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E.D.H. - Egalité des Droits Homos/hétéros
Le blog de Numa - pour faire appliquer un jour la devise "Liberté, égalité, fraternité".
Famille | France | Homoparentalité | Homophobie | Medias | 21.08.2012 - 01 h 23 | 15 COMMENTAIRES
Ouest-France : 3eme édito sur les droits LGBT en moins de 2 mois.

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Depuis quelques semaines, les éditos de Ouest-France se suivent… et se ressemblent beaucoup. En sept semaines, pas moins de trois éditos ont été consacrés à la question de l’égalité entre les couples de même sexe et les autres couples.

Le 1er juillet 2012, c’est la pieuse Jeanne Emmanuelle Hutin, fille du PDG, qui nous expliquait benoîtement qu’il ne faut surtout pas accorder l’égalité des droits aux homosexuels – à cause de la crise économique et financière. Eh oui : « Nous sommes en pleine tempête économique », remarque avec grande clairvoyance la fille de son père. « Il serait donc très imprudent de bouleverser les structures de la société ». L’argumentation est imparable !

François-Régis Hutin

Le 11 août 2012, c’est le père, le tout aussi zélé François-Régis Hutin, qui intervient directement. L’éditorial porte un nouveau titre, l’argumentation est un peu différente, mais les idées défendues sont les mêmes : à cause des LGBT, « la notion même de mariage serait encore plus dévaluée et même privée de son sens profond ». Il faut croire que l’éditorial de la fille était très mauvais, pour que le père se sente ainsi obligé de reprendre la même idée qu’elle au bout de six semaines.

Mais… jamais deux sans trois ! Le 20 août 2012, après la fille, puis le père, c’est le saint esprit Jean-François Bouthors qui produit un troisième éditorial (en moins de deux mois) consacré à l’ouverture du mariage pour les couples de même sexe. Cependant, ce nouvel article est beaucoup moins clair dans son intention que les deux précédents. Le ton est différent : le journal finirait-il par céder aux nombreuses réclamations de lecteurs justement indignés, qu’il n’a sans doute pas manqué de recevoir suite à son acharnement malsain contre les droits LGBT ?

En effet, après avoir vertement condamné l’égalité des droits dans deux éditos différents, Ouest-France se met maintenant à espérer l’émergence d’un « vrai débat » sur la question. Il s’agit là d’un procédé assez étonnant, pour ne pas dire d’une démarche perverse : on condamne d’abord, puis on invite ensuite au débat !

L’éditorialiste lance aux lecteurs du journal : « Un effort doit être fait pour échapper aux simplismes, aux raccourcis, aux préjugés, aux caricatures ». Il est à espérer qu’en employant ces termes, l’auteur pense très fort aux deux éditos de la famille Hutin & Hutin Jr, qui n’ont fait qu’accumuler les poncifs les plus ineptes au profit d’une idéologie néo-conservatrice.

M. Bouthors exprime des réserves sur l’ouverture du mariage, qui ont dû plaire aux Hutin : d’abord, si les Français sont favorables au mariage et à l’adoption pour les couples de même sexe, ces sondages « ne suffisent pas à dire ce qui est juste ou éthique ». D’autre part, il rappelle que l’Eglise défend une « vision anthropologique de la famille, fondée sur la différence sexuelle ».

Malgré tout, l’article prend parfois l’exact contrepied de ce qu’ont écrit peu de temps auparavant ses patrons et amis :

Les revendications des homosexuels concernant le mariage et la parentalité interrogent le devenir de la famille. Mais la déstabilisation de celle-ci, qui remonte aux années 1970, n’est pas le fait des homosexuels, loin s’en faut. Paradoxalement, c’est aujourd’hui d’une partie d’entre eux que revient la question, importante, du comment signifier devant la société un engagement durable. Quel que soit le mot employé, cela mérite d’être entendu. De même pour le désir que certains expriment d’élever des enfants : si l’on peut discuter des moyens de le réaliser, il faut reconnaître que ce désir est une valeur fondamentale.

Enfin, le dernier paragraphe est assez mystérieux, et se garde bien de trancher la question, afin, sans doute, que ces deux phrases puissent plaire à tout le monde  :

Ces deux points nous invitent à réfléchir à la famille, à son sens symbolique et à son équilibre, autrement que dans les seuls termes de droits et d’allocations. Quand la loi sera votée, cette question essentielle pour l’avenir des enfants restera posée.

Pour tout dire, il semble que cet article ait surtout été écrit pour redorer quelque peu l’image du quotidien, sérieusement écornée par les deux éditos indignes qu’ont signés la fille du PDG puis le PDG lui-même. Jean-François Bouthors a dû être chargé d’écrire un article vaguement conciliateur, et assez sibyllin sans être totalement creux. C’est sans doute le seul moyen trouvé par le journal pour apaiser les  lecteurs et journalistes mécontents, qui n’attendent pas de Ouest-France qu’il soit un simple journal d’opinion destiné à défendre des valeurs de droite extrême. Que Jean-François Bouthors soit sincère ou non dans son article n’a que peu d’importance : il ne prend de toute façon aucune position, ni en faveur du mariage pour les couples de même sexe, ni en sa défaveur.

