4297 décembre | 2011 | E.D.H. – Egalité des Droits Homos/hétéros

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E.D.H. - Egalité des Droits Homos/hétéros
Le blog de Numa - pour faire appliquer un jour la devise "Liberté, égalité, fraternité".
Associations | France | Homophobie | International | Politique | 31.12.2011 - 17 h 53 | 2 COMMENTAIRES
Louis-George Tin sera-t-il candidat pour le Prix Nobel de la Paix 2012 ?

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L’idée est lancée par des militants LGBT français : et si Louis-George Tin était candidat pour le Prix Nobel de la Paix en 2012 ?

Quand on connaît la biographie de l’intéressé, on est pas surpris par cette idée : à 37 ans, Louis-George Tin est à l’origine de nombreuses actions en faveur des droits LGBT, et il a obtenu de grand succès dans ce domaine. On lui doit notamment un appel à la dépénalisation mondiale de l’homosexualité, une campagne contre la transphobie, et la célébration de  l’IDAHO (journée internationale contre l’homophobie) chaque 17 mai, dans le monde entier. Rappelons qu’il était présent à la Gay Pride clandestine de Moscou en mai 2011, où la police russe l’a arrêté durant plusieurs heures.

Ce maître de conférences à l’IUFM d’Orléans, normalien, agrégé et docteur en lettres, a notamment dirigé le très complet Dictionnaire de l’homophobie (2003) et a  consacré un ouvrage à L’invention de la culture hétérosexuelle (2008). On peut le lire régulièrement dans le journal Le monde, où il tient une rubrique consacrée aux livres. Au sein du Conseil Représentatif des Associations Noires (CRAN), dont il est actuellement le président, il s’est également engagé dans la lutte contre le racisme.

2012 verra-t-il s’ouvrir une nouvelle page des « Aventures de Tin« , pour reprendre l’amusant jeu de mots d’un site anglophone qui fait allusion au reporter belge, globe-trotter et plein d’humour comme Louis-George Tin ? Les jurés d’Oslo rendront leur verdict… en octobre. D’ici-là, souhaitons bonne chance aux partisans de Louis-George Tin. Ce serait la première fois qu’un militant des droits LGBT serait récompensé par le jury du Prix Nobel.

International | Internet | Medias | Musique | Politique | 31.12.2011 - 02 h 57 | 27 COMMENTAIRES
Kelly Clarkson soutient Ron Paul, l’un des républicains homophobes.

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La chanteuse Kelly Clarkson a voulu parler politique. Le moins que l’on puisse dire, c’est que c’est raté…

Tout commence sur twitter en cette fin décembre 2011 : Kelly Clarkson, dans un tweet apparemment anodin, prend parti pour l’un des candidats à la primaire des Républicains. La jeune fille de 29 ans, connue entre autres pour avoir été la lauréate de l’émission «American Idol», y déclare : «J’aime Ron Paul. J’ai beaucoup aimé ses positions pendant la dernière nomination républicaine et personne ne lui a donné une chance. S’il gagne l’investiture pour le Parti républicain en 2012, il peut compter sur mon vote. Dommage, car il ne gagnera probablement pas». Ce serait beau, si Ron Paul n’était pas, comme quasiment tous les Républicains, opposé aux droits des LGBT, accusé de racisme, et soutenu par bon nombre de mouvances de droite dure.

Le message se diffuse comme une trainée de poudre dans la communauté LGBT. L’un des followers de Kelly Clarkson lui écrit sur twitter : «Je suis sidéré qu’une artiste avec un tel nombre de fans provenant de la communauté gay soutienne publiquement Ron Paul». En effet, si Ron Paul n’est pas le plus homophobe des candidats républicains, qui se battent tous pour remporter la palme du gay bashing verbal, on ne peut néanmoins pas dire qu’il ait la plus haute estime pour les LGBT, et encore moins pour leurs droits.

Kelly Clarkson a tenté de calmer le mécontentement de ses fans LGBT par quelques déclarations apaisantes : «J’aime Ron Paul parce qu’il ne veut pas donner tout le pouvoir au gouvernement et veut laisser les gens (nous tous) prendre les décisions de notre pays. C’est tout.» Elle a ajouté qu’elle est elle-même contre le racisme, et qu’elle défend «les droits des homosexuels, les droits des hétérosexuels et les droits des blancs/noirs/violets/oranges».

Au vu de cette dernière déclaration, il semble que Kelly Clarkson s’essaie aussi à l’humour. Elle a toutes les chances d’y obtenir le même succès qu’avec ses déclarations politiques…

Adoption | Associations | Education | France | Homoparentalité | Homophobie | Mariage | Medias | Politique | PS | Religion | UMP | 29.12.2011 - 02 h 46 | 2 COMMENTAIRES
Même l’électorat catholique pratiquant ne considère plus le mariage homosexuel comme un thème important.

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Bonne ou mauvaise nouvelle ? Le thème du mariage pour les couples LGBT ne déchaîne plus les passions.

Pour preuve : ce nouveau sondage IFOP pour le JDD. L’institut de sondages y liste les thèmes qui seront déterminants pour les Français et pour les catholiques pratiquants lorsqu’ils devront choisir le candidat qu’ils éliront aux élections présidentielles de 2012. Les principaux résultats qui peuvent en être tirés confirment en partie ceux du sondage réalisé pour le journal La Croix en septembre 2011.

