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E.D.H. - Egalité des Droits Homos/hétéros
Le blog de Numa - pour faire appliquer un jour la devise "Liberté, égalité, fraternité".
France | Homophobie | International | Islam | Justice | Medias | Musique | Non classé | People | Politique | Religion | 04.06.2012 - 01 h 17 | 25 COMMENTAIRES
Faut-il tolérer le dernier spectacle de Dieudonné au nom de l’humour et de la liberté d’expression ?

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Strasbourg, Marseille, Montpellier, Montréal, Bruxelles… : depuis quelques semaines, les différentes municipalités françaises et francophones ne savent plus comment gérer le « cas » Dieudonné. Spectacle annulé à Montréal, carrément interrompu par la police à Bruxelles, objet d’un vif procès à Montpellier, étudié de près par la préfecture à Strasbourg, jugé « pas désirable » par la mairie de Marseille… C’est un nouveau cas d’école qui se présente, en ce qui concerne la réflexion sur les limites de l’humour et de la liberté d’expression. Le dernier spectacle de Dieudonné, « Rendez-nous Jésus », sombre en effet, une fois de plus, dans le mauvais goût grotesque et l’excès écoeurant. 

Dieudonné, dans son dernier spectacle, s’en prend d’abord à la Gay Pride, puis à la communauté juive. En s’attaquant aussi bien aux homosexuels qu’aux Juifs, Dieudonné croit faire preuve d’humour, montrer un esprit rebelle et défendre les musulmans (qui ne lui ont rien demandé). En réalité, il ne fait que donner libre cours à une paranoïa hystérique, qui l’amène à dire : « Se moquer de la Gay Pride, c’est devenu blasphématoire, au même titre que la Shoah ». Mais, comme souvent, il confond la moquerie et l’injure…

Sur la Marche des Fiertés, l’humoriste auto-proclamé lance :

« C’est de la merde, la Gay Pride. […]

C’est un ramassis de poils, de vomi et de bière. »

Peu avant cette vidéo, Dieudonné s’est lancé dans une explication oiseuse selon laquelle Jésus était forcément homosexuel, la phrase « Aimez-vous les uns les autres » étant grosso modo le signe de ralliement d’une partouze homo. L’assimilation de l’ennemi religieux à l’homosexuel (et vice versa) est un procédé hélas fort courant…

Durant la vidéo ci-dessus, Dieudonné raconte sa traversée de la Gay Pride avec un petit garçon. Les propos gras à tendance homophobe s’y accumulent à la seconde. Quelques passages à la Bigard peuvent peut-être faire sourire, mais on ne comprend bien le but de ce sketch qu’en écoutant attentivement la fin de la vidéo… En effet, à la fin de cette séquence, Dieudonné en arrive à une comparaison particulièrement stupide entre la Gay Pride et les prières de rue des musulmans. Son but est clairement de faire interdire la première et de légitimer les secondes. Il remarque que la police tolère la Gay Pride, tandis qu’elle « charge » selon lui contre les musulmans qui prient dans la rue, « dans le 19e arrondissement ». Il commente : « Que tu t’encules dans le cadre d’un programme de la ville culturelle de Paris, on peut le comprendre, mais prier sans autorisation…! »

On perdrait son temps, et on ferait trop de publicité aux propos injurieux de ce has been, si on s’efforçait de lister toutes les ignominies que Dieudonné profère ensuite à l’encontre du peuple juif durant le reste son spectacle. Pour donner un exemple parlant, et suffisamment éprouvant à lui tout seul, il suffira de rappeler qu’à la fin de son spectacle, Dieudonné entonne sa chanson « Shoahnanas », dans laquelle il se moque de manière particulièrement odieuse de la déportation des Juifs durant la Seconde Guerre mondiale. On peut écouter, si on a le coeur bien accroché, ce morceau monstrueux de mauvais goût et de mépris :

Je préfère ne pas commenter cet extrait (la chanson originale est plus longue !), dont je ne parviens pas encore à m’expliquer qu’il puisse être, en spectacle, applaudi et repris en coeur par le public… L’horreur et la bêtise extrême laissent sans voix.

