesure, mais aussi en montrant l’exemple de ce que doivent être des familles idéales…

Cette interpellation, cette contestation démocratique doivent s’exprimer dans les urnes, dans la prise de parole et dans les engagements ­civiques et sociaux. C’est pourquoi j’appelle au courage politique les responsables qui, à gauche et à droite, sont contre le libéralisme individualiste en matière sociétale. Si ceux-ci n’ont pas le courage de dire ce qu’ils pensent qui le fera ? Tous les chrétiens doivent avoir à cœur de s’exprimer dans leur droit de citoyen.

Ensuite, il y a l’exemplarité des catholiques. Affirmer qu’il est préférable pour des enfants d’avoir un père et une mère n’est pas crédible si nos familles apparaissaient comme des lieux invivables. Mais si les familles chrétiennes montrent qu’elles traversent les crises, qu’elles font grandir chacun dans l’harmonie et la communion, alors le voisin de palier peut se dire : « Ils pratiquent ce qu’ils disent et cela m’intéresse. » Le chrétien ne vise pas à former une société dans la société. Il vise l’universel, et ne s’en cache pas.

On a bien compris que, pour André Vingt-Trois, la famille hétérosexuelle chrétienne est supérieure aux familles homosexuelles. Il serait bien avisé de regarder davantage autour de lui, et de voir que les parents chrétiens ne sont en rien supérieurs aux parents de même sexe…

On trouvera dans La Croix un second compte rendu de cet entretien.

France | Homophobie | International | Islam | Justice | Medias | Musique | Non classé | People | Politique | Religion | 04.06.2012 - 01 h 17 | 25 COMMENTAIRES
Faut-il tolérer le dernier spectacle de Dieudonné au nom de l’humour et de la liberté d’expression ?

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Strasbourg, Marseille, Montpellier, Montréal, Bruxelles… : depuis quelques semaines, les différentes municipalités françaises et francophones ne savent plus comment gérer le « cas » Dieudonné. Spectacle annulé à Montréal, carrément interrompu par la police à Bruxelles, objet d’un vif procès à Montpellier, étudié de près par la préfecture à Strasbourg, jugé « pas désirable » par la mairie de Marseille… C’est un nouveau cas d’école qui se présente, en ce qui concerne la réflexion sur les limites de l’humour et de la liberté d’expression. Le dernier spectacle de Dieudonné, « Rendez-nous Jésus », sombre en effet, une fois de plus, dans le mauvais goût grotesque et l’excès écoeurant. 

Dieudonné, dans son dernier spectacle, s’en prend d’abord à la Gay Pride, puis à la communauté juive. En s’attaquant aussi bien aux homosexuels qu’aux Juifs, Dieudonné croit faire preuve d’humour, montrer un esprit rebelle et défendre les musulmans (qui ne lui ont rien demandé). En réalité, il ne fait que donner libre cours à une paranoïa hystérique, qui l’amène à dire : « Se moquer de la Gay Pride, c’est devenu blasphématoire, au même titre que la Shoah ». Mais, comme souvent, il confond la moquerie et l’injure…

Sur la Marche des Fiertés, l’humoriste auto-proclamé lance :

« C’est de la merde, la Gay Pride. […]

C’est un ramassis de poils, de vomi et de bière. »

Peu avant cette vidéo, Dieudonné s’est lancé dans une explication oiseuse selon laquelle Jésus était forcément homosexuel, la phrase « Aimez-vous les uns les autres » étant grosso modo le signe de ralliement d’une partouze homo. L’assimilation de l’ennemi religieux à l’homosexuel (et vice versa) est un procédé hélas fort courant…

Durant la vidéo ci-dessus, Dieudonné raconte sa traversée de la Gay Pride avec un petit garçon. Les propos gras à tendance homophobe s’y accumulent à la seconde. Quelques passages à la Bigard peuvent peut-être faire sourire, mais on ne comprend bien le but de ce sketch qu’en écoutant attentivement la fin de la vidéo… En effet, à la fin de cette séquence, Dieudonné en arrive à une comparaison particulièrement stupide entre la Gay Pride et les prières de rue des musulmans. Son but est clairement de faire interdire la première et de légitimer les secondes. Il remarque que la police tolère la Gay Pride, tandis qu’elle « charge » selon lui contre les musulmans qui prient dans la rue, « dans le 19e arrondissement ». Il commente : « Que tu t’encules dans le cadre d’un programme de la ville culturelle de Paris, on peut le comprendre, mais prier sans autorisation…! »

