4297 novembre | 2012 | E.D.H. – Egalité des Droits Homos/hétéros

La bannière doit faire 1005 x 239 pixels

E.D.H. - Egalité des Droits Homos/hétéros
Le blog de Numa - pour faire appliquer un jour la devise "Liberté, égalité, fraternité".
Discriminations | France | Homoparentalité | Homophobie | Internet | Mariage | Medias | 30.11.2012 - 00 h 12 | 23 COMMENTAIRES
Lutte anti-droits LGBT : la journaliste Emmanuelle Duverger assimile les LGBT… aux forces nationales-socialistes d’Adolf Hitler !

Étiquettes : , , , ,

Emmanuelle Duverger se présente comme essayiste et journaliste. Dans les milieux médiatiques et politiques, elle est surtout connue pour être l’épouse de Robert Ménard, avec qui elle a rédigé l’essai polémique « Vive le Pen ! » (éditions Mordicus). Or, elle vient de s’illustrer par une initiative d’un goût plutôt douteux. Sur le site Boulevard Voltaire, où son mari Ménard s’exprime souvent, elle a réagi à la dispute qui a opposé l’animateur Benoît Duquesne au sénateur-maire du 19eme arrondissement de Paris Roger Madec. Et l’illustration qu’elle a choisie pour son article laisse plutôt pantois…

Rappelons que Benoît Duquesne a interviewé Frigide Barjot, opposante médiatique aux droits LGBT, dans les locaux de la mairie du 19eme, alors que Roger Madec ne lui avait pas donné l’autorisation d’utiliser les locaux de sa mairie pour accueillir cette personne précise. Le maire a donc décidé d’empêcher l’interview en coupant l’électricité, et donc la lumière, à l’équipe de tournage de Benoît Duquesne. Cela donne l’occasion à Emmanuelle Duverger de s’emporter, dans un article publié le soir même, contre la « Censure à la mode socialiste« .

Le texte de l’article est plutôt banal : l’essayiste se contente simplement d’égratigner Roger Madec, qualifié d' »apparatchik socialiste », de défendre Frigide Barjot qu’elle cite abondamment, et de s’en prendre à François Hollande, ironiquement désigné comme « grand démocrate ». Mais c’est l’illustration choisie qui attirera l’attention des internautes : vous pouvez la découvrir ci-dessus, en couleurs et en noir et blanc. Est-il bien raisonnable, Mme Duverger, d’apposer un badge aux couleurs du drapeau arc-en-ciel sur une photo d’Adolf Hitler (ici incarné par Chaplin) ?

On voit bien ce dont sont capables les partisans de Frigide Barjot : assimiler les LGBT à la folie meurtrière nationale-socialiste d’Adolf Hitler. Il faut n’avoir aucun respect pour les LGBT, ni aucune considération pour les victimes de la seconde guerre mondiale ou de la barbarie nazie, pour oser la réalisation de tels outrages et injures. Indiquons en outre, au cas où l’illustration ne serait pas assez parlante par elle-même, que l’image est intitulée « boulevard-voltaire-roger-madec-fascisme-gay« …

Lorsque l’on voit jusqu’à quels excès certaines essayistes sont prêtes pour défendre leurs égéries anti-LGBT, la conclusion à tirer de ce montage s’impose d’elle-même : Merci, Monsieur Madec, d’avoir coupé le sifflet à Frigide Barjot ! Et si jamais Emmanuelle Duverger se présente un jour à la mairie du 19eme en compagnie de Frigide Barjot et Benoît Duquesne, n’hésitez pas à aller encore un peu plus loin qu’aujourd’hui : coupez l’électricité comme ce jeudi matin, mais fermez aussi les volets, bâchez les fenêtres, et condamnez les portes, pour qu’ils ne sortent plus de leur pièce avant quelques mois…

Edit du 30.11.2012 (date de l’article) : pour être très précis, l’illustration représente bien Hitler joué par Charlie Chaplin dans Le dictateur (1940). Il s’agit d’un passage célèbre, où Hynkel (le nom du personnage représentant Hitler) prononce un discours expansionniste et antisémite :

Famille | France | Homoparentalité | Homophobie | Monde rural | Politique | UMP | 23.11.2012 - 23 h 24 | 34 COMMENTAIRES
Le député-maire UMP Hervé Mariton fera-t-il de Crest (Drôme) la ville la plus homophobe de France ?