C’est bien sûr à Desproges qu’il faut laisser le dernier mot face à tout cela, en rappelant la phrase tellement juste de celui qui était un vrai humoriste :

On peut rire de tout… mais pas avec n’importe qui.

A l’heure où de jeunes Juifs ont été agressés à Villeurbanne, où les religions doivent apprendre à rester du domaine strictement privé sans empiéter dans la sphère publique, et où des partis politiques opportunistes tentent trop souvent de jeter l’opprobre sur des communautés (musulmans, juifs, LGBT…), il est à souhaiter qu’à l’avenir, ce spectacle nocif ne soit pas autorisé par les pouvoirs publics.

France | Histoire | Musique | Non classé | VIH | 01.05.2012 - 04 h 46 | 0 COMMENTAIRES
Il y a vingt-cinq ans nous quittait Dalida.

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C’est dans la nuit du 2 au 3 mai 1987 que Dalida nous a quittés. C’était il y a 25 ans, quasiment jour pour jour – ou plutôt, à l’heure où j’écris cet article, quasiment nuit pour nuit.

Je n’étais pas bien vieux cette année-là. Et pourtant, je me souviens encore précisément des journaux télévisés de l’époque qui rendirent compte de l’événement, le dimanche soir. Une immense communauté de fans, en France et dans toute l’Europe, partageait cette tristesse, et apprenait les derniers mots écrits par la star : « La vie m’est insupportable. Pardonnez-moi. »

Aujourd’hui encore, son frère Orlando (de son vrai nom Bruno Gigliotti) entretient pieusement la mémoire de la chanteuse auprès de ses fans de tous âges. Dans le même temps, des biographies, des articles et des émissions télévisées continuent, chaque année, de rendre hommage à l’artiste qu’elle était.

On a beaucoup parlé de la détresse de Dalida, et des hommes qui ont traversé sa vie, dans des moments souvent très douloureux : Lucien Morisse, Jean Sobieski, Christian de la Mazière, Luigi Tenco, Richard Chanfray, Arnaud Desjardins, François Naudy… Chacun d’entre eux a participé, de manière parfois tragique, à l’écriture de l’un des chapitres qui composent la vie de Dalida. En 1967, la jeune femme est plongée cinq jours dans le coma suite à une première tentative de suicide. D’autres drames personnels s’ensuivront, comme cet avortement, quelques mois plus tard, qui la rendra définitivement stérile.

Si sa carrière artistique l’amène à devenir une star extrêmement populaire, c’est d’abord pour son talent de précurseur, sa grande capacité à renouveler et à diversifier son répertoire. Après le succès de chansons comme Bambino en 1957 (mais aussi Come prima, Les Enfants du Pirée, La danse de Zorba…), elle sait coller à son époque et prend le virage du twist dans les années 60 : c’est une 1ère révolution dans sa carrière. Elle saura ensuite enchaîner les grands succès populaires (Paroles Paroles, Il venait d’avoir 18 ans, Gigi l’Amoroso…) tout en lançant ou en reprenant de grandes chansons à texte (Avec le temps, Je suis malade, Quand on n’a que l’amour…) – unir ces deux répertoires, considérés comme contradictoires, constitue alors une 2eme révolution, qui lui assure un public extrêmement large. A la fin des années 70, elle crée la première chanson « medley » (Génération 78), et, après un très court passage par le reggae (!), elle parvient à devenir l’une des reines du disco – 3eme révolution, qui sera également la dernière.