On perdrait son temps, et on ferait trop de publicité aux propos injurieux de ce has been, si on s’efforçait de lister toutes les ignominies que Dieudonné profère ensuite à l’encontre du peuple juif durant le reste son spectacle. Pour donner un exemple parlant, et suffisamment éprouvant à lui tout seul, il suffira de rappeler qu’à la fin de son spectacle, Dieudonné entonne sa chanson « Shoahnanas », dans laquelle il se moque de manière particulièrement odieuse de la déportation des Juifs durant la Seconde Guerre mondiale. On peut écouter, si on a le coeur bien accroché, ce morceau monstrueux de mauvais goût et de mépris :

Je préfère ne pas commenter cet extrait (la chanson originale est plus longue !), dont je ne parviens pas encore à m’expliquer qu’il puisse être, en spectacle, applaudi et repris en coeur par le public… L’horreur et la bêtise extrême laissent sans voix.

C’est bien sûr à Desproges qu’il faut laisser le dernier mot face à tout cela, en rappelant la phrase tellement juste de celui qui était un vrai humoriste :

On peut rire de tout… mais pas avec n’importe qui.

A l’heure où de jeunes Juifs ont été agressés à Villeurbanne, où les religions doivent apprendre à rester du domaine strictement privé sans empiéter dans la sphère publique, et où des partis politiques opportunistes tentent trop souvent de jeter l’opprobre sur des communautés (musulmans, juifs, LGBT…), il est à souhaiter qu’à l’avenir, ce spectacle nocif ne soit pas autorisé par les pouvoirs publics.

Homophobie | International | Islam | Religion | 03.06.2012 - 09 h 10 | 21 COMMENTAIRES
L’écrivain Abdellah Taïa chahuté par des dizaines d’islamistes à l’université d’El-Jadida

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L’écrivain franco-marocain Abdellah Taïa a déjà publié plusieurs romans aux éditions du Seuil, dans lesquels il aborde, entre autres, le thème de l’homosexualité. Il a obtenu le prix de Flore en 2010 pour Le Jour du Roi, ses articles ont été publiés par Le Monde, le New York Times, le magazine marocain Tel Quel, et ses romans ont été traduits en plusieurs langues, dont l’anglais, l’arabe, et plus récemment l’allemand.

Face au succès de cet écrivain en France et dans le monde, il était tout naturel que des universitaires s’intéressent à ses textes, et décident de lui consacrer une journée d’études. C’est ce qu’a fait le laboratoire de recherche du département de langue et littérature françaises au sein de la Faculté des Lettres d’El-Jadida, une grande ville marocaine à une centaine de kilomètres de Casablanca.

Il n’en fallait pas moins pour qu’une manifestation d’islamistes tente de perturber par tous les moyens la rencontre organisée ce jour-là avec Abdellah Taïa. Le site Yabiladi, qui rassemble la communauté marocaine du monde entier, rapporte les slogans et mots d’ordre lancés par les manifestants, furieux de voir s’exprimer librement un écrivain qui revendique ouvertement son homosexualité :

« L’université est pour les étudiants et non pour les homosexuels »

« C’est une honte de voir l’université ainsi en train de mourir »

« Comment peut-il prêcher la liberté, la noblesse et la droiture alors qu’il est lui-même sujet à une déviance sexuelle des plus basses et des plus ignobles ? »

« Il s’agit d’introduire un système sioniste au sein de l’université marocaine. Les grands perdants seront nos enfants qui sont l’avenir de notre pays. Voilà pourquoi nous devons défendre notre identité, nos enfants et notre religion ».

Les islamistes ont mis en ligne une vidéo où ils montrent comment ils ont tenté, par la violence, les cris et l’intimidation, de censurer et d’humilier l’écrivain :

Sur son compte Facebook, Abdellah Taia se veut malgré tout résolument optimiste et offensif, pour le bien de son pays comme pour celui des LGBT  :

Le changement a commencé dans le monde arabe. Et, comme vous, je pense sincèrement que rien ne pourra l’arrêter. Les Marocains, les Arabes, se ré-approprient enfin leur histoire, leur identité libre. Malgré les attaques, les obstacles, l’incompréhension des proches, ce combat va continuer. Doit continuer. Merci fort pour votre soutien.