Deux enseignements peuvent en être tirés :

1) La bonne nouvelle : des catholiques pratiquants prêts à accepter le mariage des couples LGBT.

L’électorat catholique pratiquant n’est plus opposé, dans sa grande majorité, à l’idée qu’un couple LGBT puisse avoir le droit de se marier.

En effet, la question qui a été posée aux catholiques pratiquants est la suivante : « Pour chacun des sujets suivants, diriez-vous que les prises de positions des candidats à l’élection présidentielle joueront un rôle déterminant, un rôle notable ou un faible rôle sur votre choix électoral ? » Le sondage indique que le pourcentage de catholiques pratiquants à avoir répondu que ce sujet est déterminant dans leur choix aux élections… n’est que de 20% !

Autrement dit, 80% des catholiques pratiquants se fichent de l’avis des candidats sur le mariage des couples LGBT. On se doute que la campagne de Christine Boutin aura du mal à percer dans ce contexte, malgré les bonnes recommandations de son ami gay devenu conseiller en communication

2) La mauvaise nouvelle : les Français se désintéressent des droits LGBT.

Malheureusement, les nouvelles apportées par ce sondage ne sont pas toutes bonnes. Dans leur grande majorité, les Français ne s’intéressent pas, eux non plus, au droit des couples LGBT à se marier.

Répondant à la même question, seuls 14% des Français considèrent que le droit au mariage pour les couples LGBT sera déterminant pour eux durant la campagne des élections présidentielles de 2012 ! Quand on sait qu’il y a, dans ce pourcentage, une partie des répondants qui est justement très opposée à ces droits, on se dit que le pourcentage de Français qui refusera de voter pour un Président opposé aux droits LGBT est faible, très faible, trop faible…

Dans ces conditions, on comprend que le PS n’axe pas vraiment ses déclarations sur ce thème. On comprend aussi que l’UMP reste très floue sur ses choix en matière de droits LGBT. Le peu d’intérêt de la part des Français pour les droits LGBT se manifeste aussi, hélas, dans le succès limité, voire confidentiel, de l’excellent Projet Entourage, qui n’a pas suscité l’enthousiasme escompté, et qui n’est par exemple suivi que par 800 personnes sur Facebook…

Le combat n’est donc pas fini : il est certes très bien que les catholiques pratiquants fassent de l’emploi, de la sécurité et du pouvoir d’achat les thèmes principaux à partir desquels ils choisiront leur candidat pour 2012, comme la majorité des Français. Cela leur permettra de réfléchir à des problèmes importants, au lieu de dépenser de l’énergie à tenter de lutter contre les droits des LGBT.

Mais il faut avant tout que les Français favorables aux droits des LGBT se mobilisent en faveur des LGBT, car les deux dangers qui risquent d’empêcher les LGBT d’obtenir ces droits sont l’opposition tenace des conservateurs et l’indifférence totale de la population. Il serait dommage d’avoir réussi à combattre la première, mais de succomber à la seconde.

Education | Homophobie | International | Religion | 26.12.2011 - 13 h 33 | 1 COMMENTAIRES
Tennessee : une école chrétienne fait disparaître l’homosexualité par règlement.

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A l’Académie chrétienne de Rossville (USA), qui compte 300 élèves, on a trouvé la solution pour faire disparaître l’homosexualité. Il suffisait de modifier le règlement de l’école.

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Vif émoi dans l’Etat du Tennessee, au Sud-Est des USA. Les parents des élèves et étudiants de la Rossville Christian Academy ont vu leurs enfants rentrer à la maison avec un avenant au règlement de l’école. S’agissait-il de renforcer la sécurité à l’école, d’annoncer la tenue de festivités de fin d’année, ou de fixer les dates des réunions parents-enseignants ? Non : le but de cette annonce est, très officiellement, d‘interdire tout acte ou parole en lien avec l’homosexualité.

Voici le texte exact du règlement ainsi modifié (en version anglaise ici) :

« L’homosexualité est interdite par les Ecritures (Romains, 1:27 ; Lévitique, 18:22). Tout employé ou étudiant qui promeut, pratique ou s’identifie à cette activité, que ce soit en paroles ou en actes, sera en infraction. Si l’administration constate un tel manquement à la règle, la personne incriminée fera l’objet d’une action disciplinaire ou d’un renvoi définitif. Nous refuserons toute personne qui n’est pas en accord avec cette règle.

Cette modification du règlement a des répercussions très concrètes sur la vie des élèves et des enseignants, puisqu’elle concerne aussi bien leurs actions que leur liberté d’expression.

Un étudiant veut-il dire une phrase positive sur les droits LGBT ? Il peut désormais être renvoyé pour cela. L’enfant de deux parents LGBT dit-il du bien de ses parents ? Il est passible d’un conseil de discipline. Un jeune veut-il faire son coming out ? C’est à présent interdit. Deux filles se donnent-elles la main à l’intérieur ou à l’extérieur de l’école ? Elles seront exclues. Sera-t-il encore possible de dire qu’il y a bon nombre de LGBT parmi les grands personnages historiques et artistiques ? Naturellement non. Un enseignant peut-il vivre avec son compagnon ou sa compagne de même sexe ? Non, puisque cela est contraire aux Saintes Ecritures… et surtout au règlement de l’école.