Qu’on me permette de revenir, en quelques lignes, sur ce qu’a signifié Dalida pour la communauté LGBT. Il faut avoir eu 15 ans en 1972, pour bien comprendre ce que signifiait entendre chanter, sur le gramophone des parents, et dans la voix d’une artiste populaire : « Pour ne pas vivre seul, des filles aiment des filles, et l’on voit des garçons épouser des garçons ». Ce n’était qu’un an après la toute première Gay Pride en Europe ! Une autre chanson de Dalida, en 1979, aborde l’homosexualité (ou plutôt la bisexualité ?) de manière explicite : Depuis qu’il vient chez nous. Dans cette chanson, une femme s’adresse à son époux : « Dieu que tu as changé / Depuis qu’il vient chez nous […] Si sa jeunesse t’attire / Pourquoi ne pas me le dire ? […] Parfois j’ai peur de comprendre / Ce qui se révèle en toi ». Il est difficile de dire les choses plus clairement… tout en gardant la poésie des nuances et des mots !

Mais on peut aller plus loin : tous ceux qui ont aimé Born this way de Lady Gaga devraient savoir que, quels que soient la qualité du texte et le talent de l’interprète, il ne s’agit que d’un avatar post-moderne et plus rythmé de la belle, sensible et mélancolique chanson A ma manière. « Avec des faux pas, des faux plis / Chacun de nous porte sa vie, à sa manière […] Même sous la pluie des mauvais jours / J’ai suivi la ligne d’amour, à ma manière » : à l’époque, tous les LGBT qui entendaient ces paroles, signées Pascal Sevran, ont bien compris qu’elles s’adressaient aussi à eux – sinon à eux, en priorité. Il faudra d’ailleurs qu’un jour les queer studies se penchent sérieusement sur les paroles de toutes les chansons de Dalida… Enfin, qui oserait manquer la célèbre soirée au Tango, qui est consacrée chaque année à Dalida, et qui aura lieu cette année le 16 mai – comme d’habitude en excellente compagnie ? Et qui ignore que Dalida fut l’une des premières personnalités, avec Line Renaud, à s’engager résolument dans la lutte contre le Sida ?

Pour finir, et parce que Dalida avait beaucoup d’humour, je vous propose de visionner ces trois imitations de Gigi, des années 80 aux années 2000. Nul doute que ces vidéos l’auraient encore beaucoup fait rire, si elle était toujours parmi nous :

http://www.youtube.com/watch?v=mbiVbM8oDqs

Vous aurez compris, à la lecture de cet article, que Gigi était la chanson de Dalida que je préférais (avec « Laissez-moi danser », et « Mourir sur scène »). Et vous, quelles sont les trois chansons de Dalida que vous préférez ? 

Post Scriptum : Une époque s’achève, une génération disparaît. Thierry Le Luron, l’imitateur qui avait tant de talent, est mort le 13 novembre 1986, soit quelques mois seulement avant le départ de sa victime préférée – qui, depuis longtemps, lui avait pardonné sa férocité à son égard. Elie Kakou, qui nous a également fait rire aux larmes, nous a quittés en 1999. Pascal Sevran, dont les dernières années ont été si controversées, est mort en 2008, en nous laissant, malgré toutes les polémiques qu’il a suscitées, une belle oeuvre de parolier et d’écrivain. Enfin, le jeune chanteur qui donnait la réplique à Dalida dans la chanson Génération 78, le joli Bruno Guillain, est décédé lui aussi, le 14 décembre 2011. Qu’il nous soit donc permis d’avoir une pensée émue pour ces quatre personnes si différentes, qui ont un jour croisé la vie et l’oeuvre de Dalida – et qui ont également, un petit peu, traversé nos vies à tous.

Famille | France | Homoparentalité | Mariage | Non classé | Politique | UMP | 14.01.2012 - 01 h 24 | 20 COMMENTAIRES
Encore un sondage favorable aux droits LGBT : mariage et adoption !

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Christine Boutin a beau sembler persuadée que les Français sont opposés au mariage et à l’adoption par les couples de même sexe, rien n’y fait : les sondages montrent, mois après mois, que les Français sont très majoritairement favorables au mariage et à l’adoption par les couples gays et lesbiens.

