4297 mai | 2011 | E.D.H. – Egalité des Droits Homos/hétéros

La bannière doit faire 1005 x 239 pixels

E.D.H. - Egalité des Droits Homos/hétéros
Le blog de Numa - pour faire appliquer un jour la devise "Liberté, égalité, fraternité".
Associations | Economie | International | Travail | 30.05.2011 - 02 h 08 | 1 COMMENTAIRES
Le maire de Berlin et les grandes entreprises participent au 1er Forum des carrières LGBT

Une première européenne

Vendredi 27 et samedi 28 mai ont eu lieu à Berlin les deux jours du congrès et du forum des carrières MILK, destinés à favoriser l’intégration des LGBT dans les grandes entreprises. Ce salon, premier du genre en Europe, était organisé en partenariat avec de grandes firmes internationales comme Google, IBM, Ford ou Allianz. Il a été baptisé « Milk » en hommage au célèbre militant et homme politique américain Harvey Milk, défenseur des droits LGBT. Les grands médias généralistes comme le Tagesspiegel ont rendu compte de l’importance de cet événement.

Les deux jours de ce salon se déroulaient également sous le haut patronage du maire de Berlin en personne, Klaus Wowereit – l’un des premiers responsables politiques allemands à avoir affirmé son homosexualité. Il avait déclaré en 2001 devant les militants de son parti : « je suis homo, et c’est très bien ainsi ».

« Change Management » : différence et diversité

Le congrès et le forum Milk ont pour objectif de valoriser la diversité en entreprise et d’ouvrir davantage le marché de l’emploi aux personnels LGBT, qui doivent bien souvent cacher leur identité. Créativité, ouverture, empathie… ce sont des qualités que les entreprises recherchent, et certaines d’entre elles se refusent désormais à passer à côté de candidats talentueux, au simple motif de leur orientation sexuelle.

MILK a accueilli de nombreux responsables de grandes entreprises dans des secteurs divers (télécommunication, postes, informatique…), mais aussi des conférences comme celle de Dagmar Kohnen, transsexuelle employée dans le domaine industriel. Le responsable des ressources humaines de la Poste allemande a rendu un hommage émouvant à Harvey Milk et affirmé que « seule la diversité réellement vécue peut mener à la réussite économique ».

Et en France ?

Le Sigl (Salon international gay et lesbien) qui avait été organisé à Paris en 2007 n’a jamais été reconduit, alors qu’il avait vocation à devenir un événement annuel, mais il n’avait pas véritablement de vocation professionnelle. Peut-on espérer une telle initiative en France ? Il faudra sans doute, pour cela, s’inspirer de l’exemple du grand frère allemand…

Vous pouvez écouter ci-dessous le discours d’accueil du maire de Berlin :

Homophobie | International | Politique | Religion | 29.05.2011 - 20 h 10 | 0 COMMENTAIRES
Un parti homophobe participera au gouvernement de la Province de Hollande

Le Président de la Province de Hollande, Mark Rutte, gouvernera désormais la Hollande avec l’appui du SGP, un parti ouvertement misogyne, homophobe et partisan de la peine de mort.

Les 27 000 membres du SGP luttent contre l’émancipation des femmes et les droits des LGBT. Qu’on en juge : il est interdit aux LGBT d’adhérer à ce parti, et les femmes n’y ont pas le droit d’exercer des responsabilités politiques. Or, c’est ce petit parti qui co-dirigera désormais la province de Hollande avec le VVD de Mark Rutte (libéraux de droite), le CDA (droite conservatrice) et le PVV de Geert Wilders (droite extrême populiste).