Aux USA, on relève que ce nouveau règlement a vraisemblablement été décidé pour nuire à une personne en particulier dans l’établissement, étudiant ou enseignant, que l’administration voudrait renvoyer à cause de son homosexualité, ou contraindre au silence. Le professeur de droit Steve Mulroy (université de Memphis) déplore quant à lui que ce règlement soit malheureusement légal, au vu des lois du Tennessee et des USA. Il appelle à la mise en place d’une loi fédérale pour interdire les discriminations homophobes.

L’académie chrétienne dit pourtant vouloir former « des étudiants très divers, grâce à de hautes exigences académiques ». Il faudrait sans doute, pour cela, que l’administration de l’école commence déjà par appliquer de hautes exigences morales… à elle-même.

Famille | France | Homoparentalité | Homophobie | Medias | Politique | Religion | 23.12.2011 - 22 h 13 | 10 COMMENTAIRES
C’était il y a un an : les incroyables confidences de Philippe de Villiers

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On en a peu parlé, et pourtant ces quelques phrases prononcées l’année dernière, jour pour jour, ont été un coup de tonnerre dans le camp catholique et conservateur. La volonté d’empêcher toute diffusion trop large de ces propos semble avoir fonctionné puisque, encore aujourd’hui, peu de Français connaissent les faits. En effet, combien, parmi nous, savent que Philippe de Villiers a fait ces déclarations très étonnantes, qui ont été publiées le 23 décembre 2010 dans le magazine Le Point, puis reprises, entre autres, par le journal France Soir ?

Il est de notoriété publique que Philippe de Villiers a été fort malade, mais ce n’est pas là un point qui prête à polémique. L’homme politique est d’ailleurs guéri depuis plus d’un an, et ne souffre plus, selon toute apparence, de problèmes de santé physique. Tout le monde sait également que les fils de Villiers se sont livrés une terrible guerre juridique, Laurent de Villiers accusant son frère Guillaume de l’avoir violé durant son adolescence. Guillaume a toujours nié formellement tout crime de cet ordre, et a bénéficié d’un non-lieu. Mais cette affaire n’en finit pas de rebondir : Laurent a publié un livre aux éditions Flammarion pour livrer sa version de son histoire, et le non-lieu dont bénéficiait Guillaume… a été levé par la Cour de cassation, ce qui relance tout le procès. Mais les déclarations les plus étonnantes sont aussi les moins connues, et ne portent pas sur ces faits.

C’est à la journaliste Anna Cabana que le vicomte Philippe Le Jolis de Villiers de Saintignon a choisi de se confier en décembre 2010. La jeune femme semble avoir elle-même du mal à croire aux phrases qu’elle rapporte, et elle les explique en partie par « le chagrin » que ressent alors Philippe de Villiers.

Voici donc ce que déclare celui qui est, encore aujourd’hui, connu dans toute la France pour être le représentant du catholicisme en politique :

« Je n’en peux plus de ces trucs de cathos ! La religion c’est une maladie ! »

Et il ajoute :

« Je ne suis pas croyant ».

S’agit-il là de fausses déclarations ? d’un hoax ? de propos inventés de toutes pièces par une affabulatrice en manque de reconnaissance ? La journaliste qui a recueilli ces confidences jouit pourtant d’une excellente réputation : grand reporter durant une dizaine d’années pour les magazines Marianne puis Le Point, Anna Cabana est aussi la biographe talentueuse et reconnue de Dominique de Villepin et d’Alain Juppé. Sa parole ne peut pas plus être remise en cause que celles d’Albert Londres, Louise Weiss ou Florence Aubenas. L’authenticité de ces trois phrases, publiées depuis un an dans son reportage « La tragédie du dernier roi de Vendée », n’a d’ailleurs été contestée ni par les soutiens de Philippe de Villiers, ni par Philippe de Villiers lui-même.

Alors, qu’en conclure ? Que Philippe de Villiers a abjuré sa foi catholique ? Qu’il s’est rendu aux lumières de la raison ? Qu’il est devenu mystique ? Une chose est claire : celui qui était connu pour ses « convictions religieuses » et suscitait pour cela l’admiration de « bon nombre de catholiques de droite » n’est plus le même homme aujourd’hui. Les difficultés qui se sont accumulées l’ont sans doute fait évoluer. Pour exprimer son désarroi, il déclare : « Je suis comme les juifs devant la Shoah : je ne comprends pas le silence de Dieu. » Si Philippe de Villiers prend clairement ses distances avec la religion, il faut espérer qu’il ait commencé à distinguer les excès, les intolérances et les méfaits auxquelles elle peut conduire.

De 1993 à 2006, Philippe de Villiers s’est battu de toute ses forces contre les LGBT. Parmi un nombre incalculable de propos anti-LGBT et de discours haineux, il a notamment déclaré, en 1999 : « Le Pacs, c’est le retour à la barbarie. […] Vous touchez là aux fondements de la société ! Mais un jour les victimes se lèveront et se tourneront vers vous. » En 2006, il ajoutait : « Il faut faire en sorte que les jeunes gens de notre pays ne considèrent pas l’homosexualité comme tout aussi naturelle que l’hétérosexualité. »

Dans son article, Anna Cabana remarque : « Cet énarque qui a appris à cracher du feu, jadis, pour un de ses spectacles, ne crache plus que du chagrin ». Et l’on ne peut manquer d’ajouter : cessera-t-il désormais de cracher… sur les droits des LGBT ?