Pour nous aider à espérer et à agir, il nous invite à réécouter Lauryn Hill : A Change Is Gonna Come

http://www.youtube.com/watch?v=Yc12upkVZtw

L’absence de couverture médiatique de ces événements, en France comme au Maroc, a choqué les journalistes de Slate Afrique. A nous, dès à présent, de faire connaître ces faits, et de défendre la liberté d’expression face aux intégrismes et aux dogmes religieux.

Homophobie | International | Musique | Religion | 10.05.2012 - 18 h 06 | 0 COMMENTAIRES
Lady Gaga menacée par des intégristes en Indonésie

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Il y a quelques semaines, un groupe important de conservateurs chrétiens en Corée du Sud avait décidé de se mettre à prier pour que soit annulé le concert de Lady Gaga prévu à Séoul le 27 avril 2012. L’un des responsables avait affirmé : « Nous allons prier Dieu afin que le concert n’ait pas lieu et que l’homosexualité et la pornographie ne se répandent pas à travers le pays ». Ce concert a par ailleurs été interdit aux moins de 18 ans.

Cette fois, c’est en Indonésie que la star provoque la colère d’un mouvement religieux. L’information a été lancée il y a six jours par le Jakarta Post : le FPI (Front des défenseurs de l’islam) a annoncé qu’il répandrait « le chaos dans Djakarta » si le concert de Lady Gaga prévu le 3 juin à Djakarta n’était pas annulé. Ce mouvement se dit prêt à mobiliser plus de 30 000 personnes afin de créer des perturbations contre le concert de Lady Gaga. Il a annoncé qu’il irait accueillir la star à l’aéroport afin de l’empêcher de mettre pied en Indonésie.

Deux bonnes nouvelles cependant : d’une part, le FPI est connu pour ne pas appliquer les menaces qu’il lance parfois imprudemment. D’autre part, plus de 40 000 fans sont attendus au concert de Lady Gaga. Ils sont toujours plus nombreux que les partisans du FPI…!

Famille | Homophobie | International | Mariage | Medias | Politique | Religion | 02.05.2012 - 00 h 41 | 47 COMMENTAIRES
« Si votre fils de quatre ans a l’air efféminé, cassez-lui le poignet »

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« Si votre fils de quatre ans a l’air efféminé, cassez-lui le poignet » : c’est l’injonction lancée ce dimanche par le pasteur Sean Harris à tous ses paroissiens, en Caroline du Nord.

Dans un sermon haineux et violent, le pasteur Harris s’en prend tous azimuts aux LGBT, et appelle les parents à combattre dès le plus jeune âge toute déviance de genre par rapport au sexe de l’enfant. Pour ce faire, c’est bien simple. Si un garçon de quatre ans se comporte de manière efféminée, il suffit d’abord de prendre des photos de l’enfant, et de les mettre sur youtube « pour que tout le monde puisse se moquer de lui ». Ensuite, selon les préceptes du bon pasteur, il est nécessaire de « lui casser le poignet », et « de lui mettre un bon coup de poing », en lui rappelant que c’est un mâle et qu’il doit agir en mâle.

Vous pouvez écouter ici un extrait tiré de ce discours de haine.

Rappelons que la Caroline du Nord est appelée à se prononcer dans moins d’une semaine sur l’interdiction constitutionnelle du mariage pour tous les couples.

En outre, ce sermon arrive deux jours après le dérapage d’un animateur de radio, à Cleveland, qui recommandait lui aussi de faire preuve de violence envers les jeunes homosexuels – en visant cette fois les lesbiennes. Il lisait à l’antenne le mail d’un père, lui demandant ce qu’il devait faire après avoir vu sa fille adolescente embrasser une copine à elle. L’animateur a répondu : « Vous  devriez la faire violer par un de vos bons copains ».  Depuis, l’animateur a présenté ses excuses, en déclarant que ses propos avaient été « inappropriés », « inexcusables » et « stupides ».

A quand des excuses similaires, de la part du bon pasteur Harris ?

Edit, 02 mai 2012, 20h10 : Le pasteur ne présente pas d’excuses, réaffirme qu’un comportement efféminé de la part d’un garçon est contraire aux préceptes de Dieu, et trouve simplement qu’il aurait dû dire les choses autrement (mais il refuse de dire comment car, dit-il, ça ne tiendrait pas « en cinq mots »).

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