Étiquettes : , , ,

Hervé Mariton

Hervé Mariton est un député UMP bien connu pour ses prises de position répétées contre les droits LGBT. En tant que maire de Crest, une petite ville de 8000 habitants dans la Drôme, il a fait adopter par son conseil municipal, ce jeudi 22 novembre 2012, une motion très particulière qui vise à opposer toute la ville, par l’intermédiaire de ses élus, aux droits LGBT.

Ainsi, c’est avec grande surprise que les conseillers municipaux de la ville de Crest ont découvert la convocation que M. le maire Mariton leur a adressée le 16 novembre 2012. En effet, le premier point inscrit à l’ordre du jour du conseil du 22 novembre 2012 est intitulé ainsi : « Motion contre le mariage des personnes de même sexe ».

Une note de synthèse, jointe à la convocation envoyée, développe le contenu de cette motion en quelques lignes absolument ahurissantes, qui font des droits LGBT des obstacles… au développement durable ! Voici les explications données par le député-maire Mariton :

Motion contre le mariage des personnes de même sexe

La ville de Crest a choisi de développer des actions pour la famille durable comme la préparation au mariage civil, prévue dans l’Agenda 21 pour le développement durable. Le projet de loi sur le mariage et l’adoption pour les couples de même sexe paraît de nature à affaiblir les liens de filiation, à fragiliser l’institution du mariage et la famille.

Aussi, le conseil municipal est appelé à voter une motion contre ce projet.

La ville de Crest

On admirera le lien tissé dans ce texte entre les LGBT et le développement durable ! Faut-il refuser les droits LGBT au nom de l’écologie ? C’est textuellement ce qu’affirme le député-maire Mariton, et, avec lui, le conseil municipal de la ville de Crest. D’après les citoyens présents dans la salle, un très rapide vote à main levée a donné les résultats suivants : 8 votes contre, 2 abstentions et 19 votes pour .

Quelles conclusions tirer de ce vote ? D’abord, ce vote donne une image déplorable de la ville de Crest : les 8000 habitants de cette petite ville ne partagent sans doute pas le rejet caricatural qu’éprouve leur maire envers les droits LGBT. Ce vote est une mauvaise nouvelle pour les LGBT, mais c’est surtout une mauvaise nouvelle pour la ville de Crest, qui est assurément la première ville de France à se signaler par le vote d’une motion de ce genre contre le mariage et l’adoption par les couples de même sexe.

Mais il y a tout de même de bonnes nouvelles. D’une part, l’issue de ce vote montre que des conseillers municipaux de droite n’ont pas accordé leur soutien à cette motion. Il n’y a donc pas unanimité au sein du conseil sur cette question. D’autre part, lorsque la loi sera passée, et si un couple de filles ou de garçons veut se marier à Crest, il y aura au moins 8 conseillers municipaux qui accepteront d’accomplir avec honneur et dignité la tâche que le maire refusera. Enfin, il est clair que cette motion n’a aucune valeur juridique : la loi votée au niveau national s’appliquera même dans les communes dirigées par des maires du genre de M. Mariton.

En conclusion, le député-maire de Crest, s’il le souhaite, peut bien faire voter une motion sur le budget de la France en 2014, sur l’engagement des troupes françaises dans les conflits du monde, ou sur l’organisation de l’enseignement supérieur. Ce genre de motion, tout comme celle sur le mariage et l’adoption, est absolument dénuée de toute valeur. La législation nationale n’étant en aucun cas de la compétence du maire ni du conseil municipal, il serait bon que le préfet du département se penche sur le contenu exact de la motion votée, et se charge dès que possible de rappeler à Monsieur le maire quels sont ses domaines de compétence…

* Edit (25/11, 12h51) : mise à jour du résultat du vote suite aux remarques du militant du Front de Gauche Yvon Thomas Le Guillerm. Un article du Dauphiné Libéré revient sur cette séance mouvementée du conseil municipal.

Associations | France | Internet | Prostitution | 22.11.2012 - 23 h 52 | 26 COMMENTAIRES
Inter-Lgbt et prostitution : un grave cafouillage évité de justesse.

Étiquettes : , , ,

Nicolas Gougain

En ces moments difficiles et historiques, il semble que l’Inter-LGBT a bien failli commettre, en agissant peut-être dans l’urgence, une lourde erreur de communication sur un thème plutôt sensible : la prostitution.