Associations | Education | France | Homoparentalité | International | Internet | Medias | Politique | Quiz | UMP | 23.12.2011 - 00 h 11 | 10 COMMENTAIRES
Actualité LGBT : le quiz de l’année 2011

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Pour finir l’année en beauté, voici un petit quiz de 12 questions sur l’actualité des LGBT en 2011. Avez-vous bien suivi l’actualité de cette année ? Etes-vous au point sur les thèmes LGBT et leur traitement en 2011 ? C’est le moment de le vérifier !

Chacune des 12 questions ci-dessous porte sur un mois différent de l’année. Si vous suivez régulièrement l’actualité LGBT, vous êtes peut-être capable de répondre aux 12 questions grâce à votre infaillible mémoire. Si vous avez une hésitation face à une question : pas de panique ! Cliquez sur l’un des liens disponibles dans la question, et la réponse vous apparaîtra miraculeusement… Mais attention : ne passez pas la souris trop vite sur ces liens avant de réfléchir ! Vous risqueriez d’avoir la réponse à la question avant même d’avoir cherché la solution.

Petit conseil : avant de commencer le test, munissez-vous d’un papier et d’un crayon, ou bien ouvrez un fichier de traitement de texte pour noter quelque part la réponse que vous choisissez pour chaque question.

Prêt(e) à vous triturer les méninges ? C’est parti !

 

1 ) Le 28 janvier 2011, les articles 75 et 144 du Code civil français, qui réservent le mariage aux couples hétérosexuels, sont déclarés valables. Quelle institution refuse, par cette décision, de s’opposer à l’interdiction du mariage aux couples LGBT en France ?

A – Le Conseil d’Etat

B – Le Conseil Constitutionnel

C – Le Conseil d’Analyse de la Société

D – Le Conseil de l’Europe

 

2 ) Le 18 février 2011, lors de la 25e édition des Teddy Awards, Tomboy de Céline Sciamma reçoit le prix du jury, et The Ballad of Genesis and Lady Jane de Marie Losier reçoit le prix du meilleur documentaire. Mais quel est le long métrage qui remporte le prix 2011 du meilleur film lors de cette cérémonie ?

A – Ausente de Marco Berger

B – Le roi et le clown de Lee Jun-Ik

C – Il Compleanno de Marco Filiberti

D – La cage aux folles de Jean-Marie Poiré

 

3 ) Début mars 2011, le sénateur californien conservateur Roy Ashburn, qui a toujours voté contre les droits LGBT au cours de sa carrière politique, révèle à la radio…

A – Qu’il a reçu un ordre de Dieu pour voter ainsi

B – Qu’il a été soudoyé par un mouvement homophobe

C – Qu’il est lui-même homosexuel

D – Qu’il se travestit régulièrement en Lady Gaga

 

4 ) Le 4 avril 2011, qui déclare que « l’homosexualité est un facteur de risque pour le VIH » ?

A – Le député Christian Vanneste

B – La sénatrice Marie-Thérèse Hermange

C – La maire de Montauban Brigittes Barèges

D – La secrétaire d’Etat à la Santé, Nora Berra

 

5 ) En mai 2011, Jean-Luc Roméro publie son nouveau livre, consacré aux homosexuels en politique. Cet ouvrage s’intitule…

A – Y-a-t-il un LGBT pour sauver l’UMP ?

B – Homo Politicus

C – Sois gay et tais-toi

D – L’omerta sur les tatas.

 

6 ) En juin 2011, le P.S. dépose une proposition de loi pour légaliser le mariage homosexuel. Parmi ces députés, lequel a voté pour cette proposition ?

A – Jacques Desallangre (Parti de Gauche)

B – Axel Poniatowski (UMP)

C – Jean Léonetti (Parti Radical)

D – François Bayrou (Modem)

 

7 ) Le 08 juillet 2011, Audrey Grelombe, coprésidente d’Act Up-Paris, Louis-Georges Tin, fondateur du comité Idaho, Nikolai Alekseev, activiste russe, et le photographe américain Charles Micham ont été emmenés au commissariat pour avoir voulu donner…

A – un livre au député Christian Jacob, qui a déclaré en 2002 n’en avoir pas lu plus de quatre dans sa vie

B – un hochet à Claude Greff, qui refuse de reconnaître les familles homoparentales

C – une gifle à David Douillet, qui a écrit que tous les hommes sont misogynes sauf les tapettes.

D – une pétition à l’ambassadeur de Russie, suite à la répression de la Gay Pride de Moscou.

 

8 ) Le 31 août 2011, le député Lionnel Luca affirme sur France Inter que la théorie du genre, évoquée par certains manuels de Sciences et Vie de la Terre, « sert surtout d’alibi à justifier…

A – Le vote socialiste

B – La pédophilie

C – La Gay Pride

D – Les violences conjugales

 

9 ) C’est le 20 septembre que prend fin, aux USA, la célèbre loi instaurée par Bill Clinton dans l’armée américaine, et intitulée… 

A – Don’t Tell And Ask

B – Don’t Ask And Tell

C – Don’t Tell, Don’t Ask

D – Don’t Ask, Don’t Tell

 

10 ) En octobre 2011, le magazine Marianne diffuse les bonnes feuilles d’un ouvrage qui s’intéresse aux réseaux d’influence français : La république du copinage. Parmi les pages choisies par le magazine, on trouve notamment de larges extraits concernant les « réseaux gays ». A qui doit-on cet ouvrage ?