Dans ce parti d’intégristes calvinistes, on rejette les vaccins et on lutte farouchement pour que le  blasphème soit considéré comme une infraction. « Le gouvernement est désormais l’otage de Geert Wilders et du SGP », a déclaré un représentant de l’opposition socialiste. Sale temps pour les homos et les femmes dans la province de Hollande…

Source : http://www.welt.de/politik/ausland/article13394341/Frauenfeindliche-SGP-kann-in-Holland-mitregieren.html

France | Gestation pour Autrui | Politique | 29.05.2011 - 18 h 07 | 1 COMMENTAIRES
GPA : le Parti Communiste Français se fourvoie

Voici ce qu’on peut lire sur le site du Parti communiste français :

Mères porteuses : une nouvelle forme d’exploitation du corps des femmes
Le Sénat a mis en place un groupe de travail qui a organisé des auditions, afin de légiférer sur la légalisation de la gestation pour autrui, autrement dit pour la légalisation des mères porteuses. Il est troublant de voir à gauche des voix qui soutiennent un tel projet. Ainsi, pendant 9 mois on pourrait utiliser le corps des femmes comme un outil de production/procréation. Tout à coup, il n’y aurait plus de lien entre la femme et l’enfant qu’elle porte. On nous parle de garde fou, de dédommagement et non de rémunération, quelle hypocrisie !

Le PCF a, comme souvent, une vision particulièrement tronquée et parcellaire des choses. Il se trouble de voir à gauche des voix favorables à la GPA, mais il ne se remet pas en cause pour autant : il se réfugie derrière ses propres préjugés – fussent-ils complètement erronés. Il est (presque) drôle de voir les prophéties délirantes de Sylviane Agacinski transformées sous la plume du PCF en termes pseudo-marxistes : alors qu’Agacinski qualifiait le ventre des femmes de « four à pain », le PCF exprime ses angoisses face à ce nouvel « outil de production/procréation ». Là où la philosophe à l’imagerie boulangère nous parlait du « corps en miettes », le PCF voit « une nouvelle forme d’exploitation ». L’on voit bien ainsi que la GPA cristallise les angoisses et les marottes des uns et des autres, qui ne voient plus dans ce sujet qu’un moyen de faire croire en leur prétendu talent de sociologue ou une nouvelle façon d’aborder leur cheval de bataille traditionnel.

Quand on se rappelle les déclarations d’Agacinski, fermement opposée au mariage et à l’adoption par les homos, ou à la position historique du PCF sur les homosexuels, on ne peut qu’être étonné par leur aveuglement face à leurs propres erreurs. Perpétuer continuellement les mêmes erreurs finit par abîmer l’image des individus et des courants politiques qui les commettent, surtout quand il leur manque le bon sens suffisant pour s’en rendre compte.

Associations | France | Homophobie | Mariage | Medias | Politique | 28.05.2011 - 20 h 22 | 0 COMMENTAIRES
Injures de Brigitte Barèges : le Refuge appelle à réagir auprès de l’Hôtel de Ville de Montauban

Lors de l’examen du projet de loi sur le mariage homosexuel à l’Assemblée Nationale, la députée-maire de Montauban Brigitte BAREGES s’est exclamée : « Pourquoi pas des mariages avec les animaux ? ou la polygamie ? ».

L’association Le Refuge lance donc un appel national pour que le plus de monde possible appelle l’Hôtel de ville de Montauban lundi 30 mai afin de demander « les formalités à remplir pour se marier avec son chien ou son chat »…

Téléphone de l’Hotel de Ville de Montauban : 05.63.22.12.00

Merci de contacter l’association Le Refuge après votre appel pour leur signaler votre action et la réaction de la mairie.

http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5iLMXD2HC-nN0FPobzdxuSvM22gMQ?docId=CNG.3116730f81f975aa676eb84836bdb5fe.1a1

France | Gestation pour Autrui | Medias | Politique | 28.05.2011 - 15 h 13 | 0 COMMENTAIRES
Le Pr Frydman dans Libération : naïveté ou désinformation ?