Le dernier sondage en date a été rendu public vendredi 13 janvier 2012. Dans ce sondage BVA, réalisé pour la chambre des notaires de Paris, et diffusé par Le Parisien / Aujourd’hui en France, on apprend que 63% des Français sont favorables au mariage homosexuel ! Encore plus intéressant : 56% des Français sont favorables à l’adoption par les couples LGBT !

La candidat Sarkozy sait bien que l’électorat de droite est plus divisé sur la question : les scores tombent en effet à 51% et 46% de sympathisants de droite favorables respectivement au mariage et à l’adoption par les couples de même sexe. C’est sans doute cela qui l’amène à refuser, une fois encore, l’ouverture des droits civils aux couples et familles LGBT. Mais par cette volonté d’exclusion, il se coupe d’une très grande majorité de Français… qu’il est pourtant bien censé représenter en tant que Président…

Plus d’informations dans Le Parisien / Aujourd’hui en France de ce samedi 14 janvier 2012.

Non classé | 05.01.2012 - 23 h 33 | 0 COMMENTAIRES
Casting contre l’homophobie à Rouen

En 2012, LGBT Droits de Cité s’associe à la CREA (Communauté d’Agglomération de Rouen) et met en place une campagne d’affichage de sensibilisation à la lutte contre l’homophobie.

Dans ce cadre, l’association recherche un homme et une femme, hétérosexuel-le ou homosexuel-le, d’une trentaine d’années afin d’apparaître bénévolement sur ces affiches (format 120 x 175 cm – 45 faces) qui seront installées dans les stations de métro et TEOR, du 9 au 15 mai 2012.

Séance photo à organiser ensemble au mois de janvier. Merci d’avance!

Contact : lgbt.ddc [arrobase ] gmail [point] com

Non classé | 02.01.2012 - 01 h 39 | 1 COMMENTAIRES
Les familles LGBT dans les médias fin décembre 2011

Les familles homoparentales ont été présentées par deux médias nationaux fin décembre 2011.

1) Sur Gulli, chaîne pour les enfants et adolescents, un joli documentaire de la série documentaire « Portrait de familles » a abordé le thème « La famille autrement ».

Peggy Olmi y présente un reportage sur Magali Tiercelin pour la boîte de production « Elephants et compagnie ».  La présentation introductive réalisée par David Abiker est sympathique mais assez… déroutante, même s’il lance que, dans la famille, « tous les modèles sont acceptables, tous les modèles sont critiquables ». Pour lui, la mère de famille est « le dernier modèle qu’il reste » – « que la mère de famille soit un homme ou une femme ». Il ajoute que la famille doit, selon lui, « créer du bonheur pour ses enfants et pour elle aussi ».

Quatre portraits se succèdent : « Famille XXL » : une famille recomposée avec de nombreux enfants, « Famille homoparentale » : un couple de lesbiennes avec deux enfants, « Familles en colocation » : deux femmes célibataires qui cohabitent ensemble avec leurs enfants, et « Famille de coeur » : une mère célibataire qui a choisi une « marraine de coeur » pour ses enfants.

Le second reportage concerne Wanda et Valérie, qui ont eu chacune un enfant.  Elles se sont rencontrées il y a 24 ans, et elles ont eu pour enfants Raphael (8 ans) et Maud (6 ans). Elles ont fait appel à des donneurs différents, et chacune d’entre elles a porté l’un des deux enfants. Comme beaucoup de lesbiennes, elles ont dû, pour avoir leurs enfants, « braver la loi française ».