A – Sophie Coignard

B – Vincent Nouzille

C – François de Closets

D – Claude Askolovitch

 

11 ) Durant le week-end du 1er novembre 2011, on apprend que l’homoparentalité sera mise au programme des classes de Terminale littéraire. Quelle association LGBT revendique d’avoir soufflé au ministère de l’Education nationale l’idée de cette modification du programme ?

A – Le Refuge

B – SOS Homophobie

C – L’Association Des Familles Homoparentales

D – Homoboulot

 

12 ) En décembre 2011, un(e) jeune étudiant(e) réalise un carton sur le site indépendant Rue89. Son article sur Charles Consigny, un homosexuel devenu conseiller en communication de Christine Boutin, est lu plus de 35000 fois en 24h. A quel(le) jeune journaliste doit-on cet article ?

A – Nolwenn Le Blevennec

B – Gaspard Dhellemmes

C – Tristan Waleckx

D – Laxmi Lota

 

Vous êtes arrivé au bout du quiz : félicitations ! Quel est votre score à la fin de ce parcours ? Combien de fois avez-vous dû vous recourir à l’un des liens fournis pour vous aider ? Comptez le nombre de bonnes réponses que vous avez obtenu sans recourir à l’aide des liens, et évaluez votre suivi de l’actualité LGBT.

Vous avez de huit à douze bonnes réponses : vous êtes un fin connaisseur de l’actualité LGBT. Vous vous intéressez naturellement aux événements qui sont liés aux LGBT, et vous ne manqueriez sous aucun prétexte l’information du jour. Bravo, continuez à suivre yagg avec autant d’assiduité !

Vous avez entre trois et sept bonnes réponses : Vous vous intéressez à l’actualité LGBT sans pour autant en faire un centre d’intérêt primordial dans votre vie. Vous aimez être au courant des faits les plus marquants pour les LGBT, et vous lisez yagg assez régulièrement pour vous tenir au fait de l’actualité. C’est là une sage décision, qui ne peut qu’être encouragée !

Vous avez deux bonnes réponses ou moins : Vous n’êtes pas féru de l’actualité LGBT. Il peut bien se passer des choses extraordinaires à l’autre bout du monde : vous avez déjà bien à faire avec la gestion de vos propres affaires et avec celles de vos proches ! N’hésitez pas à lire yagg un peu plus souvent : vous y découvrirez bien des événements qui, de près ou de loin, influent forcément sur votre quotidienne…

Famille | France | Homoparentalité | Homophobie | Politique | UMP | 22.12.2011 - 03 h 34 | 34 COMMENTAIRES
Selon Christine Boutin, « tous les leaders de l’UMP sont favorables au mariage homosexuel ».

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Christine Boutin fait partie de ces petits candidats de droite, qui ont juré coûte que coûte que l’on parlerait d’eux. Résolue au départ à changer son image, elle est pourtant vite revenue à ses fondamentaux : combattre l’ouverture du mariage et de l’adoption aux couples LGBT. Son humeur explosive nous donne l’occasion d’apprendre bien des choses sur elle et sur l’UMP.

1) « Tous les leaders de l’UMP sont favorables au mariage homosexuel ».

Eh oui, qu’on se le dise : selon Christine Boutin, « Tous les leaders de l’UMP sont favorables au mariage homosexuel ». La Présidente (du PCD) n’a pas peur de balancer des noms : « M. Juppé, Mme Jouanno, M. Le Maire »… Pour elle, « on va à grandes enjambées vers le mariage homosexuel »… même si la droite est réélue.

En ce qui concerne les noms cités, Christine Boutin a bien suivi l’actualité de l’année 2011 : Alain Juppé estime en effet depuis juin 2011 qu’il faut donner aux LGBT « exactement les mêmes droits qu’aux hétérosexuels », Chantal Jouanno est favorable au mariage et à l’adoption pour les LGBT depuis mars 2011, et on peut lire sur le site du ministère de l’agriculture (!) que Bruno le Maire est « favorable à l’égalité des droits pour les homosexuels en France », depuis juin 2011 lui aussi… On aurait pu rajouter à ces noms ceux de Nadine Morano, Roselyne Bachelot, Luc Châtel, Xavier Bertrand, et de quelques députés UMP.

On ne peut cependant que s’étonner de ces revirements soudains de « tous les leaders de l’UMP », qui, pour la plupart d’entre eux, se sont produits… tout juste un an avant l’élection présidentielle. Et si tous les leaders de l’UMP sont favorables au mariage pour les LGBT, qu’en est-il des Fillon, Longuet, Alliot-Marie, Debré (Bernard et Jean-Louis), Greff, Leonetti, Mariani, Dati, Kosciusko-Morizet, etc., qui refusent encore le mariage aux LGBT ? Sont-ils déjà des has been du Parti Populaire, tellement marginalisés que plus personne, y compris Christine Boutin, ne les considère comme des leaders légitimes ?