M. Bouthors nous invite « à réfléchir à la famille ». C’est effectivement la première chose que devraient faire M. Hutin et sa fille, qui découvriraient ainsi que le mariage et la famille sont des notions assez larges pour pouvoir intégrer tous les couples qui s’aiment, qu’ils soient hétérosexuels ou homosexuels. Quant à M. Bouthors lui-même, son invitation au débat arrive un peu tard, après deux éditos aux conclusions stupides mais péremptoires.

Par ailleurs, pourquoi débattre de mesures qui font partie des engagements fondamentaux du candidat élu à la Présidence de la République ? Le débat démocratique a eu lieu durant les campagnes présidentielle et législative : l’égalité a été plébiscitée par les Français. Il est toujours temps de réfléchir, mais il est surtout temps d’agir – pour l’égalité des droits.

Famille | France | Medias | 17.08.2012 - 09 h 29 | 10 COMMENTAIRES
Amalgames à France Inter sur l’homoparentalité : maladresse ou idéologie ?

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Maladresse d’un texte rédigé à la dernière minute, ou expression d’une vraie croyance idéologique encore bien tenace ? En tout cas, la surprise est grande lorsqu’on lit sur le site de France Inter la description de l’émission « Le débat de midi » du vendredi 17 août 2012 (présentée par Thomas Chauvineau).

Consacré à la question « Faut-il renvoyer les parents à l’école ? », le débat est présenté ainsi sur le site de France Inter :

Le modèle de la famille nucléaire s’effrite peu à peu pour laisser place à ses nombreuses variantes. On ne dit plus seulement ‘papa’ et ‘maman’ mais on peut aussi dire ‘maman’ et ‘maman’ et j’en passe..

Alors, le statut de la parentalité évolue avec la société, le statut de « coparentalité » s’installe et les rôles des mères mais aussi des pères se compléxifient.

De là, le business du soutien à la parentalité foisonne, organismes de soutien scolaire, coachs parentaux, livres de psychologie de l’enfant…

Alors faut-il renvoyer les parents à l’école?

Le raisonnement est clair :

1) Un couple parental n’est plus forcément constitué d’un père et d’une mère : il peut aussi être constitué de deux femmes, « et j’en passe » (on appréciera la formule…).

2) Comme la parentalité « évolue avec la société », et qu’en plus certains recourent à la coparentalité, « les rôles des mères mais aussi des pères se complexifient » (eh oui, c’est bien connu : dans un couple hétérosexuel, le rôle de la mère est très simple, et celui du père également !)

3) Et donc, à cause des variantes à la famille nucléaire, dont les couples lesbiens cités en 1, mais aussi à cause de la coparentalité citée en 2, que se passe-t-il ? Eh bien, on fait naître « le business du soutien à la parentalité », on recourt à des « coachs parentaux » (c’est quoi ?), on oblige à la publication de « livres de psychologie de l’enfant » (comme s’il n’en existait pas depuis des dizaines d’années !), et surtout on enrichit des « organismes de soutien scolaire » !

Le succès d’Acadomia et Complétude comme conséquence directe ou indirecte des couples dans lesquels « on peut dire maman et maman » : il fallait y penser ! Christine Boutin elle-même n’avait pas songé à user de cet argument : heureusement, France Inter était là pour le faire à sa place.

L’émission aura lieu à partir de 12h ce vendredi 17 août. Espérons que les quatre invités sauront faire preuve de plus d’intelligence dans leurs propos que cette présentation à l’emporte-pièce, qui fait de l’homoparentalité l’origine des organismes de soutien scolaire, des coachs parentaux et des livres de psychologie de l’enfant…

International | Medias | Musique | People | 03.08.2012 - 22 h 04 | 18 COMMENTAIRES
Mika : « Oui, je suis gay »

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Ca y est : le chanteur Mika a enfin fait clairement… son coming out !

Ce n’était pas la question la plus brûlante de l’année, ni le plus grand suspense du monde… Mais enfin, quand on l’interrogeait publiquement sur ses relations et aventures, Mika n’allait quasiment jamais plus loin que cette déclaration qu’il avait faite en 2008 au magazine britannique Out :

Je n’ai jamais vraiment voulu m’enfermer dans une case. On peut me coller une étiquette, mais je ne veux pas m’en coller une moi-même. Est-ce que ça restreint ma manière de vivre ? Non. Je fais toujours ce que je veux. Et ça n’a rien à voir avec une stratégie marketing.