Elles forment aujourd’hui une famille heureuse, et le reportage est attendrissant, en particulier grâce aux entretiens avec les deux enfants. On s’étonne que ce soit Boris Cyrulnik qui ait été l’expert choisi pour s’exprimer sur cette situation : il est certes médiatique, mais il y a d’autres spécialistes qui connaissent mieux cette question précise (des psychiatres comme Stéphane Nadaud et Serge Hefez, ou d’autres spécialistes comme Geneviève Delaisi de Parseval, Irène Théry, etc.). La première partie du reportage s’achève ainsi : « Leur famille est unie », mais « les deux femmes ont parfois besoin d’aide pour faire reconnaître ce qu’elles considèrent comme une vie normale ».

Il faudrait un changement de la loi pour que leur famille soit enfin reconnue à l’égal des autres familles traditionnelles. On voit la jeune Maud se faire gronder à l’école puis par l’une de ses deux mamans pour avoir tapé l’une de ses camarades : « Wanda et Valérie sont confrontées aux mêmes problèmes d’autorité avec leurs enfants que les autres familles. » Chacune des deux mamans compare son style d’autorité : l’une crie davantage, l’autre est plus ferme. « Wanda et Valérie savent se montrer fermes ». C’est l’inénarrable Boris Cyrulnik qui conclut : « On est en train de mettre en place aujourd’hui une société où la loi est essentiellement énoncée par les femmes, les mères. »

La journaliste met enfin en lumière le rôle de l’APGL pour les deux femmes, ce qui est très bien et très utile. Par contre, on regrette qu’elle décrive l’association comme « la seule association en France qui défend les parents Gays et Lesbiens », puisqu’il existe également l’ADFH et EAC. Alors qu’il existerait 100 000 familles homoparentales en France, Mickael Boyer regrette que les familles homoparentales « n’existent pas », juridiquement, aux yeux de la loi française. « Dans notre asso, on a même des grands parents gays et lesbiens », et des ados qui racontent leur vie en famille LGBT.

On appréciera la conclusion du reportage : « Aujourd’hui, Raphael et Maud sont des enfants équilibrés. La seule chose qu’il leur manque, c’est d’être reconnus en tant que frère et soeur, et en tant que véritable famille. Et de ce côté-là, le combat ne fait que commencer. »

La video n’est disponible en replay que jusqu’au 3 janvier 2012 : dépêchez-vous si vous voulez en profiter ! S’il est déjà trop tard, vous devrez vous contenter de lire attentivement ce compte rendu ! 😀

2) Dans Télérama, Aude Dassonville se penche sur l’approche dite « bioéthique » de la famille dans son article « La cellule qui divise ».

Trois pages du Télérama n°3232-3233, qui s’étend du 24 décembre 2011 au 6 janvier 2012, sont consacrées en paticulier à la GPA.

Sous couvert de bioéthique, c’est surtout le retard français qui se creuse en matière de parentalités. La journaliste regrette que le débat sur la bioéthique en 2011 ait officiellement figé la position française pour 7 ans : « Le don  de gamètes restera anonyme, seuls les couples hétérosexuels et en âge d’avoir des enfants (mais victime d’une infertilité médicalement reconnue) auront accès à la PMA, et le recours aux mères porteuses continuera d’être prohibé ».

Les passions déchaînées par la question de la GPA « transcendent le traditionnel clivage droite-gauche ». A l’UMP, le député Jean Léonetti a verrouillé la loi, tandis que le sénateur Alain Milon est favorable à la GPA. A gauche, Elisabeth Badinter et Irène Théry, qui défendent vivement la GPA, affrontent Sylviane Agacinski et Gisèle Halimi, qui y sont résolument opposées. « Le gynécologue et obstétricien Israël Nisand est pour ? Le gynécologue et obstétricien René Frydman est contre ! » En psychanalyse, Geneviève Delaisi de Parseval défend ce à quoi Jean-Pierre Winter s’oppose. Les arguments sont clairs : pour les partisans de la GPA, « c’est aux femmes de décider », et « la maternité ne se confond pas avec la grossesse ». Pour les opposants, la GPA revient « à prendre le ventre des femmes comme un espace à louer ».