Le 22 novembre 2012, vers 23h50, le collectif Droits des femmes a affirmé sur sa page Facebook que l’Inter-Lgbt a signé le manifeste publié par ce collectif à l’occasion de la Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes. Nicolas Gougain (porte-parole de l’Inter-LGBT) a réagi à ce message sur Facebook, et a confirmé que l’Inter-LGBT a bien signé ce texte.

Le problème, c’est que ce manifeste prend ouvertement position contre la prostitution. On peut notamment y lire :

la prostitution est la seule violence où l’auteur ne tombe pas sous le coup de la loi et où c’est la victime qui est condamnée pour racolage

D’autre part, le collectif affirme que les signataires s’engagent :

pour la mise en œuvre d’une véritable politique abolitionniste, reconnaissant donc la prostitution comme une violence, incluant une vraie réinsertion des personnes prostituées, l’abolition du délit de racolage, et une politique de responsabilisation, pénalisation du client.

C’est ainsi que la prostitution est allègrement et aveuglément mélangée avec les violences lesbophobes, les violences conjugales, les viols collectifs… On ne peut pas dire que la position abolitionniste, bien qu’elle soit sans doute sincère, s’exprime ici de manière particulièrement crédible et modérée.

Morgane Merteuil

Morgane Merteuil, escort girl et porte-voix du Syndicat du travail sexuel, a aussitôt réagi, avec la vivacité et la spontanéité qu’on lui connaît :

l’inter LGBT signe l’appel du CNDF qui demande la pénalisation des clients. Nicolas Gougain VENDU COMPLICE DU SIDA.

Sans en arriver à de telles déclarations, certainement écrites sous le coup de la colère, on ne peut que s’interroger sur ce qui a amené l’Inter-LGBT à signer ce texte. Etant donné le contexte très mouvementé, le bureau de l’Inter-LGBT n’a sans doute pas eu le temps de lire ce long texte avec toute l’attention qu’il requiert. Les deux passages sur la prostitution ont sans doute été lus avec un peu de négligence, et leur caractère polémique et outrancier a dû échapper à la vigilance des responsables de l’Inter-LGBT.

Il semblait donc urgent que l’Inter-LGBT demande au plus tôt la modification du texte, ou bien qu’elle en retire sa signature. C’était d’autant plus urgent que Nicolas Gougain lui-même a rappelé que l’Inter-Lgbt n’a « pas de position sur la prostitution ». Or, comme chacun sait, la signature d’un texte implique l’entière adhésion à son contenu. Sinon, on le fait modifier – ou on ne le signe pas.

Heureusement, la faute a été réparée au bout d’une heure environ. En effet, la signature de l’Inter-Lgbt a été retirée le 23 novembre à 0h54. Merci à Nicolas Gougain, qui semble être intervenu très vite pour faire supprimer cette signature.

Famille | France | Homoparentalité | Homophobie | Mariage | Politique | Religion | 18.11.2012 - 00 h 01 | 18 COMMENTAIRES
Paris, 16 novembre 2012 : Vivez la conférence de Civitas… comme si vous y étiez.

Étiquettes : , , , , ,

Know your enemy !

Vendredi 16 novembre 2012, le président du mouvement Civitas, Alain Escada, tenait une conférence pour le Cercle de Réinformation Parisien dans le 7e arrondissement. Cette conférence avait été annoncée par une affiche qui avait fait grand bruit sur les réseaux sociaux (voir ci-contre). Pour celles et ceux qui aimeraient savoir ce qui s’y est fait et dit, nous avons la réponse. Voici donc, sans exhaustivité, les éléments notables de cette rencontre, en dix points brefs.

1) Idéologie correcte exigée

On ne rentre pas dans une conférence de Civitas comme dans un moulin. Un filtrage établi à l’entrée, jalousement gardée par quelques jeunes, était semble-t-il destiné à écarter tout partisan de « l’homofolie » (le mot est du gardien/videur sur place). A Civitas, on aime débattre, surtout quand c’est entre gens qui sont déjà d’accord les uns avec les autres.