Tout juste avait-il dit, du bout du lèvres, dans une interview réalisée en 2009 par le magazine néerlandais Gay & Night :

Je ne me suis jamais collé d’étiquette. Mais, ceci étant dit, je n’ai jamais mis de limites à ma vie. Je n’ai jamais limité mes aventures. Appelez-moi comme vous voulez. Dites que je suis bisexuel, si vous avez vraiment besoin d’un terme pour me qualifier.

Fans de Mika, vous n’avez plus à vous interroger, à débattre sur le sens de certaines chansons, ou à taire ce que bon nombre savaient déjà mais n’osaient pas dire tout haut : en août 2012, le magazine américain Instinct vous apporte la réponse sur un plateau d’argent !

Dans une interview à paraître en septembre, mais dont quelques extraits circulent déjà, Mika déclare en effet :

« Si vous me demandez si je suis gay, je vous réponds oui. Est-ce que mes chansons parlent de ma relation avec un homme ? Je vous dis oui. C’est grâce à la musique que j’ai trouvé la force d’être à l’aise avec ma sexualité, au-delà des simples paroles de mes chansons. Ca, c’est ma vraie vie.»

Il est toujours bon que des personnalités célèbres, dans tous les domaines de la vie publique, puissent montrer qu’on peut être publiquement homosexuel(le). Mika fait partie de ces personnalités, et ce coming out est tout à son honneur.

On attend avec impatience la sortie du prochain album de l’artiste au succès planétaire, prévue pour le 17 septembre 2012. Il sera en tournée en France à l’automne 2012 : bonne occasion pour le (re)découvrir sur scène !

Censure | International | Medias | Sport | 28.07.2012 - 02 h 34 | 12 COMMENTAIRES
Un baiser entre deux filles diffusé dans le monde entier grâce à la cérémonie d’ouverture des J.O. de Londres !

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La cérémonie d’ouverture des J. O. de Londres 2012 aura incontestablement marqué l’histoire des Jeux. Pleine d’humour et de poésie, cette cérémonie où l’on a pu voir la Reine Elisabeth II voler en hélicoptère, Mister Bean jouer du Vangelis et David Beckham voguer sur la Tamise, a quasiment fait l’unanimité pour elle.

Mais le concepteur de cette cérémonie grandiose et surréaliste, le célèbre Danny Boyle, à qui l’on devait déjà le film Slumdog Millionaire, a fait très fort, puisqu’il a diffusé en plein spectacle un baiser entre deux filles, qui a pu être vu en direct par plus d’un milliard de spectateurs dans le monde entier.

En effet, au cours d’une série de baisers célèbres dans l’histoire du cinéma, où apparaissait entre autres Leonardo DiCaprio embrassant sa belle, tous les spectateurs et téléspectateurs ont pu apercevoir le baiser très explicite d’Anna Friel et Nicola Stephenson :

Ce baiser a une histoire : il s’agit du tout premier baiser entre deux filles qui ait été diffusé par la télévision britannique. C’était au début des années 90, dans un épisode de la très populaire série télévisée Brookside.

Ce qui est plaisant, c’est que ce baiser a été diffusé cette fois, en direct, dans la quasi-totalité des pays du monde, y compris les plus homophobes. Selon de nombreux internautes, il est même devenu, ce 27 juillet 2012, le premier baiser entre deux filles diffusé à la télévision en Arabie Saoudite. L’événement était en direct, le contenu d’une telle cérémonie ne suscite généralement pas la méfiance des autorités, et la diffusion du baiser a été très rapide : la réunion de ces trois éléments a donc pris de court la censure dans bon nombre de pays. Bien joué, Danny !

Enfin, il est à noter qu’on a également pu voir un jeune adolescent portant des habits féminins lors de la diffusion d’une courte séquence tirée de Billy Elliot.

Pour vous, Mesdames (et Messieurs) : la video du joli baiser entre deux filles, dont un extrait a été diffusé lors de la cérémonie d’ouverture, est disponible ici. Vous pouvez la consommer… sans modération !

Discriminations | Droit | Homophobie | International | Medias | Politique | 27.06.2012 - 19 h 29 | 14 COMMENTAIRES
Débat télévisé au Cameroun : « L’homosexualité est un crime contre l’humanité »

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Au Cameroun, un débat a été organisé sur la chaîne Vox Africa entre Sismondi Barlev Bidjocka et Maître Alice Nkom sur le thème de l’homosexualité. Sismondi Barlev Bidjocka est le porte parole du Rassemblement de la jeunesse camerounaise (plus de 360 associations). Face à lui se trouve l’avocate Me Alice Nkom, grande militante pour les droits LGBT.

Voici les 12 minutes de débat qui ont eu lieu :

Le premier interlocuteur se déclare d’emblée « homophobe », et crie à plusieurs reprises : « L’homosexualité, nous n’en voulons pas ». Il répète à plusieurs reprises que, pour lui, « le débat est clos », et qu’il refuse d’en discuter de peur que l’issue du débat ne soit favorable aux LGBT. A partir de 4 minutes, et après s’être référé au « Christ, fils de Dieu », il défend un point de vue incroyable : il se met à argumenter pour dire que, selon lui, « l’homosexualité est un crime contre l’humanité ». Pour lui, l’homosexualité est « une criminalité punie par la loi », et il la compare au banditisme et au viol.