Dans Libération des 28 et 29 mai 2011, René Frydman, pour faire la promotion de son dernier livre, déclare au journaliste Eric Favereau : « Je reste opposé à la grossesse pour autrui (GPA). On n’interdit à personne de faire un enfant. Mais il y a des risques évidents pour la mère porteuse. Soit elle le fait pour avoir des liens affectifs avec la future famille, et cela me paraît très peu souhaitable. Soit elle le fait pour des raisons très peu commerciales, et c’est alors l’ouverture à la marchandisation de tous les organes. Tous les pays qui autorisent la GPA connaissent cette situation regrettable. »

Or, chaque phrase de sa justification est fausse.

1) La France interdit de fait les mères porteuses : on interdit donc bien à « certain(e)s » de faire des enfants. La PMA étant toujours refusée aux couples de femmes, on leur interdit donc, de fait sinon de droit, de faire des enfants. Première erreur.

2) Les risques encourus par une mère porteuse sont ceux liés à toute grossesse. Si René Frydman en déduit qu’il faut interdire les mères porteuses, il faut aussi interdire toutes les grossesses, puisque les grossesses des couples fertiles ne sont ni plus ni moins dangereuses que les grossesses des couples biologiquement ou socialement infertiles. Deuxième erreur.

3) M. Frydman manque d’imagination – ou du moins il fait mine d’en manquer, et il ne sort grandi d’aucune de ces hypothèses. En effet, il ne voit que deux raisons possibles à la volonté des femmes d’être mères porteuses : tisser des liens affectifs avec le couple infertile, ou bien gagner de l’argent. Il fait mine d’ignorer les nombreux témoignages de femmes qui ont été mères porteuses, et qui n’ont été motivées par aucune de ces deux raisons. Il tire d’ailleurs lui-même un parallèle entre la GPA et le don d’organes : dira-t-on de celui qui fait un don d’organe qu’il fait cela pour de l’argent ou pour tisser un lien affectif avec la personne qui recevra l’organe ?

4) M. Frydman a trouvé son nouveau cheval de bataille : s’en prendre aux pays qui autorisent la GPA, et les calomnier. Or, ces pays (Canada, certains Etats des USA…) n’ont pas vécu les monstruosités que quelques prophètes auto-proclamés leur avaient prédites. Bien au contraire, les enfants nés dans le cadre d’une GPA sont aussi heureux ou malheureux que les autres, et les demandes de GPA affluent dans ces pays, de la part des couples infertiles qui ont le malheur de vivre dans des pays où la GPA est interdite pour des raisons religieuses et idéologiques.

5) René Frydman va même jusqu’à prétendre qu’au Canada et aux USA, on « marchande » le don d’organes : on est là dans l’irréalité la plus complète.

Naïveté ou désinformation : ces erreurs doivent en tous les cas être désignées comme telles, et combattues, car elles montrent que le combat de certains contre la GPA n’est pas motivé par la lutte en faveur de valeurs universelles, mais repose en réalité sur des arguments fallacieux et inventés de toutes pièces.

Homophobie | International | Politique | 27.05.2011 - 21 h 52 | 0 COMMENTAIRES
Un débat intéressant passé inaperçu entre l’Europe et l’Afrique

Du 16 au 18 mai 2011, la 21e session de l’assemblée parlementaire paritaire « Union Européenne – Afrique/Caraïbes/Pacifique » a réuni à Budapest des députés de l’UE et des différents pays d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique.

Un débat est passé inaperçu au cours de cette session, qui tombait justement le jour de l’IDAHO (international day against homophobia). David Matongo, député de Zambie, a en effet lancé aux européens un « avertissement amical » et, sans prononcer le mot d’homosexualité, M. Matongo a invoqué « le respect de la sensibilité et des valeurs culturelles que nul ne doit nous forcer à libéraliser pour permettre des pratiques qui nous sont étrangères au nom des droits de l’Homme ».