Il est clair, en outre, que la Ville et Civitas craignaient des troubles éventuels, puisque quelques policiers encadraient la rue où la rencontre était prévue. L’un des spectateurs n’était cependant pas très inquiet : « Y aura pas d’homos ce soir. Ils ont mieux à faire un vendredi soir : ils baisent. De toute façon, y a 30 personnes en France qui soutiennent cette connerie de loi, ils vont pas venir tous ce soir. »

2) L’idole des jeunes

Alain Escada

Première mauvaise surprise : la salle, d’une cinquantaine de places, a été remplie. Deuxième surprise encore plus désagréable : parmi les présents figuraient, outre de très vieilles gens, un nombre non négligeable de jeunes : une bonne quinzaine de jeunes qui devaient avoir entre 16 et 20 ans. Ces jeunes BCBG avaient une admiration non dissimulée pour Alain Escada, et souriaient avec intérêt à chacune de ses outrances.

3) Grands discours et mauvaise soupe

Alain Escada est un piètre orateur. Flanqué d’un lourd dossier qui comprenait toutes ses notes, il lisait laborieusement son texte durant son exposé, et se montrait hésitant lors des réponses aux questions. Pire encore, il n’a su que reprendre, parfois mot pour mot, des anecdotes, exagérations et mensonges qu’il avait déjà utilisées à La Madeleine (Nord-Pas-de-Calais) un mois auparavant ! Ces discours de l’âge de glace ont, bien étrangement, un désagréable goût de réchauffé…

4) Les grands phares de la pensée

Christian Flavigny

Quand Alain Escada parle, il pense rarement par lui-même. Il préfère citer, durant des dizaines de minutes, des personnalités diverses et variées dont il est très fier d’affirmer qu’elles pensent comme lui. Sont ainsi convoqués, par exemple : Lionel Jospin, François Fillon, Philippe Arino, Benoît XVI, Edwige Antier... Alain Escada s’attarde en particulier sur le pédopsychiatre Christian Flavigny, à tel point qu’il semble sous-entendre que ce dernier n’est pas du tout en désaccord avec Civitas, bien au contraire. Libre à chacune des personnalités citées de confirmer ou d’infirmer leurs affinités avec Civitas. Enfin, s’inspirant, comme on le voit, des plus grands penseurs, Alain Escada se vante également d’avoir influencé lui-même des polémistes médiatiques comme Yvan Rioufol, Eric Zemmour et Robert Ménard.

5) Des chiffres et des lettres

A Civitas, on aime les chiffres, et on le montre. Âmes sensibles s’abstenir ! En voici quelques-uns, accompagnés éventuellement des conclusions qui les éclairent…

En France, il y aurait 20 000 familles polygames et 20 000 couples de même sexe élevant un enfant : si on légitime les familles homoparentales, on devrait donc légitimer les familles polygames. En Espagne, la comparaison de 800 études internationales aurait montré que les couples homos seraient instables, perturberaient leurs enfants et menaceraient la construction de la « sexualité normale de l’enfant ».

Aux USA, un homo aurait 8 partenaires par an tandis qu’un hétéro en aurait 1,2 par an. 85% des hétéros seraient monogames tandis que moins de 2% des homos seraient monogames. Aux Pays-Bas, un mariage homosexuel ne durerait qu’un an et demi, et durant cette période de mariage, chaque homosexuel(le) aurait 9 partenaires différents en un an et demi !

Du point de vue des lettres, Alain Escada ne se gêne pas pour reprocher aux LGBT de « réinventer » le vocabulaire avec des expressions comme « mariage pour tous » et « égalité des droits », tout en se livrant lui-même à un curieux exercice : désigner les couples de même sexe et les familles homoparentales en n’employant jamais les mots « couples » et « familles ». Ainsi, deux personnes de même sexe ne peuvent former au mieux qu’un « duo », et ne constituent jamais un couple selon lui…

6) La stratégie de l’épouvantail

Qu’on le sache : Civitas a pour but assumé et revendiqué de faire peur, et peu importe comment. Apprenez par exemple que les enfants élevés par deux hommes ou deux femmes seraient plus que tous les autres sujets au stress, à la boulimie, à l’auto-mutilation, au suicide, à l’anorexie, aux drogues, et aux risques d’abus sexuels. C’est évident et incontestable, puisque c’est Mark Regnerus qui le dit !

« Mais c’est pas tout, mais c’est pas tout ! », comme le dit Bourvil dans une chanson célèbre. Apprenez encore que les enfants élevés par deux hommes ou deux femmes « ont un risque de déconstruction de leur sexualité » et « sont déterminés vers l’homosexualité ». Escada est formel : « 36% des enfants élevés par des couples de femmes ont des tendances homosexuelles ».