Maître Alice Nkom défend quant à elle, en utilisant bon nombre d’arguments logiques, les droits LGBT. Pour elle, l’acte d’amour n’a pas pour seul but, au contraire de ce qu’affirme son interlocuteur, la procréation. Elle affirme : « Je me bats pour l’égalité de tous les droits pour tout le monde ». Défendant la liberté de chacun, elle lance : « On s’envoie en l’air comme on veut ! » Maître Alice Nkom fait face avec beaucoup d’aplomb à la violence et à l’emportement de son interlocuteur.

Sismondi Barlev Bidjoka conclut : « Nous avons des messages à passer à ceux que Madame défend. Ce n’est pas humain de défendre des causes comme celle d’un homme et un homme. Les droits de l’homme, ce n’est pas ça. »

Vous pouvez regarder ici l’émission complète (Recto Verso de mai 2012). Les déclarations de Maître Alice Nkom y sont parfaites, calmes et profondes :

P.S. : A partir de 17 minutes, le présentateur lui-même donne des chiffres absolument faux : il prétend que seuls 10 pays au monde légalisent l’homosexualité : il confond autoriser l’homosexualité, et reconnaître le mariage homosexuel !

P.P.S. : A partir de 37 minutes, c’est un homme d’Eglise qui intervient. Il considère les homosexuels « comme des malades » qui se sont écartés « du chemin de la justice ». Me Alice Knom réplique à ses arguments avec beaucoup d’habileté et une grande intelligence, en citant notamment l’archevêque Desmond Tutu. « Vous priez pour leur âme, dit Me Alice Nkom, moi je prie pour leur liberté. »

Adoption | Discriminations | DOM-TOM | France | Homophobie | Mariage | Medias | 26.06.2012 - 02 h 02 | 2 COMMENTAIRES
Quand le site le plus consulté de la Réunion… publie un courrier homophobe.

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Le site clicanoo.re est célèbre sur l’île de la Réunion. Au 1er janvier 2011, il était le site le plus lu de toute l’île de la Réunion. En mai 2012, il a encore reçu plus de 1 400 000 visites. Propriété des groupes Cadjee et Hersant Médias, il est en fait le site internet du quotidien régional Le Journal de l’île de La Réunion.

On mesure l’importance, au sein de la société réunionnaise, de ce site – qui existe depuis 1998. Il est donc d’autant plus regrettable que, le 16 juin 2012, ce site ait choisi de publier un courrier reçu de la part d’une certaine Anne-Marie M. Dans cette lettre, la lectrice donne son avis sur l’ouverture du mariage et de l’adoption aux couples de même sexe.

Qu’apprend-on dans ce courrier ? D’abord, l’auteure se lance dans une comparaison des plus hasardeuses entre le mariage pour tous, et, à la file, le terrorisme, les morts sur la route et le diabète. Selon elle, si on légalise le mariage pour les couples de même sexe :

Pourquoi ne pas tolérer le terrorisme au nom de la liberté religieuse ? Pourquoi ne pas tolérer au nom de la liberté individuelle, que des individus roulent en excès de vitesse et mettent la vie des autres en danger ? Pourquoi ne pas tolérer au nom de l’amour que je porte à mon gamin, qu’il prennent des sucreries à longueur de journée et devienne diabétique ?

Ensuite, si les homosexuels réclament des droits, c’est à l’encontre de « l’ordre naturel des choses » qu’ils veulent « pervertir par égoïsme, par vice, par orgueil ». Jamais à court de comparaisons, Mme M. effectue une analogie très audacieuse entre l’homosexualité et la drogue :

Ce n’est pas parce que l’homosexualité existe, qu’il faut la cautionner, (faisons de même avec la drogue puisqu’elle existe !)…

Mais c’est sans doute pour ses profondes connaissances en médecine, psychologie et sciences sociales que le site clicanoo.re a choisi de retenir le témoignage de Mme Anne-Marie M.. En effet, la lectrice se lance dans une longue litanie pseudo-médicale et psychologisante, qu’il faut, par respect pour le subtil déroulement de la réflexion, citer in extenso :

…De plus l’homosexualité n’est pas une fatalité ! Des homosexuels ont pu retrouver leur véritable identité sexuelle via un parcours de guérison intérieure ! Cela existe, mais on n’en parle hélas pas dans les médias et pourtant des témoignages existent à ce sujet ! Souvent l’homosexualité est due à des blessures profondes de vie (incestes, traumatismes affectifs pouvant troubler la personnalité sexuelle de la personne) mais aussi de pratiques sexuelles débridées, (si à la mode de nos jours et ouvertement plébiscitées par les médias en tout genre et des personnalités de ce monde, donnant le mauvais exemple) et de nos laisser-aller à la convoitise de notre chair (films, revues érotiques, clubs échangistes etc.) au lieu de combattre nos mauvais penchants. Nous sommes tous habités par le mal et le bien et il nous faut lutter pour faire triompher le bien en nous et autour de nous ! Certains deviennent bi maintenant, ou après des années de mariage deviennent homosexuels !