2) « Je débloquerai la bombe atomique. Je suis en guerre. »

Depuis le 09 décembre 2012, Christine Boutin a déclaré, à plusieurs reprises, être prête à lancer la « bombe atomique » contre Nicolas Sarkozy si elle n’obtenait pas les 500 signatures de maires et élus locaux, qui lui sont indispensables pour se présenter à l’élection présidentielle. On apprend aujourd’hui que cette bombe atomique devrait être lâchée en février 2012… Mais la diva du PCD refuse toujours d’en dire plus sur la nature de cette bombe. Des révélations sur Nicolas Sarkozy ? Des scoops sur ses anciens ministres ? Des détails sur l’UMP et ses responsables ? Il faudra sans doute attendre février pour le savoir – sauf si Christine Boutin obtient ses 500 signatures d’ici-là. D’ailleurs, si elle déclare ne pas « bluffer », Christine Boutin avoue toutefois qu’elle pense qu’elle n’aura pas à se servir de cette bombe, qui n’est qu’une « arme de dissuasion« .

3) « J’ai toujours eu des tas d’amis homosexuels »

Enfin, c’est une troisième bombe que prépare Christine Boutin depuis des mois : tout en combattant les droits civils des LGBT, elle veut rentrer dans les bonnes grâces de ceux qu’elle conspue depuis plus de 12 ans. Dans un excellent article de Gaspard Dhellemmes, on apprend que Christine Boutin s’est offert les services du jeune héritier Charles Consigny, étudiant homosexuel et mondain qui, ce n’est pas banal, a cosigné un livre avec son célèbre papa, le publicitaire Thierry Consigny. L’article de Gaspard Dhellemmes, qui est lui aussi étudiant, fait un carton sur le site Rue89, où il a déjà été lu près de 19000 fois entre le mercredi 21.12 à 18h et le jeudi 22.12 à 5h du matin. C’est un succès bien mérité pour le brillant étudiant – je parle là, bien sûr, de Gaspard Dhellemmes, et non de Charles Consigny.

Consigny sera-t-il l’alibi gay de Christine Boutin ? A en croire les propos du sémillant fils à papa riche publicitaire et petit-fils de grand-papa très très haut fonctionnaire, c’est déjà fait : ne clame-t-il pas à qui veut l’entendre que Christine Boutin « n’est pas homophobe » ? Qu’il est beau de le voir affirmer que Christine Boutin est « une femme qui durant plus de trente ans de vie politique ne s’est pas une seule fois écartée de l’intégrité morale, et qui a réussi le tour de force de ne pas, pour autant, se soustraire à l’odieux carcan intellectuel imposé par le politiquement correct » ! L’éloge semble même un peu sobre : il aurait sans doute fallu rappeler également la verve de ses discours anti-pacs en 1998, ou le montant des revenus qui lui étaient promis pour enfiler des poncifs, en pleine crise de 2008, sur la mondialisation et la répartition des richesses.

Enfin, Christine Boutin a-t-elle écrit en 1998 : « Où placera-t-on la frontière, pour un enfant adopté, entre l’homosexualité et la pédophilie » ? A-t-elle déclaré, à l’Assemblée nationale : « toutes les civilisations qui ont reconnu et justifié l’homosexualité comme un mode de vie normal ont connu la décadence » ? Oui. Mais elle compte malgré tout capter les voix d’un certain électorat LGBT, et surtout montrer son ouverture d’esprit, en fricotant avec une association LGBT qui a su se faire connaître des médias et des politiques. Cela fait pourtant des mois que Christine Boutin vous le dit : « « J’ai des homosexuels qui viennent passer des vacances chez moi ! ». Alors, quand elle voit une association qui vient en aide « aux personnes homosexuelles en détresse », elle ne peut qu’envoyer un courriel de soutien… et s’acheter ainsi à la fois une publicité et une caution morale à bien peu de frais.

Conclusion : « A la maison, dans l’eau, ma philosophie c’est… »

Elle est prête à tout pour que l’on parle d’elle, vous disait-on en début d’article. Jusqu’à jouer réellement les Mères Noël dans un happening à la Mélenchon pour enquiquiner les galeries Lafayette où, plus que jamais, il se passe décidément toujours quelque chose…

Mais si Charles Consigny, puisqu’il est conseiller en communication, lui proposait de réaliser un tour exceptionnel, dont aucun candidat à la présidentielle n’a usé jusqu’alors ? Un truc réellement inattendu, qui pourrait aussi être « la bombe atomique » dont nous a avertis la candidate depuis 10 jours ?

Bon sang… mais c’est bien sûr ! Christine Boutin elle-même ne nous a-t-elle pas envoyé un indice en déclarant, en septembre 2011… « J’aime être nue » ! Quittons-nous donc sur ces mots, qui annoncent peut-être la bombe atomique qui sera lâchée en février 2012 :

« A la maison, dans l’eau, ma philosophie c’est zéro vêtement. J’aime être nue, libre de mes mouvements. C’est mon côté direct. Et ça évite de se faire tailler des costards ! »

Homophobie | Musique | 14.12.2011 - 21 h 21 | 11 COMMENTAIRES
« J’ai buté un tas de gouines sur Tatouine » et « Pour être protégé, faut t’lever tôt pédé » : extraits du « Retour du vrai bail » de « Nekfeu et Alpha Wann » (vu 65 000 fois sur youtube)

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Le Centre LGBT de Paris Ile de France appelle à signaler cette vidéo sur Youtube, déjà vue 65 000 fois depuis le 10 octobre 2011 :

Quelques extraits choisis vous montreront qu’il y en a pour tous les goûts :

Sexisme :

Les groupies ça me lace quand j’pose
Je parle de ça les pouffiasses se battent dans l’hall
Accroupies là t’écarte ton minou minable
Mais n’oublie pas que t’es soumise à moi quand tu joues la Zoubida (tadada!)