Reconnaissant que la question risquait de « froisser » ses auditeurs, Louis Michel, eurodéputé belge du groupe ADLE, lui a répondu : « […] Le droit à la différence est une expression fondatrice des droits de l’homme […] Je veux dire avec la plus grande détermination que nous n’accepterons jamais que des gouvernements puissent instrumentaliser un quelconque argument culturel pour justifier la chasse, la diabolisation de l’homosexualité. Toute minorité, quelle que soit la nature de ce qui la minorise doit bénéficier de droits identiques. J’exhorte tous les parlementaires à ne pas se laisser entraîner par des approximations fallacieuses. Les relations sexuelles entre adultes consentant relèvent de la sphère la plus intime. Cela n’a rien à voir avec la culture ou la tradition et l’ordre social […] »

Le compte rendu du parlement européen note sobrement : « Son message a suscité des réactions partagées dans l’Assemblée réunie en session plénière ». Le site eu-logos.org est plus clair : « Louis Michel a été interrompu à plusieurs reprises par des expressions de désapprobations bruyantes venant des rangs ACP ! »

Que l’Europe dise à l’Afrique de respecter les homosexuels, c’est bien. Et ça prouve que l’Union Européenne n’est peut-être pas qu’un groupement économique de pays pour former un vaste marché. Mais il est dommage de s’arrêter en si bon chemin : pourquoi Catherine Ashton ne s’est-elle toujours pas exprimée au sujet de l’interdiction de la Gay Pride à Moscou ? Pourquoi la Lituanie, la Hongrie et l’Italie, pour ne citer qu’elles, peuvent-elles toujours, par des moyens divers, traiter les homosexuels comme des sous-citoyens ?

Que la franchise européenne soit la même envers les pays ACP qu’envers ses propres membres et ses voisins…

Education | France | Gestation pour Autrui | Medias | Politique | 26.05.2011 - 18 h 47 | 2 COMMENTAIRES
Propagande anti-GPA de la part du député Clément

Le député Clément est très fier d’aller débattre dans un lycée pour y imposer son point de vue : http://www.lanouvellerepublique.fr/vienne/ACTUALITE/Education/Enseignement/La-gestation-pour-autrui-les-concerne

La Nouvelle République est-elle même très fière de rendre compte de cette démarche de propagande, au cours de laquelle le député vient annoncer la bonne parole et convertir ses ouailles.

Face à onze jeunes filles favorables à la GPA, voilà le remarquable résultat du député Clément : « Plusieurs ont changé d’avis, d’autres sont indécises alors qu’auparavant toutes étaient pour la gestation pour autrui. »

Et si le député allait parler d’homophobie dans les lycées professionnels, pour y exercer ses talents d’orateur ?

Education | Homophobie | International | Politique | Religion | 26.05.2011 - 18 h 14 | 12 COMMENTAIRES
Brésil : L’Ecole ne luttera pas contre l’homophobie !

Au Brésil, on ne luttera pas contre l’homophobie à l’école.

Et pourtant, tous les documents étaient déjà imprimés, trois vidéos avaient été tournées… Mais le gouvernement brésilien a décidé de retirer les supports papier et multimédia destinés à lutter contre l’homophobie. Ils seraient en effet « inconvenants ».

Après avoir rencontré les députés catholiques et protestants du pays, qui ont vivement critiqué ces supports de lutte contre l’homophobie, le gouvernement brésilien a annoncé qu’il interdit la production et la diffusion des tracts et vidéos prévus au sujet de l’homosexualité et de l’homophobie.

C’est la Présidente Dilma Rousseff elle-même qui, selon des informations officielles, a décidé avec les parlementaires religieux que la production de tels documents serait désormais précédée de larges consultations, « pour ne pas provoquer de polémiques ». Elle a elle-même considéré comme « inappropriée » une vidéo produite par une Organisation Non Gouvernementale, produite dans le cadre de la campagne contre l’homophobie lancée par le ministère de l’éducation et de la santé.

Les députés protestants avaient menacé de ne plus voter aucune loi tant que le gouvernement n’aurait pas retiré son projet de lutte contre les discriminations envers les LGBT. Le député socialiste Jean Wyllys, célèbre pour sa défense des droits LGBT, a reproché à Dilma Rousseff de céder à l’intégrisme religieux en décidant de s’opposer à ces documents pédagogiques.