On aura évidemment compris l’esprit de tolérance et d’ouverture qui anime Mme M., mais celle-ci pense malgré tout nécessaire de signaler sa bienveillance envers les LGBT. Elle précise donc, à la fin de son courrier :

Je n’ai aucune animosité envers les homosexuels…

Je connais bien la Réunion, et je sais que cette île, au carrefour des civilisations, mérite bien son nom, qui évoque la conciliation et le vivre ensemble de cultures très différentes. Je ne suis donc pas fâché contre les Réunionnais en général, qui forment une population diverse et plus ouverte que cette lettre ne pourrait le faire croire. A l’inverse, je ressens naturellement une certaine antipathie pour cette Mme Anne-Marie M., qui parle sans honte de ce qu’elle ne connaît pas, et qui enfile les sornettes à un rythme effréné dans sa lettre mal écrite.

Mais si je suis en colère, c’est contre le Journal de l’île de la Réunion, et son site Clicanoo.re. Quelqu’un a choisi de publier ce courrier ridicule et de lui donner un large écho en le diffusant. La personne qui a fait cela est un(e) irresponsable, qui n’a pas pensé une seconde au mal qu’un tel courrier pouvait faire pour les jeunes LGBT qui peuvent le lire. Les comparaisons entre les droits LGBT et, au choix, la drogue, les morts sur la route, le terrorisme et le diabète, sont une honte absolue. L’assimilation de l’homosexualité à une maladie mentale dont on doit « guérir » ou à un trouble psychique est abjecte.

Non, Madame Anne-Marie M. et Monsieur le responsable de Clicanoo, l’homosexualité n’est pas « un mauvais penchant » issu de l’inceste ou de traumatismes ! En revanche, la haine et l’homophobie peuvent, quant à elles, causer « de profondes blessures de vie » pour les LGBT qui en sont les victimes – par votre faute.

A présent, les responsables du média clicanoo.re feraient preuve d’honneur et de dignité en retirant de leur site ce courrier scandaleux, et en présentant leurs excuses à la communauté LGBT pour avoir choisi de diffuser ces propos stigmatisants.

France | Homophobie | International | Islam | Justice | Medias | Musique | Non classé | People | Politique | Religion | 04.06.2012 - 01 h 17 | 25 COMMENTAIRES
Faut-il tolérer le dernier spectacle de Dieudonné au nom de l’humour et de la liberté d’expression ?

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Strasbourg, Marseille, Montpellier, Montréal, Bruxelles… : depuis quelques semaines, les différentes municipalités françaises et francophones ne savent plus comment gérer le « cas » Dieudonné. Spectacle annulé à Montréal, carrément interrompu par la police à Bruxelles, objet d’un vif procès à Montpellier, étudié de près par la préfecture à Strasbourg, jugé « pas désirable » par la mairie de Marseille… C’est un nouveau cas d’école qui se présente, en ce qui concerne la réflexion sur les limites de l’humour et de la liberté d’expression. Le dernier spectacle de Dieudonné, « Rendez-nous Jésus », sombre en effet, une fois de plus, dans le mauvais goût grotesque et l’excès écoeurant. 

Dieudonné, dans son dernier spectacle, s’en prend d’abord à la Gay Pride, puis à la communauté juive. En s’attaquant aussi bien aux homosexuels qu’aux Juifs, Dieudonné croit faire preuve d’humour, montrer un esprit rebelle et défendre les musulmans (qui ne lui ont rien demandé). En réalité, il ne fait que donner libre cours à une paranoïa hystérique, qui l’amène à dire : « Se moquer de la Gay Pride, c’est devenu blasphématoire, au même titre que la Shoah ». Mais, comme souvent, il confond la moquerie et l’injure…

Sur la Marche des Fiertés, l’humoriste auto-proclamé lance :

« C’est de la merde, la Gay Pride. […]

C’est un ramassis de poils, de vomi et de bière. »

Peu avant cette vidéo, Dieudonné s’est lancé dans une explication oiseuse selon laquelle Jésus était forcément homosexuel, la phrase « Aimez-vous les uns les autres » étant grosso modo le signe de ralliement d’une partouze homo. L’assimilation de l’ennemi religieux à l’homosexuel (et vice versa) est un procédé hélas fort courant…