La GPA apparaît dans la presse people (Elton John, Sarah Jessica Parker,…), et même… dans Joséphine Ange gardien ! En outre, l’interdiction de la GPA en France en limite en réalité la possibilité aux couples disposant de riches moyens et pouvant partir à l’étranger. Les époux Mennesson ont effectué un parcours du combattant juridique pour faire reconnaître leur famille, mais il ne leur reste que la Cour européenne des Droits de l’Homme pour avoir peut-être gain de cause. L’article cite enfin les Français arrêtés en Ukraine avec leurs fillettes, dissimulées dans un coffre de voiture, qu’un avis du Conseil d’Etat a finalement sauvés en reconnaissant comme l’intérêt supérieur de l’enfant d’obtenir un état civil. Caroline Mécary, d’Europe Ecologie – Les Verts,  finalise un texte pour régler les problèmes « pratiques, juridiques et humains » liés à la transcription d’état civil pour les enfants nés à l’étranger par GPA. Les écologistes étant les alliés naturels du PS, ce texte sera-t-il adopté en cas de victoire de François Hollande en mai 2012 ?

L’article, très bien écrit, est également l’occasion de découvrir l’excellent ouvrage de Dominique Mehl : Les Lois de l’enfantement. Procréation et politique en France (1982-2011). Si tout va bien, le blog E.D.H. devrait vous proposer un compte rendu de lecture de ce livre sous peu 😉

P.S. : le hors série du magazine papier Capital propose ce mois-ci un retour sur les chiffres clés de 2011 en France. Bien que deux pages pleines soient consacrées à la diversité des familles françaises aujourd’hui, il n’y a pas un mot sur les familles homoparentales – l’expression n’apparaît même pas. Bel échec pour un magazine dit de société…

Non classé | 06.11.2011 - 01 h 11 | 2 COMMENTAIRES
[Agenda] 12 novembre 2011 : films et débats sur les thématiques LGBT à Saint-Ouen, toute la journée !

http://www.espace-1789.com/cinema.php?id=787

LIBERTÉS ÉGALITÉS HOMOSEXUALITÉS

Une journée de cinéma contre l’homophobie

À l’initiative de  SIDA : Fonds pour la mémoire.

Samedi 12 novembre
Entrée libre toute la journée

10h30 : projections

DEUX FRÈRES

De John Gabriel Biggs, l’INPES et le ministère de la Santé

(9 min)

Violence et discrimination dans la vie quotidienne.

CUCHILLO DE PALO

De Renate Costa (1h31)

Chasse et discrimination des homosexuels sous la dictature dans le Paraguay des années 80.

12h : table ronde

avec Graciela Cattaneo, psychologue et vice-présidente de AIDES et Louis Georges Tin, président de l’IDAHO (International Day Against Homophobia).

13h: buffet

14h30 > 17h : Projections

SÉANCE FAMILIALE

De Cheng-Chui Kuo (28 min)

L’annonce de l’homosexualité dans une famille taïwanaise

OMAR

De l’INPES et du ministère de la Santé (9 min)

Vivre son homosexualité dans sa cité.

SORTIR DU NKUTA

De Céline Metzger (52 min)

Portrait de maître Alice Nkom, défenseur des droits des homosexuels au Cameroun.

17h > 18h : Table ronde

avec maître Alice Knom, avocate au barreau du Cameroun et Stéphane Maliedji, militant d’Alternatives Cameroun et volontaire à AIDES.

18h > 19h : apéro cubain en musique

20h > 21h30 : projection

WE WERE HERE (1h30)

Construction de la lutte contre le sida à San Francisco dans la communauté gay

21h30 > 22h30 : Table ronde

avec le professeur Willy Rozenbaum, co-découvreur du virus VIH, président depuis 2003 du conseil national du SIDA et Bruno Spire, président de AIDES, médecin et responsable d’une équipe de recherche en sciences sociales sur le S.I.D.A.