« Mais c’est pas tout, mais c’est pas tout  » ! Citons encore Escada : « 29% des enfants élevés par des couples de même sexe ont avoué avoir entretenu des relations avec un de leurs parents adoptifs« . Une dame à côté de moi a poussé un cri en entendant cela. J’aurais voulu pousser un cri également, mais pas pour les mêmes raisons…

L’anecdote préférée d’Alain Escada, que nous intitulerons « Jean a quatre papas« , fait mouche à tous les coups : cette fiction cousue de fil blanc, grâce à laquelle l’orateur maladroit tente de montrer que l’homoparentalité pourrait donner quatre pères à un enfant appelé Jean, ne manque pas de faire pousser des cris d’horreur aux militants épouvantés.

Il ne faudrait pas oublier non plus l’histoire édifiante que nous appellerons « Les lesbiennes sourdes« , et que nous citons ici de mémoire : deux lesbiennes militantes aux USA auraient exigé une insémination dont le donneur serait issu d’une famille de sourds depuis trois générations, pour être sûres que l’enfant soit sourd comme elles ! A ce point-là, l’auditoire ne contient plus son indignation contre les homos, qui font tous preuve, selon l’orateur lui-même, d’un « égoïsme dégénéré« .

7) L’APA et les papas : les homos sont partout.

La grande majorité des études scientifiques est favorable à l’homoparentalité. Alain Escada a une explication simple : c’est que l’APA, l’Association Américaine de Psychiatrie, serait « maîtrisée » par le « lobby homosexualiste », qui en contrôlerait les publications. L’ancien président de cette association lui-même aurait condamné cette association pour cette raison !

D’ailleurs, selon Escada, les « homosexualistes » se seraient infiltrés dans les lieux de pouvoir : il parle à plusieurs reprises de ces « homosexuels notoires » qu’il cite nommément, au premier rang desquels se trouve Christophe Chantepy, directeur de cabinet de Jean-Marc Ayrault.

8) Un invité de marque ?

Installé confortablement au fond de la salle, j’ai bien cru apercevoir dans les premiers rangs la présence d’Etienne Pinte, ancien maire de Versailles et ancien député des Yvelines. Mais, sur ce point, je dois avouer ma grande incertitude, car du fond de la salle, je n’ai pas forcément bien distingué le visage d’Etienne Pinte ou de la personne que j’ai prise pour lui.

9) N’oubliez pas le guide !

Alain Escada a répété à satiété qu’il a publié, il y a quelques semaines, un livre qu’il trouve fort bon, et dont il recommande vivement l’achat à toutes les ouailles qui l’écoutent. Surtout, ne l’achetez pas, même par curiosité : non seulement vous auriez tort de lui donner vos sous, mais de toute façon, il base, de son propre aveu, le contenu de ses conférences sur son livre. Ce compte rendu ou ses conférences vous donnent donc un aperçu suffisant de l’ouvrage qu’il a commis : gardez vos sous pour aider SOS Homophobie, l’APGL ou la commission LGBT de votre parti de gauche préféré !

10) Le spectacle continue.

Même si Escada nous annonce la fin du monde, pour lui tout cela n’est qu’un début. En effet, il l’annonce fièrement : Civitas est en tournée dans toute la France jusqu’au mois de février, et la conférence de Paris n’est qu’une étape dans cette série de conférences.

Mais le ton est d’ores et déjà donné : Escada a l’intention de taper toujours plus fort. Il milite pour le retrait du projet de loi sur le mariage, mais il exige aussi et surtout… le retrait du Pacs !  Il exige l’application des propos de Benoît XVI, qui appelait à refuser le comportement homosexuel, et à s’opposer à toute forme d’approbation et de reconnaissance de ce comportement « de manière claire et incisive ».

Bonus : Ecrivons l’histoire ensemble.

A l’heure où j’écris ces lignes, la manifestation de Civitas prévue le 18 novembre 2012 commencera dans une douzaine d’heures. Une contre-manifestation est semble-t-il prévue à 14h30 au 14 avenue Duquesne, puis un sit-in, déclaré en préfecture, est organisé place Saint-Michel à 15h30. J’espère que la mobilisation de Civitas sera un échec, et que les protestations en faveur de nos droits sauront se faire entendre de manière légale et efficace.

Publicité