Durant la vidéo ci-dessus, Dieudonné raconte sa traversée de la Gay Pride avec un petit garçon. Les propos gras à tendance homophobe s’y accumulent à la seconde. Quelques passages à la Bigard peuvent peut-être faire sourire, mais on ne comprend bien le but de ce sketch qu’en écoutant attentivement la fin de la vidéo… En effet, à la fin de cette séquence, Dieudonné en arrive à une comparaison particulièrement stupide entre la Gay Pride et les prières de rue des musulmans. Son but est clairement de faire interdire la première et de légitimer les secondes. Il remarque que la police tolère la Gay Pride, tandis qu’elle « charge » selon lui contre les musulmans qui prient dans la rue, « dans le 19e arrondissement ». Il commente : « Que tu t’encules dans le cadre d’un programme de la ville culturelle de Paris, on peut le comprendre, mais prier sans autorisation…! »

On perdrait son temps, et on ferait trop de publicité aux propos injurieux de ce has been, si on s’efforçait de lister toutes les ignominies que Dieudonné profère ensuite à l’encontre du peuple juif durant le reste son spectacle. Pour donner un exemple parlant, et suffisamment éprouvant à lui tout seul, il suffira de rappeler qu’à la fin de son spectacle, Dieudonné entonne sa chanson « Shoahnanas », dans laquelle il se moque de manière particulièrement odieuse de la déportation des Juifs durant la Seconde Guerre mondiale. On peut écouter, si on a le coeur bien accroché, ce morceau monstrueux de mauvais goût et de mépris :

Je préfère ne pas commenter cet extrait (la chanson originale est plus longue !), dont je ne parviens pas encore à m’expliquer qu’il puisse être, en spectacle, applaudi et repris en coeur par le public… L’horreur et la bêtise extrême laissent sans voix.

C’est bien sûr à Desproges qu’il faut laisser le dernier mot face à tout cela, en rappelant la phrase tellement juste de celui qui était un vrai humoriste :

On peut rire de tout… mais pas avec n’importe qui.

A l’heure où de jeunes Juifs ont été agressés à Villeurbanne, où les religions doivent apprendre à rester du domaine strictement privé sans empiéter dans la sphère publique, et où des partis politiques opportunistes tentent trop souvent de jeter l’opprobre sur des communautés (musulmans, juifs, LGBT…), il est à souhaiter qu’à l’avenir, ce spectacle nocif ne soit pas autorisé par les pouvoirs publics.

Education | Famille | France | Mariage | Medias | Politique | UMP | 01.06.2012 - 15 h 20 | 24 COMMENTAIRES
Pour Henri Guaino, autoriser le mariage pour les couples de même sexe, c’est créer une « déchirure dans la nation ».

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On a connu Henri Guaino mieux inspiré. En campagne dans les Yvelines, cette plume de Sarkozy use de tout son talent pour justifier les erreurs passées de son mentor, et pour tenter de plaire à l’électorat de sa circonscription. Mais l’exercice a ses limites, et le verbe le plus inspiré ne peut pas cacher les incohérences de fond…

Interrogé par Famille Chrétienne sur le mariage des couples de même sexe, Henri Guaino tente de faire croire que Nicolas Sarkozy a pris position sur ce thème en raison de ses valeurs personnelles, et non pour capter les voix des catholiques les plus conservateurs :

Ne pouvez-vous pas imaginer que les hommes politiques puissent avoir d’autres motivations qu’électorales ? Nicolas Sarkozy a beaucoup réfléchi, beaucoup dialogué. Il s’est forgé des convictions à l’épreuve du pouvoir et de la complexité des choses humaines.

C’est oublier un peu vite les errements de Nicolas Sarkozy sur la question de l’union civile, le statut du beau-parent, etc.

Plus grave, Henri Guaino foule aux pieds à la fois les principes de la logique et les règles élémentaires de la démocratie. Il déclare en effet :

Nicolas Sarkozy a voulu tenir compte de l’état de la société française. Admettons que 60% des Français soient assez « pour » le mariage homosexuel et que 30% le refusent catégoriquement. D’un côté, on a une majorité qui embrasse l’air du temps et de l’autre, une forte minorité résolument opposée parce que cela lui pose un problème de conscience. Le devoir du chef de l’État est de chercher à éviter les déchirures dans la Nation.

La situation doit être bien grave et désespérée, pour que Henri Guaino en arrive à ce point d’incohérence dans son raisonnement. Entre les lignes, il dit tout simplement qu’une mesure, même si elle reçoit l’assentiment de la majorité, ne doit pas être appliquée dans une démocratie, au prétexte qu’une minorité risque de recourir à des moyens extrêmes pour s’y opposer. C’est bafouer le principe-même de la démocratie que d’affirmer cela.

D’autre part, soutenir le mariage pour tous les couples ne signifie absolument pas « embrasser l’air du temps ». M. Guaino ferait bien de garder ses expressions méprisantes pour ceux qui ont fait perdre Nicolas Sarkozy, par leurs positions radicales et haineuses envers un nombre considérable de catégories de la population française (magistrats, homosexuels, immigrés, syndicats,…). S’il veut absolument reprendre les discours du Marine Le Pen et de Christine Boutin, je pense que les gens préfèreront voter directement pour ces deux partis de droite extrême.