Homophobie (contre les gays) :

pour être protégé faut t’lever tôt PD

Homophobie (contre les lesbiennes) :

J’avoue oui
J’ai buté un tas de gouines
Sur Tatouine!
J’étais grave blasé
J’rencontre ses sales taspé
Au bal masqué
J’sors le plasma
Le sabre laser
J’découpe c’qui bouge
Tout c’qui cour se fait shooté
Celles qui prennent leurs genoux à leur coup se font couper court
Des jedis quoi
J’men bats moi j’suis Alpha Wann
La vrai Batman de l’Etoile Noire
Mais bon nique les schmits de l’espace
Ma clique te laisse là
Dans ta propre pisse de clébard
J’adhère pas à votre école

Racisme :

Depuis qu’j’ai mué j’suis un pur et j’cherche à être dur
Faire hurler des putes dénudées
J’me suis juré sur mes prunelles
De faire du son pur et dur
Pendant ma durée sur Terre
Pute Nègre!

Education | France | 11.12.2011 - 23 h 36 | 54 COMMENTAIRES
Nord de la France : un enseignant choqué oute sur son blog une collégienne lesbienne (+mise à jour)

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Prof Story : c’est le nom de l’un des blogs administrés par un enseignant de Picardie, Emmanuel Mousset, qui jouit d’une notoriété assez importante dans le Nord de la France.

Cette personnalité de province, ancien secrétaire de section PS, président d’associations et enseignant de philosophie au lycée Henri-Martin, est également l’animateur de nombreuses rencontres dédiées à la philosophie, sous la forme de cafés-philo, de cinés-philo ou d’ateliers philo – que ce soit en Province ou à Paris, par exemple au prestigieux café des Phares (4e).

Début décembre, l’enseignant se rend dans un collège de campagne afin d’animer un atelier philo sur le thème « Différence et tolérance » avec quatre classes de troisième qu’il accueille successivement. Pour lancer le débat, il distribue à chaque élève une feuille de questions telles que : « Vous sentez-vous différent des autres ? », « Est-il gênant d’être différent des autres ? », « Y a-t-il des différences qu’on ne remarque pas ? », « Y a-t-il des différences anormales ? », etc.

Cependant, l’atelier ne se déroule pas comme prévu : « Il y a des moments comme ça, écrit Emmanuel Mousset, où je me sens, lors d’une animation philosophique, alpiniste gravissant une paroi sans fin ou galérien ramant au milieu de l’océan. » Pour justifier ses difficultés, il explique qu’il n’a pas en face de lui des élèves tels qu’il les voudrait. Il décrit ainsi, avec un peu de mépris agacé, les élèves auxquels il s’adresse : « quatre classes successives d’élèves de Troisième, genre ados en crise, muets comme des carpes ou bien gloussant comme des poules ». Ce sont là des termes assez étonnants de la part d’un pédagogue, qui portent atteinte tout à la fois à la réputation de l’ établissement scolaire nommément cité dans l’article, au professionnalisme des enseignants qui étaient chargés de veiller sur leurs élèves, et bien sûr à l’image des élèves eux-mêmes. Il y a tout de même de quoi s’étonner lorsqu’un enseignant ne voit, dans quatre classes différentes, rien d’autre que des élèves « muets » ou « gloussants ».

Mais ce n’est pas l’ambiance générale qui marque le plus l’enseignant : il est surtout choqué par un fait soudain, qui le « scotche » sur place. Poursuivant l’image de l’alpiniste ou du galérien, il précise : « Un moment fort cependant, où je suis resté scotché à ma paroi et immobile au milieu de l’océan : quand une fille a avoué être « lesbienne » (c’est le mot qu’elle a employé) et toutes les difficultés que ça pouvait entraîner. »

Oui, vous avez bien lu : ce qui a « scotché » l’enseignant, c’est qu’une fille ait « avoué être « lesbienne » ». Pour cet enseignant, on avoue son homosexualité comme on avoue un crime. Bien sûr, plusieurs messages lui ont été envoyés dans la soirée et les jours suivants pour lui signaler que le terme était choquant : il les a effacés et il n’a pas modifié sa phrase. Il assume donc totalement l’emploi du terme « avouer » pour parler de l’homosexualité comme d’une faute.

En outre, le commentaire qui suit est étonnant. Après avoir mis le mot « lesbienne » entre guillemets, M. Mousset s’empresse d’ajouter : « c’est le mot qu’elle a employé », comme pour s’excuser d’avoir dit un gros mot. Mais quel autre mot aurait-elle donc pu et dû employer pour parler d’elle ?! D’autre part, si la jeune fille a déclaré rencontrer « des difficultés », ce n’est certainement pas à son homosexualité qu’elle doit ces problèmes, mais bien sûr à l’homophobie, très fréquente au collège ! Il est donc assez étrange d’écrire tout de go, en un raccourci saisissant, que cette jeune fille « avoue être lesbienne […] et toutes les difficultés que ça peut entraîner » ! En est-on encore au temps de « l’homosexualité, ce douloureux problème » ?