Dilma Rousseff avait déjà cédé aux pression des lobbys religieux durant sa campagne présidentielle, et avait assuré qu’elle ne soutiendrait pas la légalisation de l’avortement…

Plus de précisions ici : http://www.sueddeutsche.de/karriere/brasilien-kein-schulmaterial-gegen-homophobie-schwule-im-schulbuch-nicht-mit-der-kirche-1.1101902

Un compte rendu exhaustif sur le site « 360 degrés » : http://360.ch/magazine/2011/05/lutte-anti-homophobie-dilma-rousseff-cede-aux-pressions/

France | Homophobie | Mariage | Politique | 25.05.2011 - 18 h 38 | 2 COMMENTAIRES
La députée Brigitte Barèges justifie son amalgame entre les homos et « des animaux ».

Brigitte Barèges, députée-maire UMP de Montauban, vient de prouver à quel point elle remplit sa mission de représentante du peuple avec distinction et dignité. En effet, selon plusieurs témoignages concordants, cette membre de la Droite populaire vient de déclarer ce mercredi 25 mai : « Les mariages homosexuels ? Pourquoi pas les unions avec des animaux? ». Mais loin de reconnaître sa faute, elle cherche ensuite, dans un communiqué, à justifier ses propos par un « contexte de dérision » et l’emploi d’un raisonnement logique ! Après les déclarations du député UMP Christian Vanneste qui affirmait que l’homosexualité « nuit au genre humain » , les propos du député UMP Jean Auclair sur les « Français de souche », la condamnation de Brice Hortefeux, cette fois c’est le dérapage de trop.
 

Alors qu’elle participait à la commission des Lois de l’Assemblée nationale pour examiner la proposition de loi PS visant à « ouvrir le mariage aux couples de même sexe », la députée Brigitte Barèges a publiquement ravalé les unions homosexuelles au rang d’accouplements animaux ou zoophiles et des relations polygames (qui sont illicites). Devant Noël Mamère, Bruno Le Roux, George Pau-Langevin et d’autres députés, elle a sorti, pleine de morgue et d’un air goguenard, cette petite phrase assassine : « Les mariages homosexuels ? Pourquoi pas les unions avec des animaux ? ou la polygamie ? »  

Coup de théâtre ce mercredi 25 mai à 22h : bien qu’elle se soit fait taper sur les doigts par son propre camp, en particulier Franck Riester (Alsace) et Jean-François Copé,  Brigitte Barèges ne s’est ensuite excusée qu’à demi-mots, dans un communiqué paru sur twitpic et qu’elle n’a même pas rédigé elle-même, puisqu’il parle d’elle à la troisième personne. Pire, elle tente toujours de justifier son amalgame honteux entre homos et animaux…

En effet, le communiqué indique certes « qu’elle retire ses propos maladroits », et qu’elle « souhaite aussi le cas échéant s’excuser auprès de ceux qu’ils auraient pu blesser car telle n’était pas son intention ». Mais elle s’empresse d’ajouter qu’elle « conteste qu’ils présentaient un caractère homophobe » !

Elle se paie surtout le culot d’essayer de justifier ses déclarations, en affirmant avoir simplement voulu « poser la question de la pertinence d’adapter systématiquement la loi et les institutions à l’évolution des moeurs ». Errare humanum est, sed perseverare diabolicum : Mme Barèges explique ensuite que sa comparaison est tout à valable puisqu’elle consiste tout bonnement à « poursuivre son raisonnement par l’absurde en se demandant s’il faudrait aussi institutionnaliser un jour le mariage avec les animaux ».

Ajoutant l’injure à l’offense, et la grossièreté à la vulgarité, Mme Barèges, dans le même communiqué, s’en prend soudain au Parti Socialiste, qu’elle attaque pour essayer de se dédouaner : « Brigitte Barèges regrette néanmoins que cet échange serve de contre-feu aux députés socialistes pour détourner l’attention des déchirements qui traversent leur parti et des pérégrinations judiciaires de leur ex-futur héraut ».