Last but not least, Henri Guaino revient sur l’introduction du genre dans les programmes de Première. Là, on n’est même plus dans le manque de logique, mais dans le ridicule le plus complet :

Le président a découvert cela par la presse, et moi aussi ! C’est absolument aberrant. À la rigueur, on peut parler des « genres » en cours de philosophie, mais dans un cours de biologie c’est proprement ahurissant. C’est de la confusion intellectuelle. Seulement, à chaque échelon, c’est le règne du politiquement correct, et personne n’ose prendre de risques par rapport au consensus ambiant. C’est la logique de la machine bureaucratique dont le politique est exclu. Il doit y reconquérir sa place.

Selon Henri Guaino, c’est donc le Président et son conseiller spécial, ou à la rigueur les cadres du parti au pouvoir, qui devraient écrire les programmes de l’éducation. Cela ne se passe ainsi dans aucun pays démocratique… Par ailleurs, s’il y a consensus à tous les échelons de l’Education nationale selon M. Guaino lui-même, pourquoi faudrait-il céder aux quelques récriminations du lobby catholique, qui souhaite de toute façon instaurer des écoles hors contrat libérées de tout programme imposé par l’Etat ?

Pour parvenir à créer la France Forte, Henri Guaino a donc choisi une nouvelle ligne de conduite : appeler de ses voeux à la dictature d’une minorité de conservateurs catholiques, en s’opposant coûte que coûte aux droits civils et à la reconnaissance des LGBT. Il faut éprouver à l’encontre de ses électeurs un mépris absolu pour croire qu’il faut tenir un tel discours afin de récolter leur voix. En tous les cas, si de telles paroles lui permettront peut-être d’être élu dans les Yvelines (ce que je ne souhaite pas), elles l’empêcheront d’être, à mes yeux, un serviteur digne et noble de la République à l’Assemblée nationale.

Homophobie | International | Medias | Musique | People | Publicite | 01.06.2012 - 10 h 05 | 1 COMMENTAIRES
Japon : les bonbons Puccho et le groupe AKB 48 accusés d’encourager l’homosexualité féminine.

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Depuis quelques semaines, les petits bonbons Puccho font polémique au Japon. En cause, une publicité télévisée réalisée par les membres du groupe de musique pop AKB 48. Les filles qui constituent le groupe s’y échangent langoureusement un chamallow acidulé qui passe de bouche en bouche.

Il n’en fallait pas moins pour que 116 plaintes soient déposées contre la publicité, et que la marque soit accusée, entre autres, de promouvoir le lesbianisme.

Sur youtube, le clip mis en lien, vu près de 500 000 fois, est interdit aux plus jeunes pour ne pas les choquer.

Parallèlement, en France, l’homosexualité fait peu à peu son chemin dans la publicité télévisuelle, comme l’a relevé Yagg avec Mc Donald’s Renault, Leroy-Merlin, et la Maif. Je crois bien que la publicité Marie pour la pièce de boeuf aux poivres va bientôt pouvoir être ajoutée à la liste, mais je n’en trouve pas la video sur le net pour confirmer… Si vous la trouvez, ou si vous parvenez à la mettre vous-même sur le net, prévenez-moi !

Famille | France | Homophobie | Medias | 31.05.2012 - 22 h 53 | 6 COMMENTAIRES
31 mai 2012 – Jordan et Guillaume : deux témoignages poignants sur l’homophobie dans la famille

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Il faudrait faire écouter l’émission Libre Antenne, diffusée sur Europe 1 dans la nuit du 30 au 31 mai 2012, à tous ceux qui déclarent que l’homophobie n’existe plus en France.

Libre Antenne est une émission de dialogue, animée en direct par Caroline Dublanche de 23h à 1h, au cours de laquelle les auditeurs peuvent poser leurs questions à l’animatrice sur les problèmes qu’ils rencontrent au quotidien – dans leur famille, au travail, avec leur entourage, etc. Dans la nuit du 30 au 31 mai 2012, Caroline Dublanche a accueilli un témoignage tout particulier : elle a reçu un appel de Jordan, jeune musulman homosexuel de 19 ans.

Jordan, d’une voix très émue, explique le chantage que sa belle-soeur exerce sur lui : elle l’a vu avec un garçon, et elle menace Jordan de dévoiler son homosexualité à ses parents, contre son gré. Cet outing forcé plonge le garçon dans le désarroi, car il a peur que ses parents, musulmans tous les deux, le rejettent hors de chez eux. Il redoute en particulier la colère de son père, qui ne comprendrait pas son homosexualité.