Education | Homophobie | International | Non classé | Religion | 07.05.2011 - 10 h 42 | 1 COMMENTAIRES
Bataille en Lettonie autour de l’homosexualité dans un manuel de l’enseignement secondaire.

C’est Jouri Kaza, un journaliste américano-letton, qui nous révèle l’existence du débat : la bataille fait rage en Lettonie autour d’un manuel de sciences sociales distribué aux élèves de l’enseignement secondaire. Dans un passage de cet ouvrage, on peut lire que l’homosexualité n’est pas une maladie et qu’elle constitue un « aspect normal » de la sexualité humaine. Ces propos sont tenus par la psychothérapeute Jolanta Cihanoviča, dont une interview est reproduite au sein du manuel.

Il n’en fallait pas moins pour que les représentants officiels de l’Eglise catholique, de la religion luthérienne et de l’Eglise adventiste du 7eme jour, soutenus par des personnalités politiques, écrivent ensemble au gouvernement pour s’indigner et demander le retrait pur et simple de ces propos. Le ministre de l’Education et de la Science a tranché : la prochaine édition du manuel devra intégrer également le point de vue des Eglises et leur condamnation de l’homosexualité !

Au cours des discussions, des centaines de commentaires homophobes ont déferlé sur les sites lettons, et la psychothérapeute Cihanoviča a été accusée de vouloir rendre les enfants homos en déclarant que l’homosexualité est « normale ». Le journaliste nous rappelle au passage que, selon un récent sondage, 35% des Lettons pensent que le soleil tourne autour de la Terre. Le vrai problème, c’est sans doute l’ignorance. Pas sûr que l’intégration des discours religieux sur l’homosexualité dans les prochains manuels de sciences sociales servira à éclairer les esprits des collégiens et lycéens lettons…

Juris Kaza conclut : « Les guerriers de l’obscurantisme intellectuel ont fait plier l’éducation, et c’est très mauvais signe ».

Pour lire l’article intégral en anglais sur ce débat : http://freespeechlatvia.blogspot.com/2011/05/crusading-obscurantists-attack-social.html

Education | Homophobie | Medias | Non classé | 11.02.2011 - 14 h 59 | 1 COMMENTAIRES
Appel à témoignages sur le harcèlement entre élèves.

Bonjour à tous,

J’inaugure ce blog par un appel à témoignages lancé par une journaliste très sérieuse et sympathique :

Bonjour à tous,

Je m’appelle Emilie Helmbacher et je suis journaliste pour France 2. Je prépare actuellement un reportage pour Envoyé Spécial sur le harcèlement scolaire (school bullying) ainsi que sur la cyberintimidation entre élèves. Pour l’instant, j’en suis au stade de l’enquête et de la prise de contacts. Il ne s’agit pas encore de rencontrer mes interlocuteurs et de les filmer, mais simplement d’avoir des personnes au téléphone qui pourrait témoigner à ce sujet.
Y a-t-il parmi vous des professeurs qui auraient été confrontés à ce problème de harcèlement entre élèves ? Et si non, des collègues vous en ont-ils parlé ?
Notez-vous une évolution au sein de vos classes (primaires, collèges, lycées) de ce type de comportement ?
Avez-vous les moyens de réagir face à ces problèmes ? Si oui lesquels ? Si non, qu’est-ce qui doit être mis en place pour essayer de réduire le nombre de cas ?
Vous sentez-vous soutenus par votre hiérarchie ?

Je serais vraiment ravie de discuter de ces questions par téléphone avec vous. Pour cela, je vous propose de m’envoyer un email afin que nous échangions nos coordonnées et que je puisse vous appeler. Mon email : emilie.helmbacher@gmail.com

Merci d’avance pour votre aide,
Emilie Helmbacher.

Si vous avez été victime ou témoin de harcèlement homophobe, sexiste, raciste, etc. à l’école, au collège ou au lycée, n’hésitez pas à la contacter.

A bientôt,

Numa.

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