Aux députés outrés, Mme Barèges avait d’abord répliqué cet après-midi, d’un ton badin, qu’elle avait lancé ce bon mot sur le « ton de la plaisanterie », et qu’elle se déclare  « favorable à tous types de relations sexuelles entre adultes consentants » (!!!). Elle ne pourrait être, selon elle, suspectée d’être homophobe ! Mais Madame Barèges a désormais changé son fusil d’épaule : après avoir prétexté un trait d’esprit, elle se cache maintenant derrière un « raisonnement » logique. Aucun de ces deux piètres arguments ne convaincra qui que ce soit, et leur contradiction montre bien à quel point il s’agit là de faux prétextes pour justifier une pensée homophobe et indigne d’une élue.

Ajoutons que, selon les informations de l’AFP, l’ignominie a atteint jusqu’au président de la commission des Lois Jean-Luc Warsmann (UMP) qui souhaite falsifier le compte rendu de la réunion, censé refléter fidèlement le déroulement des discussions, en faisant retirer les propos de la députée UMP du compte-rendu officiel.

Madame Barèges ne reconnaît que « le mauvais goût » de cette phrase « prononcée dans un contexte de dérision ». Il s’agit là d’un mensonge : l’étude de la proposition de loi visant à « ouvrir le mariage aux couples de même sexe » en pleine commission des lois constitue-t-elle un « contexte de dérision » ? Nous sommes exactement dans le même cas que la plaisanterie douteuse du ministre Hortefeux sur les étrangers lorsqu’il avait déclaré « Quand il y en a un, ça va, c’est quand il y en a beaucoup que ça pose des problèmes ». Le ministre Hortefeux avait, lui aussi, tenté de faire passer ses déclarations pour de simples plaisanteries, avant d’arguer qu’il désignait par cette phrase… les Auvergnats !

Plusieurs internautes conseillent de féliciter Mme Beatrice Barèges par mail, aux adresses disponibles publiquement bbareges@assemblee-nationale.fr et brigittebareges@orange.fr, ou d’appeler son directeur de cabinet Laurent Montjole au 06 19 85 00 39 afin de les féliciter pour l’ensemble de leur oeuvre. A la lecture des propos qu’elle a tenus, et du communiqué qui les a suivis, il me semble cependant que la seule réaction digne de la communauté homosexuelle et des associations qui la représentent est de réclamer la démission pure et simple de Madame Barèges, qui, en guise d’excuses, ne nous a fourni que de nouvelles insultes.

Pour fêter la déclaration de Brigitte Barèges, un militant de H&S propose de visionner cette vidéo, qui nous rappelle que Brigitte Barèges n’est pas la seule, au sein du monde politique, à penser que les unions et les amours homosexuelles sont à peu près aussi respectables que deux chiens qui copulent :

Education | France | Homophobie | 24.05.2011 - 00 h 34 | 1 COMMENTAIRES
L’homosexualité et les jeunes : une video toujours d’actualité

J’ai retrouvé sur youtube le témoignage émouvant d’un jeune homme sur son coming out. L’extrait, diffusé sur la chaîne Gulli dans l’émission « Cas d’école » animée par Françoise Laborde, date de 2008. Il est toujours criant d’actualité :

Louis, le garçon qui témoigne, fait preuve de beaucoup de maturité. On rassure le jeune Maxime (5’20 ») : des couples homos qui durent longtemps, ça existe 😉 Et on espère même qu’un jour ils pourront se marier aussi en France… Durant la dernière minute de l’extrait, Philippe Verdier parle (comme toujours) de manière très fine et pertinente en donnant quelques conseils aux parents dans leur dialogue avec leurs enfants.

Dommage que le video n’offre que quelques extraits d’une émission dont la durée était plus longue à l’origine, mais les éléments qui ont été choisis peuvent être utiles aux jeunes qui veulent parler à leurs parents, ou aux parents qui s’interrogent face à leur enfant.

 

Publicité