Les échanges entre le jeune auditeur et Caroline Dublanche sont très longs et très riches. On sent l’animatrice parfois embarrassée et hésitante (certains diront même qu’elle est à quelques reprises maladroite). Mais qui ne le serait pas dans un tel cas, complexe et émouvant ? Je ne suis pas tout à fait d’accord avec l’opinion de l’animatrice, qui conseille très fortement à Jordan de nier tout en bloc. Mais la situation est grave : le jeune homme, au bord des larmes, est prêt à fuguer. Il a peur que sa famille le rejette, et il dit avoir « peur de son père et de sa réaction »… On comprend donc que l’animatrice soit prudente. Elle a d’ailleurs tout à fait raison lorsqu’elle dit que le coming out doit être un acte délibéré, et que chacun est libre d’en choisir le moment, lorsqu’il est prêt. Elle envisage beaucoup d’actions et d’attitudes possibles pour le jeune homme, afin de l’aider à faire le meilleur choix possible. Elle entame également un fort joli plaidoyer en faveur du vivre ensemble, et contre les dogmes intolérants des religions. Mais, plus encore que le dialogue entre l’animatrice et l’auditeur, j’ai particulièrement apprécié les différents échanges entre auditeurs que l’émission a permis d’établir.

Le jeune Guillaume, très ému également, est le premier à apporter son témoignage pour aider Jordan. Guillaume est déjà intervenu dans l’émission quelques semaines auparavant : il a été pris en photo dans un journal local, alors qu’il participait à la Gay Pride. Sa mère a très mal réagi (elle a tout de suite voulu « le soigner ») et son père ne lui adresse plus la parole. Guillaume a réussi à parler malgré tout avec sa mère, même si son père refuse pour l’instant d’accepter l’homosexualité de son fils. L’expérience de Guillaume, qui conseille à Jordan de ne pas nier, est très éclairante : pour lui, les parents de Jordan ont déjà senti que Jordan est homosexuel, et ils se le cachent encore à eux-mêmes. J’ai été extrêmement impressionné par la maturité et la réflexion dont Guillaume fait preuve malgré son jeune âge. Je reproche d’ailleurs à l’animatrice de ne pas lui avoir laissé suffisamment la parole, et d’avoir elle-même commenté un peu trop longuement ses propos, pour imposer son propre point de vue.

Deuxième auditrice qui intervient pour aider le jeune Jordan : Nina, une jeune femme très vive, d’origine marocaine. Avec beaucoup d’humour, de franchise, et de liberté de ton, Nina parvient à trouver les mots justes pour parler à Jordan, et pour évoquer les problèmes entre homosexualité et religions. Son discours est très fort et extrêmement poignant. Elle montre que Jordan n’est coupable de rien, et que c’est la belle-soeur de Jordan qui « a le vice en elle » : « elle manipule le bâton contre lui ». Nina incite Jordan à nier, en rappelant qu’il n’est pas encore indépendant, puisqu’il vit chez ses parents. Selon elle, la belle-soeur a « un total manque de respect vis-à-vis de son beau-père » : « elle va parler d’un sujet que les parents de Jordan ne sont pas aptes à comprendre, ça ne se fait pas (…) Elle veut casser la vie de Jordan (…) Elle veut mettre une bombe dans la famille ». Ce témoignage est très personnel et émouvant : Nina explique qu’elle est divorcée, et qu’elle élève seule ses enfants. Cela est très mal vu par sa famille. Nina et l’animatrice exhortent Jordan à ne pas « être un agneau », mais à « être un loup » contre sa soeur : « Il faut penser à soi et se protéger » contre « tous ces préjugés sortis d’un autre âge ».

Enfin, un mystérieux et très juste auditeur, qui se fait appeler Chaudron de la Barque, conclut en s’adressant à Jordan : « Ne vous laissez pas manger la laine sur le dos, soyez un loup lorsque cela est nécessaire ». La fuite n’est pas une solution viable : Jordan ne doit pas fuguer de chez lui à cause de sa belle-soeur.

Les témoignages de Jordan et Guillaume doivent être l’occasion de nous rappeler l’importance d’associations comme SOS Homophobie, Le Refuge, Contact, Homosexuels Musulmans de FranceJe regrette que l’émission n’ait pas renvoyé le jeune homme un peu plus rapidement vers ces associations, mais l’animatrice a donné en direct le numéro d’urgence du Refuge, elle a évoqué l’existence de HM2F, et les coordonnées de ces associations ont été transmises à l’adolescent après son appel.

Je partage en tous les cas le commentaire posté pour le moment sur le site de l’émission :

Soirée bien émouvante

Une fois de plus l émission à été riche en émotion surtout avec le témoignage de Jordan

On peut écouter le témoignage de Jordan à ce lien, de 39 minutes à 88 minutes. Je vous encourage vraiment à le faire.

J’espère qu’Europe 1 nous donnera des nouvelles de Jordan et Guillaume. Si un ou plusieurs des intervenants de l’émission durant la soirée découvrent cet article, je les incite vivement à laisser un commentaire ci-dessous : je serais très heureux de les lire.

Bon courage à Jordan et Guillaume !

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