Enfin, on pourrait penser, au bénéfice du doute, que l’enseignant a été choqué par le courage de la jeune fille, qui déclare devant d’autres élèves qu’elle est lesbienne. Pas du tout ! L’auteur s’empresse d’ajouter : « Les ados sont comme ça : soit ils se taisent, soit ils lâchent tout et ce sont les adultes qui en sont presque gênés. » D’où vient cette gêne de l’enseignant ? Simplement de la déclaration d’une collégienne qui, au cours d’un débat sur la différence et la tolérance, dit qu’elle est lesbienne. Le thème de l’homosexualité n a pourtant rien d’imprévisible dans un atelier sur la différence et la tolérance. Cette émotion déplacée et excessive est absolument incompréhensible de la part d’un pédagogue qui a l’habitude de parler philosophie.

Mais le problème ne s’arrête pas là : le plus grave, c’est sans doute qu’un enseignant se soit cru autorisé à divulguer sur son blog, à portée nationale, les confidences d’une jeune fille dans le cadre de sa classe. Cette jeune fille, en réagissant spontanément dans le cadre d’une réflexion sur la tolérance, s’attendait-elle à ce que l’enseignant, en qui elle a sans doute confiance, se précipite sur son blog pour y raconter qu’une jeune fille, dont il indique précisément le niveau et le nom du collège, a « avoué » (!) être lesbienne ? Est-ce une démarche déontologique et responsable de la part d’un pédagogue, que de s’émouvoir des propos d’une collégienne qui dit tout simplement qu’elle est lesbienne, et d’en rendre compte à l’ensemble des lecteurs de son blog ?

Car si la jeune fille dit « rencontrer » des difficultés dans sa vie quotidienne, ce n’est certainement pas cette révélation sur le blog d’un enseignant qui lui facilitera la vie. Que feront les parents de la jeune fille s’ils lisent ce blog ? Comment réagiront les camarades de la collégienne s’ils voient que celle-ci est l’objet de telles réactions de la part de l’enseignant ? Que pensera la jeune élève elle-même, si elle voit que ses déclarations lui valent d’être l’objet de gêne et de stupeur de la part d’un enseignant en qui elle avait confiance ? Ces questions, M. Mousset ne se les est apparemment pas posées avant d’écrire son message.

Dans l’Education nationale, l’acceptation des LGBT est encore loin d’être un fait acquis, y compris de la part de ceux qui se présentent comme des défenseurs de la tolérance et du respect des différences…

Mise à jour le 13.12.2011 à 11h10 : L’enseignant a fait deux mises au point très importantes, qui me semblent aller dans le bon sens. Je les reproduis ci-dessous in extenso :

1) J’ai employé le mot « aveu » parce que c’est le mode sous lequel la jeune fille s’est exprimée durant son intervention. Ca n’implique bien sûr aucun jugement moral de ma part ( la notion de « faute ») puisque mon animation avait au contraire pour objectif de débusquer les préjugés discriminatoires.
Quant à l’utilisation des guillemets, il est d’ordre déontologique : je les mets toujours quand je rapporte les propos exacts d’une personne.
Je partage entièrement votre dernière phrase (« Je trouve pour ma part que l’attitude de cette jeune fille est plutôt remarquable et qu’elle fait preuve d’un grand courage et d’une d’une force morale . »), qui traduit parfaitement ma pensée à l’issue de cette rencontre avec les élèves.

2) Je ne m’exprime jamais à demi-mot, je fais part de mes réactions telles que je les ai vécues dans l’instant. En l’occurrence, ce n’était pas de la gêne mais de l’étonnement devant un tel courage, car ce n’est pas fréquent chez les élèves (ils préfèrent généralement garder leur intimité pour eux et ils ont bien raison).
Oui le débat a été très intéressant, hormis la timidité naturelle des classes qui a parfois freiné la parole. Nous avons passé en revue toutes les formes de discrimination. Tout ça s’est fait dans la bonne humeur, sans dramatisation excessive. Un journaliste était présent et en a fait un article, évoquant y compris l’intervention de la jeune collégienne. Donc une matinée très positive selon moi.

Il y a là, selon moi, beaucoup de bonne volonté, et j’avoue être rassuré quant aux objectifs et aux ressentis réels de l’enseignant durant cette séance. Il s’agissait donc apparemment de simples maladresses dans la rédaction de l’article mis en ligne par M. Mousset, et j’en prends acte avec beaucoup de satisfaction et de soulagement.

Education | Homophobie | International | Internet | 03.12.2011 - 11 h 14 | 9 COMMENTAIRES
Royaume-Uni : l’homophobie fait deux morts dans une même famille.

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En 2010, le jeune Dominique Crouch s’était suicidé en se jetant du haut d’un bâtiment de six étages. Il avait été harcelé par des camarades homophobes, après avoir embrassé un garçon sur la bouche durant un jeu.

Roger Crouch, le père de l’adolescent, s’était alors engagé contre l’homophobie. Il menait son combat dans les écoles et auprès des hommes politiques,  jusque devant le parlement britannique. En quelques mois, la campagne de Roger Crouch a été soutenue par plus de 5000 adhérents. Il avait été désigné « héros de l’année » par la Fondation LGBT Stonewall.

Ce lundi 28 novembre 2011, Roger Crouch s’est suicidé. Il ne s’est jamais remis de la mort de son fils. L’homophobie, dont on nous dit parfois qu’elle n’existe pas, aura ainsi fait une victime de plus au sein de la même famille.

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